Directives concernant la lutte automnale contre les mauvaises herbesEn matière de lutte contre les mauvaises herbes vivaces, producteurs, agronomes et spécialistes des plantes adventices s'entendent généralement pour dire que la clé de la réussite réside dans la constance. Le moindre relâchement de la vigilance peut entraîner une aggravation des problèmes causés par les mauvaises herbes vivaces l'année suivante. Il est plus facile de combattre les mauvaises herbes vivaces à l'automne qu'au printemps. On sait qu'avec l'abaissement des températures, les sucres migrent vers les racines où ils sont stockés pendant l'hiver. L'efficacité du traitement automnal au moyen d'un herbicide systémique vient du fait que l'ingrédient actif est lui aussi entraîné vers les racines. Voici un résumé des directives de lutte concernant les mauvaises herbes qui donnent le plus de fil à retordre aux producteurs : Chardon des champsDes applications uniques n'assurent pas une maîtrise à long terme, car le système racinaire peut survivre même si les pousses et les tissus foliaires ont été détruits. Une maîtrise efficace exige des applications multiples1.
Laiteron de champsLes traitements herbicides automnaux sont ceux qui sont les plus efficaces contre le laiteron des champs. Toutefois, l'expérience sur le terrain montre que le laiteron des champs est moins sensible au glyphosate que le chardon des champs et qu'il réclame donc une dose plus forte. Des expériences menées en plein champ au Michigan montrent que les applications automnales donnent de meilleurs résultats quand ils sont faits au stade rosette qu'au stade bouton5.
Liseron des champsPour une intervention efficace contre le liseron des champs, il faut appliquer le glyphosate à l'automne (en septembre ou octobre). Selon des expériences menées en plein champ en Ontario, il faut employer au moins 1,5 L de glyphosage/ac pour obtenir un traitement efficace contre cette mauvaise herbe. Une application automnale de glyphosate devrait procurer une maîtrise acceptable pendant la saison de croissance suivante, mais des applications répétées sont nécessaires pour une maîtrise à long terme. Le travail du sol avant un traitement au glyphosage réduira l'efficacité du traitement contre le liseron des champs et peut amener une augmentation du nombre de boutons produits aux noeuds des collets, des racines, des rhizomes et des tiges3,4. Doit-on ajouter du Banvel II? L'ajout de Banvel II au glyphosate renforce au départ l'efficacité de la lutte contre le liseron des champs. Par contre, les évaluations faites le printemps suivant montrent peu d'avantages liés à l'ajout de Banvel II.
Source : Résumé d'un essai au champ réalisé par François Tardif, 2004 Laitue scarioleLe glyphosate assure une maîtrise efficace. Toutefois, il est difficile de dire si les applications automnales constituent la meilleure stratégie de lutte contre cette mauvaise herbe dont la germination s'étale sur une longue période à l'automne et au printemps. Par conséquent, il est possible qu'une deuxième flambée de mauvaises herbes germe après le traitement initial, surtout lorsque les températures restent douces. Dans la lutte contre la laitue scariole, il peut y avoir des avantages à faire les traitements en présemis au printemps plutôt qu'à l'automne. Tableau 4. Dose de glyphosate nécessaire à la lutte contre la laitue scariole et maîtrise obtenue.
PissenlitDe nombreux produits et mélanges en cuve assurent une maîtrise convenable du pissenlit lorsqu'ils sont appliqués à l'automne. Le choix du traitement à utiliser dépend de l'éventail de mauvaises herbes présentes, du coût du traitement et de sa compatibilité avec les cultures comprises dans la rotation.
Résumé de deux essais menés par Peter Sikkema. Asclépiade communeLe meilleur moyen de combattre cette mauvaise herbe consiste à faire une application de glyphosate avant la récolte. Après le passage de la moissonneuse-batteuse, l'asclépiade commune ne produira pas suffisamment de feuillage pour assurer l'efficacité des applications en post-récolte.
Volumes d'eau : GlyphosateLa documentation établit clairement que plus les volumes d'eau diminuent, plus l'efficacité du glyphosate augmente2. Par conséquent, un volume d'eau de 5-10 gal/ac (20-40 L/ac ou 50-100 L/ha) est recommandé. Des volumes d'eau plus élevés augmentent les risques d'antagonisme du sel contenu dans le glyphosate et abaisse les concentrations de glyphosate à l'intérieur de chaque gouttelette de pulvérisation2. Sources de référence :
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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