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Besoin de changement? Optez pour l'agriculture biologique
Aimeriez-vous obtenir plus de 20 $ le boisseau pour le soya ou plus de 6,50 $le boisseau pour le maïs? Il s'agit là de véritables perspectives de prix pour 2005. En effet, la demande pour ces produits est plutôt forte et continue d'être supérieure à l'offre depuis plusieurs années. Et le prix n'est évidemment pas le seul élément à considérer. Dans le cas du maïs, du soya, de l'épeautre et du blé, on n'aura pas à appliquer de produits antiparasitaires, d'herbides ni d'engrais. On comprend qu'il s'agit bien sûr de cultures biologiques. Les rendementsCertains producteurs biologiques ont des rendements de soya semblables ou légèrement inférieurs aux cultures conventionnelles et des rendements de maïs de plus de 100 boiss./acre. Dans le blé, les rendements sont inférieurs de 25 à 40 % selon les cultivars et la fertilité du sol. Pour toutes les cultures, les rendements peuvent varier selon la condition des champs et les pratiques culturales. Pas D'OGMLes producteurs biologiques utilisent généralement des variétés plus récentes comme en agriculture conventionnelle, mais ils ne sèment pas de graines de cultivars modifiés génétiquement. Les cultures biologiques proviennent de semences qui sont également biologiques. Dans le cas des céréales et des fèves soya, il faut prévoir une zone tampon d'au moins 8 mètres (25 pieds) pour isoler les cultures biologiques des parcelles conventionnelles. La zone tampon nécessaire pour le maïs est plus large. Les cultures doivent être gardées à l'écart au moment du semis, ainsi que durant la récolte et pour l'entreposage. Cette précaution est particulièrement importante pour la machinerie, surtout si on utilise la même pour les cultures biologiques et conventionnelles. Certains producteurs ont des moissonneuses et des semoirs distincts afin d'éliminer tout risque de mélanger les semences des deux types de cultures. Les mauvaises herbesLa lutte contre les mauvaises herbes est une question majeure pour les producteurs biologiques puisqu'ils ne peuvent pas utiliser d'herbicides. Ils font donc des rotations, utilisent des plantes-abris, et font leurs semis de manière à favoriser une levée rapide et vigoureuse. Dans le cas des cultures en rangées, il est recommandé d'utiliser un cultivateur rotatif ou une herse (à dents) à quelques reprises, ainsi qu'une houe rotative à plusieurs rangs (une ou deux fois) pour le désherbage mécanique. Pour être efficaces, ces pratiques doivent être effectuées au bon moment et l'ajustement de la machinerie est très important. Selon ce que j'ai pu observer, bon nombre de producteurs biologiques n'ont pas trop de difficulté à lutter contre les mauvaises herbes. Le soya et l'épeautreLe soya et l'épeautre sont les deux cultures les plus populaires en agriculture biologique. L'épeautre est une céréale d'automne très semblable au blé. Les rendements sont de l'ordre de 1 à 1,5 tonne à l'acre. L'épeautre se vend actuellement autour de 400 $ la tonne. L'Europe est un débouché important pour l'épeautre. Le soya est surtout vendu pour la consommation humaine, aux États-Unis et en Asie. La qualité à la récolte est essentielle pour obtenir les meilleurs prix. Au cours des dernières années, le marché du soya de consommation animale se situait autour de 14 $ le boisseau. L'élevage biologique est en plein essor, tout comme le marché des grains biologiques pour consommation animale, tels que l'orge, le maïs, l'avoine et les fourrages. La certification bioComment devient-on producteur biologique? Il faut d'abord s'informer. Parler avec des producteurs biologiques. Joindre une organisation, comme la Ecological Farmers Association of Ontario ou les Canadian Organic Growers. Puis, s'entretenir avec des représentants de compagnies qui mettent en marché des grains biologiques, comme Great Lakes Organic, Wehrmann Farms, Saugeen Specialty Grains, Homestead Organic, SunOpta ou Thompsons. La période de transitionLes acheteurs de produits organiques exigeront que vous soyez « certifiés bio ». Il existe actuellement deux principaux organismes certificateurs en Ontario : Organic Crop Producers and Processors (OCPP) et GarantieBio Écocert. Les normes des deux organismes sont très semblables. Les champs doivent être cultivés selon les règles de l'agriculture biologique pendant au moins 36 mois avant d'obtenir une récolte certifiée bio. On compte donc une période de transition de deux ou trois ans pendant laquelle les rendements seront inférieurs sans qu'on obtienne la prime associée aux produits biologiques. Il est préférable de miser sur les fourrages et les céréales peu exigeantes pendant cette période. Les producteurs doivent faire inspecter leur culture au cours de la deuxième année de transition et faire une demande de certification et d'inspection chaque année,s'ils veulent maintenir leur statut de producteur certifié bio. Le coût de la certification est d'environ 500 $ à 1000 $ par année, selon la taille et la diversité de l'exploitation. Les plantes-abris et les rotationsLes programmes de production biologique encouragent toujours la culture de plantes-abris. On sème aussi des légumineuses afin d'accroître la quantité de matière organique dans le sol et d'augmenter la capacité de ce dernier à fournir de l'azote. Le seigle est souvent cultivé aussi pour favoriser l'accumulation de matière organique et pour combattre les mauvaises herbes. Les rotations sont essentielles en production biologique. De bonnes rotations réduisent les mauvaises herbes et favorisent l'accumulation de matière organique dans le sol. Les débouchésLa production biologique offre de nombreux débouchés et peut être une solution de remplacement aux cultures conventionnelles. Pour plus d'information, consulter le site Web du MAAARO. Liens Connexes:
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