Projets portant sur le maïs en 2006

En gardant vos yeux, vos oreilles et votre esprit ouverts, vous pouvez poser les bonnes questions, essayer de nouvelles idées et examiner votre façon de faire.

1) Enquête sur la replantation

Le Comité ontarien du maïs a lancé un projet pour réévaluer les recommandations provinciales concernant la replantation du maïs dont les peuplements ne sont pas optimaux. Le financement de ce projet est assuré par les sociétés qui vendent du maïs de semence et par l’APMO. Le maïs sera semé dans le cadre d’essais à Rigetown, à Exeter et à Elora, au cours de trois périodes (fin avril, début mai et fin mai). Les populations définitives ont été fixées à 12 000, 18 000, 24 000 et 30 000 plants par acre. Huit hybrides représentatifs seront testés dans chaque endroit.

Ce projet permettra :

  1. de faire des recommandations révisées concernant la rentabilité de la replantation, en fonction de la première date de plantation et de la population des plants;
  2. de déterminer, par les essais, si une démarche « unitaille » convient pour les décisions relatives à la replantation, ou s’il y a des différences importantes parmi les hybrides (p. ex. taille fixe ou non des épis).

Les résultats des essais seront présentés dans le rapport du Conseil de décembre 2006. On pourra également les consulter à l’adresse www.gocorn.net (disponible en Anglais seulement).

2) Les pois comme source d’azote

Une étude portant sur 15 sites par an (de 2003 à 2005) indique qu’une culture‑abri de pois peut en fait être établie dans des champs couverts de chaume de blé, à des taux de fixation de l’azote semblables à ce que produit un bon peuplement de trèfles des prés. Sur ces 15 sites, le rendement des pois de fourrage grimpants était d’environ de 2 000 kg (2 tonnes) par acre en moyenne, avec une teneur en azote d’environ 36 kg (80 lb) par acre. Il est essentiel d’assurer un établissement précoce de la culture, aussitôt que possible après la récolte du blé.

La recherche en 2006 et 2007 portera principalement sur les deux questions suivantes :

1) Quelle quantité d’azote produite par la culture-abri peut en effet être utilisée par la culture de maïs suivante?

2) Y a-t-il une amélioration du rendement de maïs, indépendamment de l’azote, que l’on peut attribuer aux pois? Pour être informé sur ce projet ou pour devenir coopérateur, veuillez téléphoner à ligne Info Culture du MAAARO au 1-888-449‑0937.

3) Validation du calculateur de l’azote

Après des années de collecte de données et d’élaboration de nouvelles recommandations pour le maïs relatives à l’azote, c’est en 2006 quee ces nouvelles recommandations du MAAARO sont mises à l’épreuve dans une grande gamme d’essais en plein champ. Le financement pour ces comparaisons effectuées en champ est assuré par l’APMO, Agricorp, le MAAARO et le Conseil de l’adaptation agricole (CORD IV). Dans 40 champs à travers la province, les agriculteurs doivent suivre les recommandations du MAAARO pour la superficie principale du champ. On aménagera également plusieurs bandes de terre oł la concentration de l’azote sera nettement plus élevée que ce que proposent les nouvelles recommandations et ce que l’expérience avec l’azote a enseigné aux cultivateurs. À la fin de la saison, on fera des évaluations afin de déterminer la rentabilité des deux concentrations d’azote. Ce travail de recherche intéressera particulièrement les cultivateurs de l’est de l’Ontario, oł les données de recherche justifiaient des recommandations relatives à l’azote étant donné qu’elles indiquaient une concentration inférieure à ce qu’on retrouve dans les pratiques traditionnelles et également à ce qu’on trouve dans le reste de la province.

4) Coûts de séchage comparativement au rendement

Nous avons analysé récemment le rapport entre l’humidité de la récolte (les coûts de séchage), et le rendement pour une vaste gammes d’hybrides semés dans le cadre des essais de rendement du Conseil ontarien du maïs effectués au cours des dernières années. Les résultats de ces essais m’ont amené à suggérer que même si les coûts de séchage étaient assez hauts, la sélection d’hybrides tardifs ayant un rendement plus élevé, mais aussi des coûts de séchage plus élevés, présentaient une option plus rentable que les hybrides ayant une saison de croissance plus courte, un rendement plus faible et des coûts de séchage plus bas.

On a contesté cette conclusion en disant qu’elle ne s’appliquait qu’au maïs semé tôt. Je crois que c’est exact! Toutefois, c’est un domaine qui nécessite davantage de recherches. Étant donné que la sélection décisive et les coûts de séchage peuvent varier énormément d’un agriculteur à l’autre, il incombe à chaque cultivateur de faire ses propres calculs. Par exemple, dans votre ferme, combien de boisseaux supplémentaires vous faut-il pour couvrir les coûts d’un pourcentage additionnel d’humidité? Si vous allez sur le site www.gocorn.net et cliquez sur 1987‑2005 Corn Hybrid Selector [Sélecteur des hybrides de maïs 1987‑2005], vous trouverez les chiffriers qui vous aideront à effectuer ces calculs.

5) Du soufre pour le maïs

Des études récentes ont démontré des réactions au soufre qui n’avaient jamais été constatées auparavant. Le dépôt du soufre, provenant des pluies acides et des dépôts secs attribuables à la pollution de l’air, a chuté énormément depuis qu’on a mis en œuvre des mesures visant à réduire les émissions de soufre. En 2005, pour la première fois, les champs de canola d’hiver dans le comté de Grey n’ont pas monté en graine, et on a posé un diagnostic de carence en soufre. Le canola est un grand consommateur de soufre, soit environ 7 kg (15 lb) par acre par année. Les champs de blé exigent environ 5,5 kg (12 lb) par acre par année et le maïs, un peu moins.

Dans des études menées en 2005 par M. Kurt Thelen, de l’Université de l’État du Michigan, on a constaté que, à la suite de l’application de soufre, on obtenait pour les cultures du maïs une augmentation du rendement de 0 à 23 boisseaux par acre, avec une hausse moyenne de 11 boisseaux par acre. La Middlesex Soil and Crop Improvement Association a lancé un projet cette année pour comparer les rendements de l’engrais de démarrage sec avec et sans soufre. Ne manquez pas de lire les résultats de cette étude à l’automne.


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