Évaluation des besoins d’azote dans le maïs à l’aide du modèle quadratique avec plateau

L’objectif du projet était de mettre au point une méthode qui permet au producteur d’évaluer la rentabilité de ses taux actuels d’application d'azote (N). Le projet a été réalisé par l’Association pour l’amélioration des sols et des cultures du district de St-Clair, de 2000 à 2003. Plusieurs taux d’azote ont été utilisés : trois ou quatre taux inférieurs au taux normal et un taux supérieur. Un épandage au taux normal était effectué entre chaque taux. Un modèle statistique (le modèle quadratique avec plateau) a été utilisé pour prédire le taux économique maximum d’azote dans chaque champ.

Le climat durant les quatre années du projet fut variable, tantôt humide tantôt sec. Le projet a pu profiter de l’excellente collaboration de plusieurs participants provenant des trois comtés. Les parcelles étaient bien préparées et les informations ont été reçues à temps (dans la majorité des cas). On aurait pu en apprendre beaucoup plus cependant si la température s’était mise de la partie. Au cours de la saison 2003, on a recueilli presque autant d’informations utiles que durant les trois années précédentes.

Quelques participants ont eu l’occasion de réduire leur taux d’azote sans nuire aux rendements. D’autres ont pu vérifier que les taux qu’ils utilisaient étaient corrects.

Les parcelles d’Allear (Graphiques 1 et 2) de différents champs étaient semblables car elles offraient toutes deux la possibilité de réduire le taux normal d’application d’azote d’environ 55 lb/ac en 2002 et de 35 lb/ac en 2003. Deux autres parcelles offraient aussi la possibilité de réduire les taux d’azote de 60 à 90 livres à l’acre. Deux des participants en 2003 appliquaient déjà le taux adéquat dans leur champ. Une parcelle se trouvait dans la même région en 2002 et 2003 et la recommandation de 2002 convenait pour 2003.

L’apport additionnel d’azote n’a eu aucun effet dans trois des parcelles. Dans la première, 10 tonnes à l'acre de fumier de dindons avaient été épandus l’automne précédent, on ne s’attendait donc pas à une réaction quelconque. On avait épandu, dans la deuxième parcelle, des doses normales de fumier de porc; on ne s’attendait pas à de changement là non plus. Dans la troisième parcelle, on n’avait pas épandu de fumier et il n'y avait pas de trèfle rouge; on s'explique donc mal l’absence de réaction. Une autre parcelle était en rotation avec du trèfle rouge et on y avait épandu des quantités normales de fumier; aucune réaction n’était prévue là encore. Environ 60 à 70 livres d’azote par année ont été épandues, ce qui devrait compenser pour les épandages inégaux de fumier ou pour les secteurs où la densité de trèfle rouge était réduite.

Le présent projet a été financé par une subvention conjointe de l’O.S.C.I.A. régionale et une subvention de l’association pour l’amélioration des sols et des récoltes du Sud-Ouest (Southwest Agriculture Conference). Nous tenons à remercier Ivan O’Halloran du Collège Ridgetown de l’Université de Guelph pour avoir calculé les taux économiques maximums d’azote et réalisé les graphiques relatifs à ce projet. Nous remercions aussi les laboratoires Agri-Food Laboratories pour leur aide dans l’analyse des échantillons de nitrate.

 

Allear 2002

Allear 2003


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