Inspecter vos champs pour mieux prévenir la résistance
au glyphosate
Un message du Comité ontarien de lutte contre
les mauvaises herbes

Deux faits concernant la résistance au glyphosate :
FAIT : Les producteurs ontariens ont rapidement adopté
les cultures tolérantes au glyphosate. Les superficies sur
lesquelles le glyphosate est épandu ont fortement augmenté.
FAIT : L'emploi continuel d'un même herbicide entraîne
tôt ou tard la sélection des mauvaises herbes qui sont
résistantes à ce produit.
L'inspection régulière des champs est indispensable!
Le marketing des cultivars tolérants au glyphosate a mis en
avant la simplicité et la facilité. Malheureusement,
la simplicité peut souvent conduire au laisser-aller. Déjà,
dans les années 1970, l'atrazine avait été utilisée
à grande échelle, parce que c'était une technique
simple et qu'aucun autre herbicide n'était aussi efficace.
On a alors cru qu'il n'était plus aussi nécessaire d'inspecter
les cultures, puisque l'atrazine tuait toutes les adventices dans
les champs. Malheureusement, l'emploi de ce produit a engendré
une modification progressive des populations des mauvaises herbes,
qui sont devenues résistantes et, pour finir, ce « désherbant
universel » a perdu son efficacité.
Les producteurs ontariens affrontent la même situation aujourd'hui,
puisque le glyphosate est efficace contre plusieurs adventices et
qu'il peut les tuer à divers stades de leur développement.
À cause de ces caractéristiques, il est encore plus
critique d'inspecter les champs pour assurer le succès économique.
L'inspection des champs permet de maximiser le rapport résultats/coûts
des épandages d'herbicide en postlevée : En
identifiant les différentes espèces nuisibles qui sont
présentes dans le champ, vous pouvez choisir un programme de
désherbage (déterminer avec précision l'herbicide
et la dose) dirigé spécifiquement contre les adventices
à combattre.
L'inspection des champs permet de limiter les baisses de rendement
causées par la concurrence des adventices : En déterminant
quelles adventices ont levé avec la culture et en épandant
l'herbicide au stade de leur développement où elles
sont les plus vulnérables, vous pouvez les détruire
avant qu'elles ne compromettent le rendement de la culture.
L'inspection des champs permet de repérer les changements
subtils dans les populations d'adventices avant que celles-ci deviennent
problématiques : En prenant en note les espèces
qui composent le spectre des mauvaises herbes présentes dans
le champ, la densité de leur population et l'époque
de leur levée, vous pourrez enrayer l'évolution de la
flore nuisible dans vos champs avant qu'elle ne pose un problème
insurmontable.
Si vous trouvez des mauvaises herbes qui ont survécu sans
raison à un épandage d'herbicides, faites-nous le savoir!
Soyez à l'affût des symptômes suivants dans votre
champ :
Une espèce qui aurait dû normalement succomber à
un herbicide et qui au contraire se porte bien alors que les autres
espèces sensibles à l'herbicide sont mortes.
Un nombre élevé de mauvaises herbes qui ont survécu
à un traitement herbicide qui a été exécuté
correctement.
Attaquez-vous à un problème de mauvaises herbes avant
qu'il ne s'amplifie. Si vous voyez que des mauvaises herbes ont échappé
de façon inexplicable à un herbicide, faites-nous le
savoir en appelant au :
1 877 424-1300
Centre d'information agricole du MAAARO
Profitez de ce numéro sans frais. L'Université de Guelph
analysera gratuitement les mauvaises herbes qui ont échappé
à des traitements herbicides qui auraient dû les tuer.
Tous les renseignements fournis par ce service seront traités
de façon confidentielle et permettront aux malherboristes de
mettre au point des options de lutte contre les mauvaises herbes devenues
résistantes.