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Cherchez-vous encore une façon de rentabiliser les plantes-abris
Les plantes-abris semées à l'automne peuvent accroître le couvert du sol et peut-être augmenter sa teneur en matières organiques. Dans certains cas, elles peuvent réduire les pertes d'azote (N) du profil de sol en diminuant le lessivage ou les pertes sous forme de gaz. Toutefois, pour qu'une plante-abri soit rentable, elle doit pouvoir transférer efficacement son azote à la culture de maïs qui suit. En 2004, on a évalué la réponse du maïs aux plantes-abris et aux épandages de fumier sur 3 sites dans le cadre du Programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre parrainé par l'AASRO. Les parcelles ont été divisées, afin d'étudier plusieurs dosages d'azote sous forme d'engrais. On a pu ainsi faire une meilleure évaluation de la contribution en azote des diverses plantes-abris et des épandages de fumier à la culture de maïs qui allait suivre. Le tableau 1 présente les résultats d'un des trois sites près d'Embro. Le producteur partenaire a épandu des quantités égales à 0, 4000 et 8000 gallons de lisier de bovins laitiers sur la plante-abri composée d'un mélange d'avoine, de radis oléagineux et de pois. La plante-abri s'est assez bien développée au cours de l'automne 2003, mais rien d'extraordinaire. En général, des rendements de maïs plus élevés ont été observés quand le lisier était épandu l'année précédente, même lorsque des doses d'engrais relativement élevées (150 lb N/ac) avaient été épandues. De façon générale, le maïs semé après l'établissement d'une plante-abri a moins bien répondu aux épandages d'azote (N) sous forme d'engrais comparativement aux parcelles où il n'y avait pas eu de plante-abri. Dans ce site, aux endroits où il n'y avait pas eu de plante-abri, les besoins du maïs en azote sous forme d'engrais étaient de 87 à 106 livres/ac, dans le but d'obtenir des rendements maximum. Toutefois, la plante-abri a réduit les besoins en azote sous forme d'engrais pour optimiser les rendements de 50 à 100%, en autant que la plante-abri ait été établie conjointement avec les épandages de fumier. Les résultats de 2004 ont démontré que l'établissement d'une plante-abri peut améliorer l'efficacité d'utilisation de l'azote du fumier par le maïs semé l'année suivante. Cette étude a aussi clairement démontré le besoin d'apporter des réductions appropriées aux épandages d'engrais d'N après avoir épandu du fumier en combinaison avec la culture d'une plante-abri. La plante-abri a-t-elle été rentable ?Si vous regardez les données concernant l'épandage de 4000 gallons, il convient de donner un crédit d'environ 30 livres/ac pour l'azote de la plante-abri. À 0,42 $ /livre, cette contribution représente 12,60 $ l'acre. Ce montant est suffisant pour couvrir les coûts de la semence de la plante-abri, mais ne couvre pas le passage du semoir. Dans les données à 8000 gallons, il semble que les crédits en azote représentent 87 livres l'acre pour un montant de 36 $ l'acre. Ce montant devrait couvrir une bonne partie des coûts et peut-être même vous laisser un certain bénéfice pour vos efforts. D'autres données de l'étude seront disponibles dans les prochains mois. Cependant, il semble que le recours à une plante-abri semée avant ou immédiatement après les épandages de fumier peut suffisamment améliorer l'efficacité d'utilisation de l'azote du fumier pour couvrir ses coûts. Tableau 1. Sommaire de la biomasse de la plante-abri semée l'automne précédent, de la teneur en azote de la plante-abri, des rendements du maïs subséquent et estimation des besoins en azote sous forme d'engrais pour optimiser économiquement le champ de maïs (site d'Embro).
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