Les atouts du fumier solideTout le mode cherche des moyens de maximiser les profits et de réduire le coût des intrants. On a souvent négligé les avantages du fumier solide, surtout dans les exploitations de petit taille. Mais si on ne connaît pas la valeur nutritive et les taux d'épandage appropriés du fumier, il est difficile de gérer ce dernier comme une ressource. Les avantages du fumierLe fumier solide est une très bonne source de matière organique pour le sol et représente une excellente façon d'apporter des éléments nutritifs aux cultures. D'un point de vue économique, les gains générés par l'apport d'éléments nutritifs sont compris entre 4 $ et 20 $ la tonne la première année d'épandage et de 2 $ à 10 $ la tonne les années subséquentes. Le fumier de cheval se situe à la limite inférieure des gains et le fumier de volaille à la limite supérieure. Ces bénéfices ne tiennent même pas compte des avantages associés à l'augmentation de la matière organique ou des oligo-éléments. La valeur des éléments nutritifs toutefois ne peut être prise en compte que si les cultures ont réellement besoin des éléments nutritifs, ou si l'objectif est d'augmenter la teneur de ces éléments dans le sol. Des sols très fertiles peuvent augmenter les risques de dommages environnementaux. Taux d'applicationLe plan de gestion des éléments nutritifs combiné à une analyse de sol représente la méthode la plus précise pour déterminer le taux d'épandage de fumier approprié à une culture en particulier. Si on ne dispose pas d'un tel plan de gestion ou que ce dernier n'a pas encore été entrepris, on peut toujours consulter les tableaux 1 et 2. Le tableau 1 fournit la liste des taux d'épandage maximums qui vont fournir les quantités de phosphore exporté par les diverses cultures. Ces taux tiennent compte de la quantité moyenne d'éléments nutritifs contenue dans le fumier solide provenant de différentes catégories de bétail pour les cultures les plus répandues, à différents rendements. Lorsque le fumier est épandu seulement aux deux ou trois ans, le taux d'application peut représenter la somme des épandages de ces deux ou trois années. Le fumier de volaille fait toutefois exception, car l'azote y est présent en quantités élevées et il est rapidement assimilable. Au tableau 2, la quantité moyenne d'éléments nutritifs appliquée par tonne de fumier aidera à déterminer la quantité d'engrais additionnel requise, d'après les résultats des analyses de sol ou les recommandations d'engrais (comme celles qui sont fournies dans le Guide agronomique des grandes cultures, Publication 811F, MAAARO).
Les céréales comprennent la paille.
Source: base de données 2003 du logiciel NMAN, basé sur un épandage printanier avant les semis. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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