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Du soufre?
Le soufre est l'un des éléments minéraux indispensables à la croissance et à la reproduction des cultures. Il joue un rôle primordial dans la synthèse des protéines, en entrant dans la composition de deux acides aminés : la cystéine et la méthionine. En outre, comme le soufre intervient dans l'assimilation de l'azote en protéine, les plantes carencées en soufre ont une moins bonne teneur protéique même si le sol est suffisamment riche en azote. Chez les végétaux, les symptômes de la carence en soufre ressemblent souvent à ceux d'une carence en azote, soit une diminution de la croissance et un jaunissement de la plante. Toutefois, alors que la carence en azote se manifeste le plus fortement dans les nouvelles pousses, la carence en soufre affecte en général l'ensemble de la plante. Les cultures qui ont les plus gros besoins en soufre sont celles qui contiennent le plus de protéines, et en particulier des protéines à fortes proportions de cystéine et de méthionine. Parmi les cultures couramment produites en Ontario, le canola a de loin les besoins les plus élevés, devant le blé dur roux et la luzerne. La question est de savoir s'il faut apporter à ces cultures du soufre en plus de ce qu'elles trouvent dans l'environnement, pour un rendement et une qualité optimales. La plus grande source de soufre disponible pour les cultures est la décomposition de la matière organique. Une source secondaire, très importante aussi, est le soufre qui se dépose de l'atmosphère. La combustion des carburants fossiles, par l'industrie ou par les automobiles, dégage dans l'atmosphère des sulfates que les pluies acides redéposent sur terre, ou qui se déposent sous forme sèche de sulfate d'ammoniaque. La carence en soufre est commune dans les Prairies, régions presque dépourvues d'industrie lourde et où les conditions sèches ralentissent la décomposition de la matière organique. Elle est plus rare en Ontario, sauf si l'on vit à l'ouest du lac Supérieur. Les scientifiques estiment qu'on pourrait observer des carences en soufre en Ontario par suite de la réduction des pluies acides. Durant les trois dernières années, on a mené plusieurs essais sur le canola, une culture chez laquelle les symptômes d'une carence en soufre devraient apparaître plus rapidement que chez les autres grandes cultures. Dans certaines parcelles, le rendement a montré une réponse à l'apport de soufre, mais la réponse moyenne, toutes parcelles confondues, a été de zéro. Pour le moment, il y a peu de chances pour que des apports de soufre se traduisent par une augmentation du résultat net d'exploitation. Si l'on veut épandre une certaine dose de soufre, la forme la plus économique est le sulfate d'ammoniaque. Ce matériau est disponible en différentes qualités dont le prix varie en conséquence. Le produit brut tel qu'il provient des aciéries est une poudre floconneuse difficile à manutentionner, mais dont le prix est compétitif avec celui de l'urée. La forme granulaire du sulfate d'ammoniaque est meilleure du point de vue de la manutention, mais peut revenir deux fois plus cher et même plus par livre d'azote. Sous l'une ou l'autre de ces formes, le produit présente, par rapport à l'urée, l'avantage de ne pas se volatiliser quand il est laissé à la surface du sol. Dans tout essai avec du sulfate d'ammoniaque, il est difficile de distinguer quels effets sur le rendement sont attribuables au soufre et quels effets sont dus au fait que la culture trouve plus d'azote disponible. Si l'urée et le sulfate d'ammoniaque sont épandus sans être enfouis, les pertes par volatilisation de l'urée peuvent entraîner un manque d'azote dans l'épandage d'urée. Une autre erreur commune est de ne pas tenir compte de l'azote du sulfate d'ammoniaque, et d'épandre ce matériau en plus du programme normal de fertilisation azotée. Dans ce cas, l'effet sur le rendement résulte-t-il des 24 livres de soufre ou des 21 livres supplémentaires d'azote? Même quand on fait entrer en ligne de compte les effets de l'azote, il faut faire des mesures rigoureuses pour détecter les variations de rendement. Celles-ci ne sont ni constantes ni importantes, si on a bien fait les mesures des essais antérieurs! | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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