L'ensemencement des céréales en sol gelé accroît les rendements

Pourquoi ensemencer les céréales en sol gelé?

Tout simplement parce que les rendements sont meilleurs! Les producteurs qui en font l'expérience ont en effet obtenu des rendements de 15 à 25 % supérieurs. Certains ont même affirmé avoir obtenu jusqu' à 50 % de plus! En 2003, les champs de blé de printemps ensemencés en sol gelé ont donné des rendements de 4 à 8 boisseaux à l'acre de plus.

Il y a également beaucoup d'autres avantages à ensemencer les céréales de printemps en sol gelé. Cela permet, entre autres, d'étaler la charge de travail, de réduire le stress associé à la chaleur et à la sécheresse et de diminuer les risques de maladie comme la fusariose.

Essais à la ferme

Les céréaliculteurs savent bien que les rendements des céréales de printemps sont meilleurs lorsqu'on peut semer tôt. Les semis hâtifs donnent des plants avec des tiges plus fortes et plus nombreuses, et par conséquent plus d'épis au pied carré. Un plus grand nombre d'épis plus vigoureux par pied carré se traduit généralement par des rendements plus élevés. Le tableau 1 compare les rendements obtenus avec du blé de printemps ensemencé en sol gelé versus en sol sec chez des producteurs ontariens.

Tableau 1 - Comparaison de semis en sol gelé versus en sol sec en Ontario en 2003
Traitement Co-op Semis en sol gelé (boiss./ac) Semis en sol sec(boiss,/ac)

ferris aucun

57,2

54,6

ferris 100

65,1

61,5

ferris 50

62,5

60,8

ferris 100

55,5

48,8

mck aucun

27,1

26,5

mck 100

40,8

33,3

jera aucun

42,3

23,2

jera 100

49,2

27,1

welton

73,0

62,0

Moyenne

52,5

44,2

Recherches

En 2003, Duane Falk et Bill Deen, de l'Université de Guelph, ont ensemencé en sol gelé des variétés de blé de printemps, d'orge et d'avoine. Après une première année d'essais, ils arrivent à la conclusion que les semis en sol gelé fonctionnent bien pour le blé de printemps, qu'il n'y a pas vraiment de différence pour l'orge, et que les différences de rendement dans l'avoine ne sont pas constantes. On a observé une certaine réduction dans la densité de peuplement avec les semis en sol gelé (tableau 3). Le tallage était plus abondant avec les semis en sol gelé et les plants étaient légèrement plus hauts. L'épiaison et la maturité étaient plus hâtives pour les semis en sol gelé. Les taux de protéines des semis en sol gelé étaient légèrement plus faibles, mais les plants contenaient tout de même le taux maximum de protéines de 12,5 %. M. Falk a reconnu que les semis en sol gelé offraient plus de possibilités que prévu.

Tableau 2 - Comparaisons du rendement et du taux de protéines entre les semis en sol gelé et les semis en sol sec
2003 Variété Rendement (boiss./ac) % de protéines
Sol gelé Sol sec Écart Sol gelé Sol sec Écart

Celtic

54 51 3,0 13,0 12,9 0,1

606

54 49 5,0 13,7 14,1 -0,4

Quantum

57 53 4,0 12,5 12,7 -0,2

Taho

55 53 2,0 13,3 13,7 -0,4

Moyenne

55 52 3,5 13,1 13,3 -0,2

Duane Falk et Bill Dean , Elora - Université de Guelph

 

Tableau 3 - Comparaisons du rendement, des dates de semis et de la densité entre les semis en sol gelé et les semis en sol sec
-0 Sites Rendement (boiss./ac) Date de semis Plants/m2
Sol gelé Sol sec Sol gelé Température du sol Sol sec Sol gelé Sol sec

Eastep

52 48 1 avril -6 30 avril 263 334

Martin

47 42 11 avril -2+ 30 avril 382 374

Woodrill

66 64 17 avril -4++ 8 mai 333 424

Moyennes

55 51 9 avril = 2 mai 327 378
Duane Falk et l Dean , Elora - Université de Guelph


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