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L'agriculture biologique

Des statistiques récentes révèlent que le nombre d'agriculteurs biologiques augmente régulièrement en Ontario. En 2007, la province comptait 569 fermes certifiées biologiques sur lesquelles se trouvaient quelque 100 000 acres de cultures et de pâturages. On y faisait la culture céréalière et oléagineuse sur 48 % de ces terres, 40 % étaient réservées au foin et au pâturage et environ 5 % servaient à la culture de fruits, de légumes et de fines herbes. Le reste des terres était recouvert d'érables, d'arbres à noix et d'autres essences. L'agriculture biologique représente environ 1 % des terres agricoles et 1 % de toutes les fermes en Ontario.

Aspect économique

En 2009, le prix du maïs, du soya et du blé biologiques est semblable à celui de l'an dernier et équivaut à un peu plus du double de celui des produits traditionnels. Les cultures biologiques ont un rendement de 25 % inférieur à celui des cultures conventionnelles, selon la culture, les compétences en gestion, la température et d'autres facteurs. Certaines cultures biologiques génèrent un revenu brut à l'acre au moins deux fois supérieur à celui obtenu par les cultures conventionnelles, et parfois plus.

Il sera nécessaire de faire certaines recherches pour trouver les détaillants avec lesquels vous souhaitez collaborer et commercialiser vos produits biologiques. Il existe de nombreux acheteurs de grains biologiques. Puisque les prix des produits biologiques sont sans lien avec le Chicago Board of Trade, le marché tend à être de plus en plus stable. En fait, les prix sont déterminés par l'offre et la demande de denrées biologiques, mais depuis plusieurs années, l'offre n'est pas en mesure de répondre à la demande. Même dans le marché actuel, les prix sont stables et la demande est toujours aussi forte.

Certification

Les acheteurs exigent généralement la certification des plantes de grande culture. Cette situation s'applique tant aux acheteurs transformateurs de produits alimentaires qu'aux acheteurs de nourriture. Pour être certifié biologique, le bétail doit consommer des aliments qui sont certifiés biologiques. Les coûts de certification s'élèvent entre 500 $ et 1 000 $ ou plus par année par ferme, selon la taille et la complexité de l'entreprise. Des registres de production sans faille sont exigés dans le cadre du processus de certification et d'inspection annuelle. Toutefois, ces registres sont très semblables à ceux qu'on exige dans d'autres programmes de traçabilité. Dès le 30 juin 2009, la certification fera partie du nouveau Régime Bio-Canada qui sera géré par l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Des organismes de certification biologique seront accrédités et s'occuperont de gérer le processus de certification.

Lutte contre les mauvaises herbes et gestion de l'azote

Les plus grands problèmes des producteurs de grandes cultures biologiques touchent la lutte contre les mauvaises herbes et la gestion de l'azote dans le maïs et les céréales. La lutte contre les mauvaises herbes commence par l'établissement d'un bon système de rotation des cultures. Ensuite, il faut effectuer un désherbage mécanique rapidement, en commençant tout de suite après les semis, avant la levée des plants. Dans le cas du maïs et du soya, il faut passer une houe rotative, une herse bineuse ou effectuer un sarclage ou un binage chaque semaine dans les champs. Ces pratiques devraient s'avérer moins dispendieuses qu'un programme type de pulvérisation d'herbicides. En troisième lieu, il faut pouvoir parcourir ses champs muni d'une houe pour éliminer les touffes de mauvaises herbes et celles qui présentent des problèmes. L'idée est d'avoir le dessus sur les mauvaises herbes et d'empêcher autant que possible qu'elles montent en graine.

La gestion de l'azote se fait en grande partie avec des cultures-abris composées, par exemple, de trèfle rouge. Cette plante est en effet relativement facile à établir dans la plupart des fermes biologiques. Les fermes qui ont accès à du fumier peuvent aussi l'utiliser pour compléter l'apport d'azote et maintenir des niveaux adéquats de phosphore et de potassium si l'on constate que la teneur de ces éléments nutritifs est faible. Toutefois, il est déconseillé d'utiliser de grandes quantités de fumier si l'on veut éviter la prolifération de mauvaises herbes et les problèmes environnementaux.

Renseignez-vous sur l'agriculture biologique. Le secteur a connu une croissance annuelle de 15 à 20 % ces 20 dernières années. Elle requiert certains efforts, mais les succès que vous en tirerez peuvent être très intéressants.


 

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