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Menace de Compaction en Profondeur
Des études révèlent que pour les producteurs de maïs, la compaction
du sol est un problème courant, un problème à éviter dans la mesure
du possible et à corriger au besoin par un travail du sol. Voici les
grands principes à respecter pour prévenir la compaction du sol ou
y remédier : Dans une étude sur la compaction réalisée à la Ohio State University et passablement publicisée, l'utilisation d'un tracteur à quatre roues motrices (articulées) dont la pression des pneus était de 6 psi à l'arrière et de 7 psi à l'avant a provoqué une compaction du sol moins importante que les tracteurs à deux chenilles. Toutefois, le même tracteur utilisé alors que la pression de gonflage des pneus était de 24 psi a causé la pire compaction enregistrée dans toute l'expérience. Il est clair que l'usage de pneus laissant une empreinte large, gonflés à une pression bien adaptée à la charge à l'essieu joue un rôle déterminant dans la réduction des risques de compaction. La charge totale imposée aux essieux est un autre facteur à ne pas négliger, car elle est souvent la grande responsable lorsque la compaction est observée sur plus de quelques centimètres à la surface du sol. La compaction dans les couches sous la profondeur normale de travail du sol est même la plupart du temps attribuable à une forte charge à l'essieu. Or, la compaction du sol en profondeur est préoccupante parce qu'elle est difficile et coûteuse à éliminer par le travail du sol et qu'elle est persistante. Des études réalisées au cours des 20 dernières années ont démontré que la compaction du sous-sol peut en effet être très persistante et que les effets bénéfiques des cycles gel-dégel dans la réduction de la compaction du sous-sol sont nettement exagérés. Selon des études réalisées dans des sols à texture fine au Minnesota et au Québec, la compaction du sous-sol persisterait jusqu'à 6 ans et même davantage après l'événement l'ayant provoqué. Pour éviter la compaction du sous-sol par des véhicules qui ont de fortes charges à l'essieu (moissonneuses-batteuses, citernes à fumier, remorques à grain) et qui risquent d'engendrer un orniérage important, il faut parfois attendre que les champs soient gelés avant d'y circuler. Autrement, on risque d'exposer le sol à une compaction que ni le temps ni le travail du sol ne réussiront à éliminer facilement. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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