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Que sest-il passé avec le soya cette année?
Le maïs et les haricots de grande culture ont connu de bons rendements cette saison, mais quen est-il des fèves soya? Les rendements dans le soya ont été extrêmement variables. Même si dans quelques régions, les récoltes ont atteint 55 boisseaux à lacre, lensemble a été décevant. Dans certains cas, ce fut même catastrophique avec des rendements de moins de 10 boisseaux à lacre. Les semences étaient parfois extrêmement petites. À léchelle provinciale, les rendements moyens seront vraisemblablement de 15 à 20 % inférieurs aux moyennes à long terme. Bon nombre de producteurs ont été surpris de constater que des champs qui semblaient avoir un potentiel de rendement de plus de 40 boisseaux à lacre en août en donnaient environ 30 et moins. Le problème nétait pas limité à lOntario. De faibles rendements dans le soya dans le Midwest américain ont aussi contribué à une hausse des prix. Que sest-il passé?Avant de répondre à cette question, précisons que chaque champ est différent. Dans la plupart des cas, cest laccumulation de stress qui est en cause. 1. Semis tardifsBien que certains champs aient été ensemencés en mai, la majorité des semis, en Ontario, nont pu être faits avant juin en raison du printemps humide. On obtient généralement les meilleurs rendements en semant le soya en mai. Voir le tableau 1.
Ablett, Ridgetown College, Université de Guelph. Un printemps frais et humide, conjugué à une moins bonne qualité de semences, a ralenti la levée et favorisé une faible densité des peuplements. La qualité des semences était moins bonne ce printemps en raison des conditions sèches de lannée dernière. Une faible densité a plus dimpact sur les rendement finaux lorsque les semis sont retardés comme ce fut le cas cette année. En raison du printemps humide, bon nombre de champs ont été ensemencés dans de mauvaises conditions, ce qui a contribué à diminuer encore plus la densité des peuplements et la croissance racinaire. Lorsque cette dernière est difficile, la plante est moins apte à affronter les autres stress qui surviennent plus tard en saison, surtout le manque dhumidité. 2. Les températures en juilletLes journées nuageuses au début de lété ont réduit la photosynthèse. À cela sajoutent les nuits fraîches en juillet qui ont ralenti la croissance et perturbé la floraison. Malgré la hauteur considérable des plants, le remplissage de la gousse a été étonnamment faible dans certains champs. 3. Stress hydriqueDans le sud-ouest de la province, le mois daoût et le début de septembre ont été excessivement secs. Des averses occasionnelles en juillet ont permis aux cultures de bien traverser les premiers stades de croissance, mais le stress hydrique est devenu évident en août. Le mois daoût est extrêmement important pour la croissance du soya alors que les plants ont besoin de beaucoup d'humidité pour le remplissage des gousses. 4. Les maladies du soyaLes symptômes causés par la présence du nématode à kystes du soya ont été plus apparents cette saison que depuis un certain nombre dannées. Les populations de nématodes étaient élevées en raison des saisons sèches que lon a connues et de labsence de rotation. Les nématodes à kystes ont continué de se propager dans de nouveaux champs de la province. On en trouve maintenant aussi loin quà lextrémité Est de la région de Peel. Sil y avait suffisamment dhumidité, les plants étaient très grands et exubérants, sans toutefois présenter des rendements élevés. La hauteur était partiellement due aux semis tardifs, puisque le soya semé au début de juin donne généralement des plants plus hauts que sil est semé en mai. Les plantes plus hautes sont cependant plus vulnérables aux maladies comme la moisissure blanche qui a causé des dommages considérables sous des conditions humides. Le printemps frais et humide était également idéal pour le développement du pourridié des racines, ce qui a causé une réduction importante de la population dans les champs atteints. 5. Le puceron du soyaLes populations de pucerons dans le soya ont été relativement faibles dans la plupart des régions de la province jusquà environ la mi-août. Puis elles ont augmenté rapidement et on observait des pucerons dans toute la province. Leur présence a eu davantage de répercussions sur les rendements si les plants étaient déjà stressés par le manque dhumidité ou les maladies. Dans certains champs, des populations abondantes de pucerons conjuguées à des conditions sèches ont nui au développement de la gousse et de la fève (voir la figure 1). Certaines gousses ne contenaient que de minuscules fèves rabougries. On peut tirer au moins une conclusion de lexpérience de cette année des populations élevées de pucerons causent inévitablement des pertes de rendement lorsque le soya est déjà stressé en raison dun manque dhumidité ou de la maladie. Figure 1 Fève peu développée
De Bonnes NouvellesPar contre, les nouvelles sont bonnes du côté des prix! Ces derniers continuent de grimper, en raison dune forte demande mondiale et des exportations américaines. Les prix ontariens ont dépassé le seuil du 10 $ le boisseau et semblent maintenir le cap à la hausse! | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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