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Le fumier a-t-il sa place dans le débat sur le soufre?
Le soufre est considéré comme un élément secondaire, au même titre que le calcium et le magnésium. Les plantes ont besoin d'une certaine quantité de soufre, mais cet agent est moins susceptible de limiter la croissance des cultures que l'azote, le phosphore ou le potassium. Le débat sur les besoins en matière de soufre dans les cultures en Ontario a été relancé en raison de la diminution des dépôts de soufre résultant des pluies acides. Que vient faire le fumier dans ce débat? Le fumier et les biosolides contiennent du soufre. La biodisponibilité du soufre ressemble à celle de l'azote provenant du fumier. Le fumier contient du soufre sous forme organique et inorganique. Une partie de cet élément sera rapidement biodisponible sous forme de sulfate (SO42-). L'autre partie, qui se trouve sous forme de soufre organique, doit être transformée (minéralisée) en sulfate par les microorganismes du sol avant d'être utilisable par les plantes. Presque tout le soufre présent dans le sol se trouve sous forme de matière organique.
Source : Université de
l'État de la Pennsylvanie Comme dans le cas des autres nutriants, la teneur en soufre du fumier varie selon le type d'élevage, le type de fumier (liquide ou solide), le type de litière et la ration alimentaire. En Ontario, les données d'analyse concernant le soufre sont limitées. Des premières estimations effectuées sur un petit échantillon indiquent que, dans la plupart des types de fumiers, de 25 à 30 % du soufre qu'ils contiennent est rapidement biodisponible comme sulfate. En ce qui a trait au fumier de volaille, presque tout le soufre qu'il renferme se trouve, selon les premières estimations, sous forme de sulfate dans une proportion de 2,3 kg (5 lb) par tonne. Des renseignements recueillis aux États-Unis (auprès de l'American Society of Agronomy Crop Science and Soil Science) et figurant au tableau 1 présentent une estimation de la teneur totale en soufre et de la portion utilisable selon les différents types d'élevage. Tableau 1: Estimation du soufre utilisable dans le fumier, selon le type d'animal et le type de fumier
Source : ASA - CSSA - SSSA Alfalfa Production Guide 1 Résumé de 2001 concernant 92 échantillons
de porcs d'engraissement (M. Fitzgerald et G. Racz - Projet de
recherche et de développement agroalimentaire). La quantité de soufre varie selon le type d'élevage et en fonction des taux et de la fréquence d'épandage du fumier. Le débat sur le soufre dont les cultures ontariennes ont besoin continuera de susciter l'intérêt en attendant les résultats obtenus en parallèle dans les parcelles testées. Toutefois, les champs qui reçoivent régulièrement un apport adéquat de matières organiques ne devraient pas être affectés par une carence en soufre. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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