Comment récolter des céréales de qualitéLa récolte des céréales approche à grands pas. Le blé d'automne est en plein stade de pollinisation dans le sud-ouest de la province. Présentement, les températures élevées et le stress des conditions sèches ont fortement accéléré la vitesse de développement des cultures qui sont en avance sur la normale. Dans plusieurs régions, les céréales de printemps ont été semées 1 à 2 semaines plus tôt que d'ordinaire. On peut donc s'attendre à pouvoir les récolter 1 à 2 semaines plut tôt qu'à l'habitude. D'après l'expérience des agriculteurs et la recherche, la qualité des céréales peut baisser quand la récolte est retardée au-delà d'une teneur en humidité des grains de 13-14 %. Les conditions fraîches et humides favorisent le développement des micro-organismes responsables de l'altération des grains et d'une baisse de qualité. Il est donc important de récolter les céréales au moment opportun, afin de maintenir un classement de qualité du produit alimentaire. Les facteurs de qualité et le déclassementLe mildiou peut s'avérer un problème dans le blé d'automne si la récolte est retardée en raison de la pluie, et peut occasionner une réduction du prix due au déclassement des grains. Un délai dans la récolte peut affecter plusieurs autres facteurs de qualité. " L'indice de chute " est un facteur de qualité mesuré dans les minoteries quand elles reçoivent du blé des élévateurs à grains ou directement du producteur. Des recherches effectuées par l'Université de Guelph et C & M Seeds ont démontré que l'indice de chute peut décroître lorsque la récolte est retardée. Le taux de décroissement de l'indice de chute varie en fonction de la variété. La germination (pré-germination) ou le fusarium peuvent occasionner le déclassement du blé et de l'orge brassicole. La germination des céréales sur pied se produit quand le temps est humide et que la récolte est retardée. Les taux de contamination par le fusarium et la mycotoxine DON peuvent également continuer de grimper avec le retard de la récolte. Le marché de l'avoine de qualité supérieureEn ce qui concerne l'avoine de qualité supérieure destinée à l'alimentation chevaline ou pour la meunerie, l'altération sur pied ou la décoloration avant la récolte représente un problème majeur. Le marché de l'alimentation chevaline demande une avoine blanche, brillante, sans taches. Le marché de la meunerie exige une avoine dont l'amande (le grain dépouillé de ses enveloppes) est exempte de taches. L'avoine dont les enveloppes ont une pointe noircie n'est pas acceptable sur le marché de l'alimentation chevaline, mais peut l'être sur le marché de la meunerie si l'amande n'est pas décolorée. Des recherches menées par John Rowsell à la station de recherches agricoles de New Liskeark ont montré que la couleur, la blancheur et le brillant de l'avoine commencent à s'altérer quand la récolte de l'avoine est retardée. Le taux d'altération sur pied et de décoloration est plus grand quand l'avoine est fauchée avant la récolte comparativement à l'avoine récoltée directement. L'emploi d'un fongicide n'a pas eu d'effet sur l'importance de l'altération sur pied. Si les conditions météorologiques ne semblent pas favorables au moment de la récolte, il est préférable de récolter quand le grain atteint 16 % d'humidité et de le sécher artificiellement jusqu'à 13-14 %, plutôt que d'attendre qu'il sèche dans le champ et risquer des pertes par altération sur pied. Un grain à 13-14 % d'humidité conservera sa qualité et pourra être entreposé sans risque. Les pertes de qualité encourues par un retard de la récolte peuvent facilement dépasser les frais de séchage de 5 à 10 dollars la tonne. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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