Quoi de neuf au sujet du blé?La nouvelle technologie au service de la culture de prédilection de l'Ontario. À peine la récolte de 2003 est-elle stockée dans les cellules à grain qu'il faut déjà songer à ce qu'on sèmera pour 2004. Il faut aussi décider des projets qui répondront aux questions en suspens en matière d'agronomie du blé. Au cours de la dernière saison, nous avons travaillé à un certain nombre de projets liés au blé, grâce au financement de la Commission canadienne du blé. Ce financement visait une période d'un an seulement. Or, tout projet doit comporter deux ou trois ans d'étude pour mener à des conclusions fiables. On prépare actuellement un résumé des résultats des essais agronomiques de cette année, résumé qui sera présenté dans le courant de l'année. Pour l'époque des semis d'automne, nous aimerions souligner plusieurs projets que les agriculteurs peuvent mener à bien dans leurs exploitations, soit individuellement, soit dans le cadre d'une initiative locale ou régionale. Ceux qui s'intéressent à l'un ou l'autre de ces projets trouveront le protocole complet de chacun d'eux sur le site Web de l'AASCO en cliquant sur «Field Projects and Protocols». Sur le site de l'AASCO, nous tâchons de mettre sur pied des projets qui suivent un protocole simple, clair et normalisé. Ainsi, tout le monde a accès aux mêmes protocoles, le format est normalisé pour pouvoir réunir des données provenant de sites multiples en vue de l'interprétation et de la production des rapports, et l'expérience permet d'assurer l'homogénéité et la bonne organisation de la méthode. Voici les projets qui se rapportent au blé pour l'automne 2003 : 1. Essais de variété de blé d'automne : On apprend toujours quelque chose en comparant les variétés. Consultez le site Web pour connaître le protocole de préparation de l'essai de variété qui fournira les meilleurs renseignements. Cette année, on peut notamment y voir ceux qui sont indiqués dans l'article de Peter sur le blé, dans le présent numéro de Bulletin grandes cultures. 2. Interaction densité de semis et type de sol : Ce point soulève certaines questions, étant donné que bien des agriculteurs sèment en peuplements très denses. En nous appuyant sur l'indication semences/lb de l'étiquette des semences, nous voulons comparer les effets de différentes densités de semis fixées à 1,2, à 1,5, à 1,8 et à 2,1 millions de graines/acre, en particulier dans les sols argileux et les sols légers. Ce projet convient aux régions où l'on trouve ces types de sol extrêmes. Deux répétitions dans chaque parcelle sont exigées. 3. Interaction profondeur de semis et date d'ensemencement : L'an dernier, nous avons connu de très longs créneaux d'ensemencement en raison des conditions météorologiques de l'automne à l'époque des semis. Étant donné que plus les semis sont tardifs, plus les sols sont froids et plus le délai d'établissement des jeunes plants est court, il est utile de comprendre le rôle de la profondeur des semis lorsque la date d'ensemencement varie sensiblement. Nous examinons ici les dates d'ensemencement cibles du 25 septembre, du 12 octobre et du 30 octobre. La profondeur de semis devrait se situer à 0,25, à 1,0 et à 2 pouces. 4. Lutte contre la carie naine : La carie naine sévit surtout dans les comtés entourant la baie Georgienne et le lac Huron, où la couverture neigeuse est épaisse et persiste jusqu'à la fin de l'hiver et au début du printemps. Dans les années difficiles, la carie a envahi plus de la moitié de certains champs. Un projet sur la carie naine se déroule présentement et nous cherchons d'autres participants. Dans la région géographique où la carie naine peut frapper, un test est en cours pour comparer le blé non traité, Vitaflo et divers taux de Dividend. Ceux qui s'intéressent à ce projet sont priés de communiquer avec Albert Tenuta, pathologiste au MAAARO et organisateur du projet. Les semences doivent toutes provenir du même lot et être traitées avec des taux suffisants de fongicide dans des conditions contrôlées pour assurer l'uniformité de l'application. 5. Le phosphore dans le blé : Bien que ce projet soit essentiellement terminé, certains peuvent souhaiter poursuivre l'expérience dans leur propre exploitation. L'objectif de l'application de phosphore au moment de l'ensemencement du blé est de favoriser l'établissement du blé à l'automne. Le phosphore hâte la croissance et l'enracinement. 6. Lutte contre le resemis spontané du canola dans les semis de blé d'automne : Lorsqu'on cultive du blé après une récolte de canola, quand doit-on appliquer des mesures de lutte contre le resemis de canola? Le canola pousse vite et reste très agressif. Si l'on n'emploie aucun moyen de lutte, la récolte est-elle moins abondante? 7. Fusarium dans les rotations de blé après le maïs sucré ou le maïs ensilage : On se pose de nombreuses questions au sujet de la possibilité d'infection fusarienne lorsque le blé suit immédiatement le maïs sucré ou le maïs ensilage. Dans le cas du maïs sucré, des résidus restent à la surface, mais la culture est récoltée bien avant la maturité par rapport au maïs-grain. De l'avis de certains, on réduit ainsi le risque de présence d'inoculats fusariens dans le blé semé à l'automne. Quant au maïs ensilage, puisqu'on enlève du champ la majeure partie de la culture en surface, on suppose que la pression de l'inoculat se trouve considérablement réduite. Dans le cadre du projet, nous voulons faire une recherche en comparant côte à côte des lignées sensibles et résistantes de blé d'automne. Les comparaisons devraient donc opposer soit Vienna et 25R49, soit Wonder et Webster. Dans chaque cas, les mêmes parcelles devraient être répétées deux fois et semées dans un champ où le maïs sucré ou le maïs ensilage a été récolté sur une courte période. 8. Cultures de couverture après le blé : Avec la gestion des éléments nutritifs, les gaz à effet de serre, l'économie et diverses autres questions qui influencent l'agriculture de nos jours, il est peut-être temps d'envisager plus sérieusement les cultures de couverture. En théorie, les cultures de couverture réduisent l'érosion, emprisonnent l'azote libre, suppriment les mauvaises herbes, accumulent la matière organique, retiennent la neige et ne présentent que des avantages dans l'ensemble. Voyons si la théorie s'applique au chaume de blé en Ontario. Si vous décidez de participer à l'un ou l'autre de ces projets, veuillez en aviser Peter Johnson ou Ian McDonald. Cela nous permettra de connaître le nombre de participants à chaque projet et leur emplacement géographique. Nous pourrons aussi aller voir les parcelles d'essai et saurons qui appeler pour obtenir des données en vue du résumé des projets. En travaillant de concert, nous pouvons donner un bien meilleur aperçu des réponses à d'importantes questions agronomiques. Liens connexes
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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