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La clôture électrique, clé d'une bonne gestion des pâturages

La clôture électrique est la clé d'une gestion des pâturages efficace et productive. La gestion des pâturages repose sur le principe que c'est le producteur, et non le bétail, qui décide des pâturages à brouter. Or, les clôtures électriques sont faciles à installer et très efficaces à maîtriser le bétail, pour peu que certains points essentiels soient respectés.

La clôture électrique constitue une barrière psychologique pour les animaux. Son efficacité dépend de la façon dont on a appris aux animaux à la craindre. Ces derniers doivent être conscients de sa présence et de la douleur qu'elle inflige. Il faut donc en premier lieu dresser les animaux bétail en les mettant dans un enclos relativement petit, entouré d'une clôture électrique bordant le périmètre intérieur d'une clôture traditionnelle en planches ou en fils de métal. Au contact d'une clôture électrique ayant une tension suffisante, les animaux apprennent vite à se tenir à distance. Après quelques jours, la plupart, sinon tous, réalisent que le fait de toucher le fil n'est pas très agréable.

Pour administrer un choc suffisant aux animaux, la clôture doit être correctement mise à la terre. La décharge électrique se produit grâce à un circuit formé à partir d'un électrificateur. Le courant passe dans le fil, puis au travers de l'animal vers le sol, pour revenir à la tige de mise à la terre de l'électrificateur. Si ce dernier n'est pas bien mis à la terre, le circuit n'est pas bouclé. Si le sol est très sec, le circuit risque aussi d'être incomplet. Le circuit doit être pourvu de trois tiges de mise à la terre en acier galvanisé, longues d'au moins 1,8 à 2,4 m (6 à 8 pi). Ces tiges doivent être plantées en sol humide, à une distance d'au moins 3 m (10 pi) les unes des autres. Le fil de terre du chargeur doit être fixé avec de bonnes attaches de serrage pour que le raccord soit solide. Si un sol trop sec est à craindre, on peut passer au moins un fil de terre dans la clôture pour qu'au moment où l'animal entre en contact avec les deux fils (fil sous tension et fil de terre). Ainsi, le circuit est bouclé et l'animal reçot une décharge électrique.

Il faut éviter les courts-circuits le long de la clôture qui pourraient réduire l'intensité de la décharge. Un court-circuit peut survenir si l'isolant n'offre pas une protection complète, que des herbages ou des branches entrent en contact avec les fils sous tension ou que des raccords sont mal faits le long du circuit.

Comme la clôture électrique est avant tout une barrière psychologique, il est inutile que le fil soit tendu comme une corde de violon. Les clôtures traditionnelles constituent des barrières physiques permettant de contenir l'animal. La clôture électrique mise sur l'aspect psychologique pour retenir les animaux sur place. Si l'animal s'attaque à la clôture, il vaut mieux que le fil ne soit pas trop tendu afin que l'animal puisse la traverser sans endommager le fil. La réparation sera beaucoup plus facile. Un ou deux fils ne constituent jamais un véritable obstacle physique.

En entretenant la clôture électrique pour la maintenir en bon état et en dressant les animaux à la craindre, on s'assure d'une gestion beaucoup plus facile et plus efficace des pâturages. Une fois que le bétail a appris à craindre les clôtures électriques, il suffit, pour faire la rotation des pâturages, de diviser les enclos au moyen d'un simple fil sous tension. Des clôtures temporaires sont alors faciles et rapides à ériger et les animaux les respecteront. Un système d'enclos facile à gérer fait de la rotation des pâturages un outil de gestion précieux qui permet d'accroître la productivité des pâturages.

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