Nouvelles initiativesL'Association pour l'amélioration des sols et des récoltes de l'Ontario, l'Innovative Farmers Association of Ontario (IFAO), la University of Guelph et le MAAARO ont mis sur pied un fonds destiné à l'initiative de réduction des gaz à effet de serre, administré par la Soil Conservation Society of Canada. Le fonds vise à appuyer la démonstration de méthodes et de technologies de réduction des émissions de gaz à effet de serre produites par l'exploitation agricole. Cette initiative n'est que l'un des nombreux programmes du gouvernement du Canada mis en oeuvre afin de respecter les engagements du Canada dans le cadre du protocole de Kyoto. Parmi les principaux gaz à effet de serre issus de l'agriculture, mentionnons le CO2, le NO2 et le CO. Le CO2 provient de la séquestration du carbone, de la réduction de l'oxydation des matières organiques et de la production de matières organiques. On peut réduire les émissions de NO2 en diminuant la quantité globale d'engrais azotés appliqués, en optimisant le moment et la méthode de l'application d'azote et en appliquant uniquement les doses nécessaires à la culture. Les différents projets illustreront les méthodes que les agriculteurs de l'Ontario peuvent mettre en pratique pour améliorer la rentabilité de leur ferme tout en réduisant la contribution à l'effet de serre des activités d'exploitation agricole. Incidences sur les émissions de NO2 du calendrier d'épandage et de la dose utilisée dans la culture du blé d'hiverDes sites de démonstration ont été mis sur pied dans les régions de Lambton, d'Halton et d'Ottawa pour évaluer les répercussions du calendrier d'épandage d'engrais azotés (application unique ou fractionnée). Les nouvelles variétés de blé cultivées en Ontario offrent un rendement supérieur et permettent généralement d'obtenir teneur élevée en protéines. L'apport de nitrates doit être suffisant pour répondre aux besoins de la culture. Les principes agronomiques des doses de nitrates nécessaires pour ces nouvelles variétés à haut rendement devraient être bien démontrées et documentées. Outre ces sites principaux, il existe d'autres sites secondaires répartis dans toute la province afin de tenir compte des autres variétés et des conditions climatiques. Labour en bandes pour la culture de maïs dans les sols argileux lourds - Amélioration de la structure du sol et gestion des nitratesLe labour en bandes des sols argileux lourds à l'automne est-il avantageux pour les producteurs de maïs, qui bénéficient ainsi d'une période plus longue pour ensemencer au printemps? Le projet vise notamment à : Comparer l'efficacité du labour en bandes, des méthodes de labour conventionnelles et des méthodes sans labour sur les sols argileux. Peut-on augmenter la superficie cultivée en utilisant le labour en bandes? Déterminer le calendrier d'épandage et les doses d'engrais azoté les plus pertinents pour augmenter l'efficacité de l'utilisation des nitrates et réduire les gaz à effet de serre. Mieux comprendre le mécanisme de libération de l'azote organique dans les sols lourds, frais et humides afin d'être en mesure de calibrer les doses d'azote à appliquer à partir des résultats des analyses de la teneur en nitrates du sol. Amélioration de l'efficacité de l'utilisation des nitrates dans les exploitations d'élevage L'épandage de fumier et l'introduction de fourrages dans la rotation des cultures apportent une quantité considérable d'azote organique aux sols par minéralisation de la matière organique. L'importance de cette source de nitrates pour la production de maïs est souvent négligée. Bon nombre d'éleveurs pourraient produire du maïs à rendement élevé sans ajouter d'engrais commerciaux, et pourtant beaucoup continuent d'épandre des engrais azotés. La plupart des éleveurs cultivent du maïs en appliquant de l'urée avant les semis et le travail du sol. L'apport en nitrates résultant de l'épandage antérieur de fumier est parfois pris en compte, mais la décision d'appliquer de l'urée relève davantage de la tradition que de la connaissance. Certains agriculteurs prétendent que la fenaison et l'épandage d'herbicides en juin faussent les analyses des sols et nuit à l'épandage d'azote en bandes latérales. Divers sites répartis dans toute la province seront ensemencés sans application préalable d'azote. Les sols seront analysés au moment des semis et avant l'épandage d'azote en bandes latérales (début ou mi-juin). Des doses variées d'engrais azoté seront appliquées (0, 50, 100 et 150 lbs/acre). La quantité d'azote organique disponible pour la culture du maïs au début et à la moitié de la saison de croissance sera évaluée. Le potentiel de rendement des différentes doses d'azote appliquées permettra d'établir les doses d'azote les plus rentables. Optimisation de l'efficience environnementale grâce à une barre à outils de précision La réduction du travail du sol et la prévision des doses d'azote nécessaires sont susceptibles de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les résultats des recherches semblent indiquer clairement que l'épandage en bandes latérales permet une utilisation plus efficace de l'azote que l'application avant les semis. Une analyse préalable à l'épandage en bandes latérales de l'azote est recommandée pour améliorer la précision du calcul des doses d'azote nécessaires. Cependant, l'épandage d'azote en bandes latérales et l'utilisation d'applicateurs spécifiques montés sur une barre à outils semblent peu courants. Les méthodes de semis directs sans labour sont méconnues de bon nombre de cultivateurs. Le labour printanier (6 à 12 heures avant les semis) peut se révéler être une méthode très rentable pour la production de maïs, particulièrement lorsque le sol est bien drainé et que la culture précédente était du soya. Ce projet fera la démonstration de la combinaison du labour en bandes avant les semis et de l'épandage en bandes latérales d'azote à l'aide de la même barre à outils. Cultures de couverture favorisant la séquestration du carbone et la gestion de l'azote L'utilisation de cultures de couverture permet de séquestrer le carbone dans le sol et de fixer temporairement l'azote résiduel. Les cultures de couverture sont un moyen idéal de fixer l'azote, qu'il s'agisse de résidus laissés par la culture qui vient d'être récoltée ou d'un apport provenant du fumier épandu à l'automne après la récolte des céréales. En séquestrant l'azote sous sa forme organique, on réduit considérablement les pertes d'azote par formation d'oxyde nitreux. À l'heure actuelle, on estime que les cultures de couverture ne sont utilisées que sur 25 % de la superficie occupée par les cultures de céréales; on a principalement recours à l'enfouissement de trèfle rouge. Après la récolte des céréales, il reste deux ou trois mois à la saison de croissance, qui peuvent être mis à profit pour séquestrer le carbone à l'aide d'une culture de couverture. Il semble que l'utilisation du trèfle rouge comme culture de couverture en combinaison avec le blé d'hiver ait un effet bénéfique d'environ 14 bois/acre (10 %) sur le rendement des cultures de maïs subséquentes. Le rendement accru des cultures subséquentes augmente la séquestration du carbone dans le sol. D'autres espèces ont été utilisées comme cultures de couverture, mais sur des superficies peu importantes. Des études doivent être menées pour déterminer la culture de couverture la plus efficace et comprendre leur potentiel de réduction des gaz à effet de serre. Des démonstrations illustreront les avantages considérables de cette méthode de production. Le projet se déroule principalement dans les environs du site du Outdoor Farm Show, de sorte que des visites puissent être organisées à l'occasion de la tenue de l'événement en septembre. Ouvrez l'œil!Nous vous ferons part de plus amples renseignements
sur tous ces projets à mesure qu'ils seront mis en œuvre. Des
journées de démonstration auront lieu à l'été
2004 et à l'été 2005 à différents
endroits en Ontario. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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