Point A - Sur le plateau
Les comparaisons des deux produits sont établies à l'aide d'un nombre de traitements le moins élevé possible, mais rappelez-vous que nous ne savons pas à l'avance quel sera le type de réponse. C'est d'ailleurs ce qui peut mener à des résultats d'essai trompeurs. Le plan d'étude de l'essai vise à comparer la quantité habituelle d'engrais normal et la même quantité d'engrais amélioré, comme l'indique le point " A " sur la figure. Cet essai n'indiquerait donc aucune différence entre les produits.

Point B - Quantité nulle
Dans cet exemple, l'ajout d'un traitement nul (« B ») n'apporterait aucune précision à la différence, même s'il est certainement utile, car on observe une différence dans le rendement maximal à la suite de chaque traitement. Un stratagème commercial bien connu consiste à ajouter de l'engrais normal en quantité habituelle (« A ») au produit amélioré en quantité réduite (« B ») et de conclure que le matériel amélioré est plus efficace puisqu'il a produit un rendement similaire pour une consommation moindre de produit. Bien que cela soit approprié dans cet exemple, cette conclusion s'avère accidentelle plutôt qu'une preuve définitive puisqu'on observerait les mêmes résultats si les quantités des deux produits se trouvaient sur le plateau du rendement.

Point C - Différence attendue des réponses
Pour effectuer une comparaison valable entre les produits, il faudrait utiliser les deux produits en quantité suffisante pour induire une réponse différente, comme au point « C ». Puisque, avant l'essai, nous ne connaissons pas exactement où se situera ce point, le plan d'étude le plus fiable indique plusieurs quantités des deux produits de façon à obtenir une courbe de réponse des rendements pour chacun.



L'art d'interpréter les recherches en champ… ou les bonnes données entraînent-elles nécessairement de bons résultats?