Le calcium : merveille ou déchet ?Le calcium est un élément nutritif essentiel. Il est nécessaire en petites quantités pour le métabolisme et la formation du noyau des cellules. Il intervient en bien plus grandes quantités comme constituant des parois cellulaires en se liant à la pectine. Ce rôle n'est pas essentiel, mais il aide la plante en renforçant les parois cellulaires. La quantité de calcium qu'absorbent les plantes est relativement petite. La plupart du calcium se retrouve dans les parties végétatives plutôt que dans le grain. À titre d'exemple, une culture de maïs donnant un rendement de 150 boisseaux par âcre absorbe entre 25 et 50 livres de calcium par âcre, mais seule une livre par âcre est extraite avec le grain. Le calcium est absorbé par les racines avec l'eau du sol. Dans la plupart des sols, la quantité de calcium transmise aux racines est supérieure aux besoins de la plante. L'excès est extrait de l'eau et s'accumule autour des racines. Ce dépôt de calcium n'est pas évident chez les cultures annuelles, mais regardez les racines d'un arbre quand vous en aurez l'occasion. Vous verrez qu'il y a souvent autour des racines une gaine de chaux, où le calcium a réagi avec le carbonate libéré par les racines pour ainsi former du calcaire. Une carence en calcium chez les plantes est généralement due à un manque d'eau plutôt qu'à un sol pauvre en calcium. Le calcium ne peut se déplacer qu'au moyen du xylème après avoir été absorbé par les racines. Il se transmet au reste de la plante par le xylème et reste à l'endroit où il est finalement déposé. Pendant des périodes de tension hydriques, le fruit et les nouvelles feuilles ne transpire pas autant que le reste de la plante. Ils ne reçoivent donc pas autant de calcium qu'ils en recevraient normalement. Cela peut occasionner des grappes de cellules aux parois cellulaires affaiblies, qui se désintègrent lorsque le fruit se met de nouveau à croître rapidement. À titre d'exemple, ce phénomène se manifeste par la pourriture apicale chez les tomates et par des taches amères chez les pommes. Cela n'est pratiquement jamais un problème chez les cultures de céréales. Le calcium est présent dans le sol sous forme d'ions positivement chargés (cations), comme le potassium et l'ammonium. Contrairement aux cations de ceux-ci, le calcium a deux charges positives au lieu d'une seule. Il peut donc équilibrer deux charges négatives sur les particules de sol et peut parfois aider à maintenir solidaires des particules d'argile. Dans l'ouest du Canada, cela est manifeste aux endroits où les sols sont très riches en sodium. On peut améliorer la structure de ces sols par un amendement de calcium. Dans la plupart des sols ontariens, toutefois, le calcium est présent sous forme de cation majeur. On ne peut donc pas améliorer la structure de tels sols par un enrichissement de calcium. Et les matières organiques sont un bien meilleur liant que tout cation quel qu'il soit ! Le calcium présent dans la solution du sol ou fixé par adsorption aux particules de sol ne représente qu'une petite partie du calcium que renferme le sol, particulièrement dans des sols alcalins (pH > 7). Le calcaire (carbonate de calcium) peut représenter plus de 30 % des constituants du sol ! Ce carbonate de calcium provient probablement du calcaire que les glaciers ont broyé et laissé derrière eux. Il peut aussi avoir pour origine des ions de calcium qui ont réagi avec l'acide carbonique du sol. Quoi qu'il en soit, il représente une énorme réserve de calcium, ainsi qu'un tampon contre les changements du pH du sol. Les sols plus anciens que l'on trouve aux endroits à l'est et au sud de nous n'ont pas cette chance. C'est pourquoi il est conseillé de les enrichir de calcium, ce qui n'est pas le cas chez nous. Bref, il ne faut pas s'attendre à ce que l'adjonction de calcium qui est recommandé là-bas donne des résultats ici en Ontario. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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