Encore plus d'érosion des
sols cette année
| Auteur : |
Ian McDonald, coordonnateur de
la recherche appliquée et Adam Hayes, spécialiste de
la gestion des sols, grandes cultures, MAAARO
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| Date de création : |
29 juin 2009
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| Dernière révision : |
29 juin 2009
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Avez-vous remarqué ce printemps toute l'érosion du sol?
C'est un phénomène assez préoccupant qui fait réfléchir
aux leçons déjà apprises et peut-être oubliées.
Peu importe le mode de gestion avec ou sans labour, on constate vraiment
plus d'érosion ce printemps.
Que s'est-il passé?
Les conditions météorologiques de la fin de l'hiver et
du début du printemps ont créé un potentiel élevé
d'érosion. Même les producteurs qui avaient mis en place
des mesures de protection ont quand même constaté des niveaux
d'érosion plus grands que depuis des années. Avec les dégels
successifs de quelques centimètres supérieurs de sol qui
ont été suivis d'importantes précipitations, le sol
saturé d'eau a été emporté. À mi-printemps,
deux violentes chutes de pluie ont fait tomber 37 mm (25 avril) et 28
mm (30 avril) dans la région de London. L'eau transportée
dans les rivières était brune. Des rigoles et des ravines
se sont créées partout dans les champs fraîchement
travaillés et dans certains tout juste ensemencés. Des pluies
aussi abondantes sont plus que ne peuvent accommoder des champs sans labour
ou recouverts de résidus de culture; le ruissellement de surface
devient trop important. De nombreux sols étaient trop gorgés
d'eau ce printemps, augmentant le ruissellement de surface ce qui favorisait
l'érosion. Dans tous les terrains en pente, trop d'eau s'accumulait,
emportant le sol et formant des rigoles.
Sol sans labour avec chaumes de soya, mi-avril 2009

En tirer des leçons
Nous devons continuer de nous appliquer à une saine gestion de
nos ressources en sols. Même si de semblables pluies diluviennes
ne sont pas fréquentes, il n'en faut pas beaucoup pour causer d'importantes
pertes des sols. Les chercheurs qui étudient le changement climatique
prédisent plus de fortes averses et possiblement moins d'enneigement;
ce scénario pourrait aussi se reproduire plus souvent. Les pertes
de sols ne réduisent pas seulement la productivité, elles
sont aussi nuisibles pour l'environnement. Les sources d'eau de surface
peuvent être contaminées quand des champs qui ont été
fertilisés, semés et pulvérisés comptent un
grand nombre de rigoles et que le ruissellement de surface est massif.
Ces phénomènes peuvent vite devenir des irritants publics
et causer des problèmes.
Pour conserver le sol en place
Les propriétaires fonciers qui ont consacré temps et énergie
à instaurer des mesures de conservation des sols doivent en assurer
un suivi et un entretien adéquats. La largeur des voies d'eau gazonnées
ne doit pas être réduite avec le temps. Il faut prendre des
mesures supplémentaires face à de nouveaux problèmes.
Par exemple, même les champs de blé d'automne qui ont été
directement ensemencés sur des chaumes de soya ont souffert d'érosion
cette année. Une culture de couverture protège contre l'érosion
à cause du système racinaire actif pendant que le couvert
végétal retient le sol en place et réduit l'effet
nuisible des pluies très fortes. Cependant, des débits trop
concentrés et excessifs ne peuvent être maîtrisés
de cette façon et il faudra peut-être aussi dévier
l'écoulement des eaux.
Érosion dans du blé d'automne
en semis direct, début mai 2009

Les propriétaires fonciers qui n'ont pas adopté de programme
de conservation des sols complet peuvent implanter des mesures pour réduire
le potentiel d'érosion. Elles comprennent notamment les voies d'eau
gazonnées, les bandes tampons, les bouches d'égout, le drainage,
les bassins de retenue de l'eau et des sédiments, la rotation des
cultures, le travail réduit du sol et les cultures de couverture.
Les producteurs doivent évaluer la topographie de leurs champs.
De nombreux champs devraient être dotés de voies d'eau gazonnées,
de bassins de retenue de l'eau et des sédiments, mais ne sont que
sols dénudés d'une clôture à l'autre. Les méthodes
de travail du sol énergiques de l'automne dernier ont pu contribuer
au problème. Très peu de champs ont des cultures de couverture.
De nombreuses mesures de conservation des sols ne sont ni compliquées
ni onéreuses. Des subventions sont offertes par le biais du programme
des plans agro-environnementaux et des Offices de protection de la nature
pour couvrir une partie des frais.
Les pertes de sols représentent un coût très concret
auquel nous n'accordons pas assez d'importance. Nos ressources en sols
sont primordiales à notre productivité et à notre
richesse à long terme comme province et comme nation. Si nous nous
en désintéressons, l'intérêt public croissant
pour les questions environnementales pourrait générer trop
l'attention ou créer des conditions contraignantes. Les producteurs
doivent consacrer plus d'efforts à la sauvegarde de cette ressource
précieuse dans leur propre intérêt et aussi dans celui
du public.
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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