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Loi sur la gestion des éléments nutritifs et épandage des biosolides
Le premier volet du règlement pris en application de la Loi 2002 sur la gestion des éléments nutritifs est entré en vigueur le 30 septembre 2003. La plus grande partie de la réglementation porte sur lentreposage, la manipulation et lutilisation du fumier, particulièrement dans les nouvelles exploitations de grande taille. Certaines sections du règlement toutefois auront des répercussions directes sur lépandage des biosolides provenant des eaux usées municipales, ainsi que des biosolides industriels et résiduels. Quatre éléments du règlement ont un impact direct sur lépandage des biosolides et des matières résiduelles :
Distances de sécurité par rapport aux eaux de surfaceLa distance de sécurité minimale de 20 mètres par rapport au haut de la berge dune eau de surface sapplique à tous les cas dépandage de matières dorigine non agricole (déchets réglementés) quelle que soit la technique dépandage, la saison ou les méthodes culturales. Dans les cas où létat du site, les techniques dépandage ou dautres restrictions précisées dans le certificat dautorisation font en sorte quil est nécessaire de modifier les distances séparatrices, il faut respecter la distance la plus restrictive. En dautres mots, si le certificat dautorisation précise quune distance de sécurité de 50 mètres doit être respectée, on doit se plier à cette exigence. Par ailleurs, si le certificat nexige que 10 mètres, on doit respecter une distance de sécurité de 20 mètres tel que prescrit dans le règlement sur la gestion des éléments nutritifs (Règlement de lOntario 267/03). Le règlement définit les eaux de surface comme suit :
Ne sont pas considérées comme des eaux de surface pour lapplication du présent règlement :
Lances dirrigation à trajectoire hauteLutilisation des lances dirrigation à trajectoire haute pour épandre des matières dorigine non agricole contenant plus de 1 % de solides est interdite. Il sagit de lances d'irrigation pouvant pulvériser des liquides à plus de 10 mètres. La technique tend à réduire le risque de compaction du sol comparativement à dautres systèmes, mais luniformité et les taux d'épandage sont très difficiles à maîtriser. Épandage en hiver, sur sol gelé ou enneigéLe règlement interdit lépandage de biosolides provenant deaux usées, entre le 1er décembre et le 31 mars, quels que soient létat du sol et les conditions climatiques. Il interdit aussi en tout temps lépandage de biosolides provenant d'eaux usées sur sol enneigé. Un sol enneigé est défini comme un sol recouvert dune couche de neige dau moins cinq centimètres. Un sol gelé est un sol durci par la présence dau moins cinq centimètres deau à létat solide dans une couche située dans les quinze centimètres supérieurs du sol. Certificats dautorisationUn certificat d'autorisation (relatif à la méthode ou au lieu dépandage) est exigé avant lépandage pour toutes les matières d'origine non agricole et l'ensemble des restrictions précisées dans le certificat continuent de sappliquer. Dans les cas où les exigences relatives aux techniques et aux lieux dépandage qui font lobjet du certificat diffèrent de celles du Règlement 267/03 de lOntario, les clauses les plus restrictives doivent sappliquer. En dautres termes, même si le certificat d'autorisation permet lutilisation dune lance à haute trajectoire, les règlements pris en application de la Loi 2002 sur la gestion des éléments nutritifs ont préséance et la lance ne peut pas être utilisée. Si le certificat interdit lépandage du début novembre au 1er avril, mais que les règlements sur la gestion des éléments nutritifs autorisent lépandage en novembre, cest le certificat d'autorisation qui est le plus restrictif et les matières ne peuvent donc pas être épandues en novembre. Plans de gestion des éléments nutritifsLobligation de détenir un plan de gestion des éléments nutritifs pour les entreprises agricoles est lun des points principaux de la Loi. Actuellement, les exploitations agricoles qui reçoivent des matières dorigine non agricole (déchets réglementés) ne sont pas tenues davoir un plan de gestion à moins dy être obligées en vertu du Règlement 267/03 de lOntario ou jusquà ce quelles y soient assujetties. Depuis le 30 septembre 2003, seules les nouvelles exploitations d'élevage (de plus de 5 unités nutritives) et les exploitations existantes qui prévoient produire 300 unités nutritives ou plus sont tenues davoir un plan de gestion des éléments nutritifs valide et/ ou autorisé. Les entreprises existantes qui produisent 300 unités ou plus devront avoir un plan de gestion valide et approuvé pour le 1er juillet 2005. Dans le cas des exploitations qui sont tenues davoir un plan de gestion et qui prévoient épandre des matières dorigine non agricole, les biosolides doivent être énumérés dans le plan, comptabilisés comme source déléments nutritifs et utilisés de manière adéquate. Principes et pratiques agronomiques reconnusLépandage de biosolides et de tous les éléments nutritifs sur les terres agricoles devraient se faire dans le respect des principes et des pratiques agronomiques reconnus. Lépandage a dabord pour but de répondre aux besoins nutritifs dune culture en laissant le moins de résidus possible et en réduisant leur lessivage dans lenvironnement ou sous la zone racinaire. Seules une gestion efficace des éléments nutritifs associée à lutilisation de méthodes d'épandage rigoureuses minimiseront le transport des matières dans le sol et la contamination des eaux. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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