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La bioéconomie naissante fera-t-elle partie de votre avenir?
J'ai eu l'occasion d'assister à la conférence BIOCAP qui a récemment eu lieu récemment à Ottawa. Peut-être ne connaissez-vous pas BIOCAP. Depuis 2002, cet organisme s'occupe activement de bioéconomie. BIOCAP (Biological Capital) est constituée de plusieurs particuliers et d'organismes des milieux agricoles, industriels, gouvernementaux et universitaires. Ensemble, ils sont parvenus à allouer une somme de 5,7 millions de dollars, augmentée de plus de 20 millions destinés à la recherche. BIOCAP se donne pour objectif de promouvoir la recherche à l'échelon national en vue d'élaborer un système biosphérique viable permettant de lutter contre les gaz à effet de serre et fournir des sources d'énergie, des produits chimiques et des matériaux écologiques. Cet organisme fournit des conseils scientifiques aux gouvernements sur la façon de mettre le « Canada vert à l'honneur ».
Donner sa place au Canada« Et ensuite? », direz-vous! « En quoi est-ce que ça me concerne? » C'est une excellente question. Mais je pense que la réponse risque de changer au cours des prochaines années. Les choses évoluent rapidement. La bioéconomie commence à révéler son immense potentiel pour le Canada. Voici quelques chiffres étonnants. Le Canada représente 7 % de la totalité des terres émergées, ainsi que 10 % des forêts et 15 % de l'eau douce de la planète. Quelle que soit la façon de compter, nous sommes plus que riches. De plus, notre infrastructure agricole et sylvicole est fonctionnelle, productive et efficiente. Ces secteurs sont des points d'exportation, qui laissent à penser qu'un détournement à des fins domestiques ne causerait aucune perturbation, si des changements de cap venaient à se produire.
Notre potentiel pour réduire le smog, notre faible dépendance au pétrole étranger, les avantages de la communauté rurale et l'amélioration de l'économie générale du Canada sont encourageants. En même temps, nous devons nous préoccuper des impacts négatifs possibles, notamment l'exploitation des ressources naturelles, l'anéantissement des forêts et l'affaiblissement de la viabilité des forêts et des terres agricoles, ainsi que la diminution qualitative et quantitative de l'eau. Ainsi le progrès est-il une affaire d'équilibre.
Produire et traiter la biomasseLa bioéconomie est axée sur la conversion de la biomasse des cultures, des forêts et des organismes en carburants industriels ou en produits matériels (plastique, produits chimiques, etc.). Son objectif est de maximiser durablement la production de biomasse et de convertir ensuite de façon efficiente l'énergie qu'elle contient en énergie ou produits utilisables. La récolte de la biomasse n'est pas un phénomène récent. Il y a 200 ans, le captage de la biomasse permettait déjà de répondre à la demande énergétique. Trente pour cent des terres agricoles cultivées était consacré au « carburant » qui faisait fonctionner les machines agricoles (chevaux et bœufs), fournissait chaleur et abri, vêtements et outils.
Notre rôle dans l'agriculture sera de produire, entreposer et transformer la biomasse en d'autres produits, et ce, de façon durable. La production de biomasse se résume à recueillir efficacement et durablement l'énergie diffusée par le soleil. La production des cultures traditionnelles (maïs, soyas et céréales) et nouvelles (entre autres, panic raide, miscanthus, roseau, saule) fournira la base du carburant, des produits chimiques et des autres matériaux. Le mode d'évolution de notre agriculture dépendra des secteurs bioéconomiques que chacun choisira. | Haut de la page |
Le développement de la communauté ruraleDans tous les ordres de gouvernement, il existe une conviction que la bioéconomie peut jouer un important rôle de développement de la communauté rurale. En Europe, où les systèmes de digestion anaérobie évoluent rapidement pour fournir de l'électricité et du gaz biologique à des secteurs économiques plus importants, les fermiers ont vu leurs revenus et leurs profits augmenter. Des emplois non agricoles se sont développés dans des régions rurales afin de répondre aux besoins de la nouvelle bioéconomie dans les fermes. Les impôts et la population ont augmenté, ce qui a contribué à stabiliser et développer les villes et villages ruraux. Les avantages pour les producteurs primairesPour que les producteurs tirent avantage de la bioéconomie, ils devront savoir mieux exploiter la « valeur ajoutée » de leur production de biomasse. Au siècle dernier, en ce qui concerne l'alimentation, les aliments pour animaux et les fibres, nous avons surtout été des preneurs de prix. Les graines, le bétail et les autres produits fermiers génèrent beaucoup de valeur ajoutée, mais la plus grande partie de cette valeur bénéficie à d'autres. Nous devons faire en sorte que la plus grande part de cette valeur ajoutée bioéconomique profite aux producteurs primaires. Cela signifie que nous devons nous impliquer dans la vente directe de produits finaux au consommateur. Cela pourrait aller jusqu'à la production et la vente d'électricité au réseau de distribution officiel. Les matériaux bruts pourraient être pré-traités à la ferme ou dans des régions rurales, afin de générer plus de matériaux à valeur ajoutée, comme l'extraction de résines ou d'amidon en tant que composants de fabrication des plastiques.
Optimiste mais ambitieuxJe n'ai pas fourni beaucoup de détails sur la façon dont la bioéconomie devrait se développer. Mon objectif est ici de vous donner une idée des prochaines étapes. Je vous encourage à vous pencher sur le sujet et à vous informer. Dans d'autres bulletins, je reviendrai plus en détails sur certains thèmes. Malgré les récentes difficultés qu'a rencontrées le secteur agricole primaire, je fais preuve d'un optimisme prudent quant aux grandes possibilités de ce domaine. Mais je suis également réaliste face au travail restant à accomplir pour conquérir cette valeur potentielle. L'intérêt que manifestent les partenaires du BIOCAP, notamment les principales entreprises mondiales, les gouvernements, les industries et les producteurs technologiques, envers les occasions offertes au secteur agricole, est encourageant. Pour obtenir plus de renseignements sur BIOCAP et la bioéconomie, consultez le site Web de BIOCAP. Liens connexes
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