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Échange de crédit de carbone (crédits compensatoires) - Où en est-on?

On a beaucoup parlé il y a quelques années des agriculteurs qui étaient payés pour stocker du carbone dans le sol et pour mettre en œuvre d'autres « initiatives en matière de changement climatique » à la ferme. Puis, il y a une période où l'on n'a presque plus rien entendu. Enfin, l'an dernier, les nouvelles ont largement fait état de l' « échange de droits d'émission de carbone ».

Examinons tout d'abord la situation dans son ensemble. Bon nombre de pays, dont le Canada, ont signé le Protocole de Kyoto et visent à assurer le respect de leurs engagements en matière de changement climatique. On note l'établissement de bourses du carbone où les crédits de carbone sont échangés en Europe, à Chicago et à Montréal. Un mouvement à l'échelle de la planète vise d'ailleurs l'harmonisation des marchés du carbone.

Le point de vue nord-américain

En Amérique du Nord, trois groupes pour le climat réunissant des États et des provinces ont décidé de coordonner les efforts en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Il est tout à fait possible que ces trois groupes se fusionnent éventuellement. Même si les États-Unis n'ont pas signé le Protocole de Kyoto, bon nombre d'États américains ont pris des mesure pour lutter contre le changement climatique. Le gouvernement canadien réglementera le dioxyde de carbone grâce à la Loi sur la protection de l'environnement dès janvier 2010.

Un système d'échange de crédits sera mis sur pied ainsi qu'un fonds technologique qui pourra être utilisé par les secteurs d'activité dont les niveaux d'émission sont supérieurs aux normes prescrites.

Initiatives canadiennes en matière de changement climatique

Quelques provinces canadiennes ont mis l'épaule à la roue. Ainsi, la Colombie-Britannique a annoncé une taxe sur les émissions carboniques en 2008, ce qui impose des coûts directs aux secteurs d'activité qui émettent des gaz à effet de serre, et l'Alberta a établi un marché d'échange de crédits d'émission de carbone en 2007, système qui est limité à cette province. Les protocoles actuels concernent l'engraissement des veaux, la production porcine, le compostage, les biogaz, le travail du sol, la récupération de la chaleur, la production d'énergie verte et d'autres secteurs. La Colombie-Britannique, l'Alberta, l'Ontario et le Québec font partie de l'un des quatre groupes pour le climat, tandis que la Saskatchewan agit à titre de partenaire observateur.

L'Ontario a signé une entente avec le Québec en 2008 afin de mettre au point un système de plafonnement et d'échange. La province participe actuellement à un projet pilote visant à vérifier les ébauches de protocoles concernant le travail du sol et l'azote. Le gouvernement s'est également engagé à fermer toutes les centrales au charbon d'ici 2014 et explore actuellement la possibilité d'en alimenter certaines à la biomasse.

L'an dernier, les crédits de carbone étaient échangés à un prix équivalent à 6 $ la tonne de dioxyde de carbone à Chicago, 11 $ la tonne à Montréal, et 26 $ la tonne en Europe. Les études effectuées par le gouvernement canadien prévoient que le prix pourrait augmenter jusqu'à 60 $ la tonne d'ici 2018. À mesure que le prix d'une tonne de carbone augmente et que les règles concernant l'échange des crédits se précisent, l'Ontario pourrait voir s'ouvrir des débouchés pour son secteur agricole qui ferait alors partie de la solution tout en produisant des revenus potentiels.

Mise à jour du projet sur l'amélioration du rendement des cultures de soya de deuxième année
L'Association pour l'amélioration des sols et des récoltes de la région de St. Clair participe au projet de subvention

Ce projet a pour but de déterminer la valeur d'une culture-abri constituée de seigle ou de blé d'automne dans les champs où l'on cultive du soya année après année. À la première année du projet, on a observé une augmentation importante du rendement pour les cultures-abris semées sur loam sableux et aucun effet sur un sol argileux. À la deuxième année, l'étude a porté uniquement sur des sols argileux ou loam argileux. Les cultures-abris ayant été semées les deux premières semaines d'octobre, elles étaient bien levées au printemps suivant. Toutefois, on n'a observé aucune différence entre les rendements des cultures de soya sous cultures-abris et la culture témoin. Le projet se poursuit pendant encore un an.

 

 

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