Grandes cultures biologiques en 2008On se réjouit beaucoup depuis quelque temps de l'accroissement
des prix pratiqués pour les grandes cultures non bio. Quelle différence
une année ou deux peuvent faire! Depuis six mois, les cultures biologiques
font elles aussi l'objet d'une pénurie et d'une hausse des prix, qui
s'explique par :
Raisons financières et autres de se lancer en agriculture
biologique
Il y a deux ans, certains producteurs pratiquant l'agriculture
traditionnelle se plaignaient de la faiblesse des prix des céréales
et lorgnaient du côté de l'agriculture biologique pour se refaire
une santé financière. Même si la situation des prix leur est plus
favorable aujourd'hui, il y a encore bien des raisons de passer à
l'agriculture biologique. Dans les sondages menés auprès des producteurs
biologiques, les avantages économiques sont généralement loin de figurer
en tête des raisons qui poussent ces derniers à s'adonner à l'agriculture
biologique. Les principales raisons qu'ils donnent sont plutôt les
suivantes :
La transition à l'agriculture biologique se fait sur 2 à
3 campagnes agricoles, au cours desquelles les méthodes de production
biologique mises en place ne donnent pas encore le droit de vendre
les produits comme des produits biologiques. Les rendements des produits
biologiques durant et après la transition sont souvent légèrement
inférieurs à ceux que procurent les pratiques classiques. Les prix
moins élevés et les rendements plus faibles occasionnent des difficultés
aux producteurs durant la phase de transition. Une stratégie pour
contrer ces difficultés est d'opter pour une transition graduelle
des activités de la ferme. Certaines personnes prétendent que la période
actuelle se prête bien à la transition à l'agriculture biologique
vu la vigueur des prix des denrées produites suivant les méthodes
traditionnelles. Ces six derniers mois, les prix des produits de la plupart
des cultures bio ont augmenté de 25-50 %. L'on s'attend à ce
que ces prix restent élevés pendant un certain temps. Le chiffre des
ventes au détail de produits bio connaît une hausse de 20-25 %
par an. L'industrie de l'élevage connaît une expansion rapide, la
croissance de certains secteurs atteignant plus de 50 % par an.
Or, les animaux d'élevage biologique doivent être nourris exclusivement
d'aliments issus de la culture biologique. Comparaison des marges brutes
Le tableau 1 présente une comparaison des marges
bénéficiaires brutes associées à la production de différentes denrées
par des méthodes de culture biologiques et des méthodes de culture
classiques. Ces données reposent sur les budgets des cultures de 2008 du
MAAARO et les prévisions de prix pour les récoltes de 2008. La marge
bénéficiaire brute, ou marge brute, s'entend de l'excédent du chiffre
d'affaires net sur les coûts (terre, main-d'œuvre et gestion). Dans
les marchés volatils actuels, les prévisions de prix sont sujettes
à changement. On estime que les rendements obtenus par les méthodes
d'agriculture biologiques correspondent à environ 75-80 % des
rendements obtenus par les méthodes classiques. On voit dans le tableau 1, qui repose sur les hypothèses
du paragraphe précédent, que la rentabilité du maïs et du soya produits
par des méthodes d'agriculture biologiques dépassent passablement
celle des mêmes cultures produites par des méthodes classiques. Actuellement,
le blé bio ne suit pas la même ascension des prix que le blé non bio.
Tableau 1 - Marges brutes estimatives
prévues pour 2008 sur les grandes cultures bio et non bio
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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