Rendements du soya en semis directEn Ontario, le passage à la culture du soya suivant les méthodes du semis direct et du travail réduit du sol s'est fait rapidement. Plus de 60 % du soya cultivé en Ontario l'est maintenant selon une forme ou une autre de travail réduit du sol. On peut attribuer ce changement rapide en partie à l'utilisation des cultivars tolérant le glyphosate. En 2001, environ 30 % du soya cultivé en Ontario était tolérant à des herbicides. Ce nombre a atteint environ 45 % cette année et pourrait atteindre ou dépasser 60 % l'année prochaine. Rendements égauxL'une des grandes craintes des producteurs qui envisagent de passer à un système de semis direct est de voir leurs rendements diminuer. Cette crainte est d'autant plus grande après des années comme 2002 où les rendements ont varié considérablement. Il reste que l'expérience sur le terrain démontre des rendements quasi-identiques en moyenne entre les divers systèmes de travail du sol. Une recherche menée par l'Université de Guelph de 1997 à 2000 a conclu que les rendements du soya en semis direct étaient équivalents à ceux du soya obtenu après un labour automnal et cultivé dans des rangs écartés de 56 cm (22 ½ po) ou moins ainsi que dans des rangs jumeaux (tableau 1).
Plus petite différence significative (p.p.d.s.) (P=0,05) = 2,4
Types de solsLes sols à texture lourde (argile, loam limono-argileux ou argile silteuse) comptent parmi les types de sols mettant le plus au défi les systèmes de semis direct. Au cours de saisons difficiles, les producteurs ont obtenu des rendements moindres dans le soya en semis direct sur des sols plus lourds. Mais la recherche menée à long terme sur les systèmes de travail du sol dans des argiles Brookston au Collège de Ridgetown de l'Université de Guelph révèle des rendements égaux entre le soya en semis direct et le soya semé dans un sol au préalable labouré à l'automne à l'aide d'une charrue à versoirs (voir tableau 2).
Les valeurs suivies d'une lettre ne présentent pas une différence significative au niveau de 5 %.CultivarsLes cultivars ne se prêtent toutefois pas tous au semis direct. Les sols restent plus frais et plus humides le printemps, ce qui peut retarder la levée et donner prise aux maladies terricoles. Il faut donc choisir pour le semis direct des cultivars très vigoureux qui affichent une bonne tolérance au pourridié phytophthoréen. Sols chauds et secsDe même, avant les semis, le sol doit s'être suffisamment réchauffé. Il faut éviter d'ensemencer un champ tant que la température du sol n'a pas atteint 10 ºC (50 ° F). L'absorption d'eau froide par la graine nouvellement mise en terre risque de réduire son pouvoir germinatif et de nuire à sa vigueur. Le fait de semer dans un sol détrempé provoque par ailleurs le lissage de la raie de semis, ce qui nuit à la croissance des racines latérales et ralentit la nodulation. Il arrive aussi que la raie de semis s'ouvre au moment où le sol s'assèche, ce qui réduit le contact sol-semence. La réussite du semis direct repose en grande partie sur des semis réalisés dans un sol suffisamment chaud et sec. Selon la qualité du drainage du sol, cela peut obliger à retarder les semis d'aussi peu que 3 ou 4 jours de plus que dans des champs soumis aux méthodes traditionnelles de travail du sol. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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