Réduire les intrants dans la culture du soyaVoici quelques éléments à considérer pour réduire les intrants dans la culture du soya sans prendre trop de risques. 1. Éléments nutritifsAppliquer uniquement les éléments nutritifs qui sont absolument nécessaires, ce qui signifie aucun engrais, dans plusieurs cas. On peut aussi épandre du fumier dans les champs de soya comme pour le maïs. Même s'il ne s'agit pas de la meilleure utilisation possible de l'azote assimilable contenu dans le fumier, puisque le maïs l'absorbe de manière plus efficace, il ne faut pas hésiter à en appliquer une quantité raisonnable dans les champs de soya. Certains producteurs craignent que le fumier empêche la formation adéquate de nodules de soya. Cette situation se manifeste uniquement lorsque l'azote est très abondant et ce n'est pas le cas dans la majorité des sols ontariens. Chaque champ est unique, mais plusieurs parcelles de soya reçoivent chaque année plus de P et de K qu'elles en ont besoin. Par ailleurs, il n'a pas été démontré que les engrais foliaires augmentent les rendements de manière significative, à l'exception des apports de manganèse dans les sols carencés. 2. Coûts des semencesEssayer de réduire les frais de semences. Dans le cas des rangs espacés de 7 pouces, on peut sauter une rangée. La différence de rendement entre des rangs de 7 ou 14 pouces est peu marquée, mais les économies de semences peuvent être considérables. Lorsque les semences sont traitées avec un fongicide et que les conditions du champ sont bonnes, il est encore possible de réduire le taux de semis de 10 %. Des rangs espacés de 15 pouces peuvent également permettre d'accélérer la levée si la surface du sol est croûteuse. Par ailleurs, les rangs plus espacés sont bénéfiques les années oł la moisissure blanche est problématique, car l'air y circule mieux. Si vous achetez de la semence certifiée, choisissez des semences de plus petite taille pour rentabiliser chaque sac. 3. Variétés à identité préservéeMême s'il est vrai que certains ont exagéré les avantages associés aux variétés à identité préservée, il reste que certains contrats avec ces variétés peuvent apporter des profits additionnels. L'important est de bien tenir compte du rendement potentiel de la variété choisie, ainsi que des coûts et des risques additionnels qui y sont associés. Chaque exploitation est différente; il n'y a donc pas de réponse toute faite à offrir quand il est question de la rentabilité des variétés de soya à identité préservée. 4. Dépistage de la rouille et des puceronsNous ne sommes plus à l'époque oł on pouvait se contenter de semer le soya et d'attendre la récolte. Que cela nous plaise ou non, le dépistage des maladies et des insectes dans les champs de soya est maintenant indispensable. Le Sud-Ouest de l'Ontario n'a pas connu d'infestation de pucerons en 2004, mais l'Est de la province est l'une des quelques régions en Amérique du Nord oł les populations de cet insecte étaient importantes. Dans le cadre de 26 essais comparatifs, le rendement était en moyenne supérieur de 5 boisseaux à l'acre lorsque les parcelles étaient traitées contre les pucerons, bien que la plus grande partie de la région Est de l'Ontario n'ait pas souffert de manque de précipitations. Cela démontre bien que les pucerons font baisser les rendements de soya, lorsque les plants sont soumis à un stress, même léger. 5. Choix de variétésNe pas faire de compromis dans le choix des variétés. Le choix des variétés les plus appropriées à l'exploitation est crucial lorsqu'on cherche à augmenter les rendements. Des efforts considérables sont consacrés chaque année pour recueillir des données sur les variétés ontariennes. On peut profiter de ces renseignements. Consultez les données sur les essais de variétés de soya 2005. Liens Connexes:
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
|
|||||||