Récolter des céréales dans une optique de qualitéLe temps des moissons n'est plus très loin. Le développement des blés d'automne est en avance sur la normale et, dans certains coins de la province, les céréales de printemps ont été semées 1 à 2 semaines plus tôt que d'ordinaire. Les céréales de printemps semées sur sol gelé sont en avance de 2 à 4 semaines sur celles qui ont été semées de façon traditionnelle. On peut donc s'attendre à pouvoir faucher 1 à 2 semaines plus tôt que la normale. Tout retard à récolter les céréales à partir du moment où le grain est à 13-14 % d'humidité peut diminuer la qualité de celui-ci. On assiste en effet à une prolifération des microorganismes qui détériorent le grain quand le temps devient frais et humide. Moissonner les céréales au bon moment est donc important pour avoir un grain qui répondra aux normes de qualité exigées pour l'alimentation humaine. Facteurs de qualitéEn 2003, certains blés de printemps dont la récolte avait été retardée par la pluie ont été la proie de l'oïdium. Cette maladie a motivé un déclassement et une réfaction. Le retard mis à récolter les céréales peut aussi se répercuter sur plusieurs autres facteurs de qualité. Le temps de chute de Hagberg est un indice de qualité qui est mesuré par les meuniers. Des recherches menées par l'Université de Guelph et l'entreprise C&M Seeds ont mis en évidence une diminution du temps de chute dans des grains dont la récolte avait été retardée. L'importance de cette diminution varie selon la variété. La germination sur pied ou les attaques de fusariose peuvent entraîner un déclassement du blé et de l'orge de brasserie. La germination sur pied se produit chez les céréales mûres qui restent sur pied, quand le temps est humide. Les taux de contamination par la fusariose et la mycotoxine DON (désoxynivalénol) peuvent également continuer de s'élever quand la récolte est différée. Avoine de qualitéPour ce qui a trait à l'avoine de premier choix pour la meunerie et l'alimentation chevaline, un problème majeur est la détérioration des grains ou l'altération de la couleur. Le marché de l'alimentation chevaline exige une avoine blanche, brillante, sans taches. Le marché de la meunerie exige une avoine dont l'amande (le grain dépouillé de ses enveloppes) ne présente aucune tache. L'avoine dont les enveloppes ont une pointe noircie n'est pas acceptable sur le marché de l'alimentation chevaline, mais peut l'être sur le marché de la meunerie si l'amande est intacte. Des recherches menées par John Rowsell à la station de recherches agricoles de New Liskeard ont montré que la couleur, la blancheur et le brillant de l'avoine commencent à s'altérer quand la culture reste trop longtemps sur pied. Le taux de détérioration et d'altération de la couleur est plus grand quand l'avoine est andainée avant d'être ramassée, comparativement à l'avoine qui est récoltée directement. L'emploi d'un fongicide n'avait eu aucun effet sur l'importance de la détérioration. Quand la météo ne prévoit pas de beau temps quand approche le temps de la moisson, il est préférable de faucher dès que le grain est descendu à 16 % d'humidité et de le sécher artificiellement jusqu'à 13-14 %, plutôt que d'attendre qu'il sèche sur pied dans le champ. Un grain à 13-14 % d'humidité conservera sa qualité et pourra être entreposé sans risque. Les pertes encourues en retardant la récolte peuvent facilement dépasser les frais de séchage de 5 à 10 dollars la tonne. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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