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Menace de Compaction en Profondeur

Des études révèlent que pour les producteurs de maïs, la compaction du sol est un problème courant, un problème à éviter dans la mesure du possible et à corriger au besoin par un travail du sol. Voici les grands principes à respecter pour prévenir la compaction du sol ou y remédier :
1) restreindre la circulation de la machinerie à des voies permanentes à l'intérieur du champ, afin que les zones cultivées ne soient soumises à aucune circulation;
2) éviter la circulation des véhicules sur roues sur les sols détrempés sensibles à la compaction;
3) opter pour de la machinerie ayant une moins forte charge à l'essieu;
4) augmenter la taille des empreintes laissées par la machinerie en la munissant de pneus radiaux, de pneus plus larges, de pneus plus nombreux ou de chenilles; et
5) réduire la pression de gonflage des pneus.
Au moins deux de ces principes ont fait l'objet d'efforts considérables de la part des fabricants de machinerie; il s'agit de l'augmentation de la dimension des pneus et de la réduction de leur pression de gonflage. Ces améliorations se traduisent généralement par des pressions de contact avec le sol réduites et donc par des problèmes d'orniérage et de compaction moins accentués.

Dans une étude sur la compaction réalisée à la Ohio State University et passablement publicisée, l'utilisation d'un tracteur à quatre roues motrices (articulées) dont la pression des pneus était de 6 psi à l'arrière et de 7 psi à l'avant a provoqué une compaction du sol moins importante que les tracteurs à deux chenilles. Toutefois, le même tracteur utilisé alors que la pression de gonflage des pneus était de 24 psi a causé la pire compaction enregistrée dans toute l'expérience. Il est clair que l'usage de pneus laissant une empreinte large, gonflés à une pression bien adaptée à la charge à l'essieu joue un rôle déterminant dans la réduction des risques de compaction.

La charge totale imposée aux essieux est un autre facteur à ne pas négliger, car elle est souvent la grande responsable lorsque la compaction est observée sur plus de quelques centimètres à la surface du sol. La compaction dans les couches sous la profondeur normale de travail du sol est même la plupart du temps attribuable à une forte charge à l'essieu. Or, la compaction du sol en profondeur est préoccupante parce qu'elle est difficile et coûteuse à éliminer par le travail du sol et qu'elle est persistante. Des études réalisées au cours des 20 dernières années ont démontré que la compaction du sous-sol peut en effet être très persistante et que les effets bénéfiques des cycles gel-dégel dans la réduction de la compaction du sous-sol sont nettement exagérés. Selon des études réalisées dans des sols à texture fine au Minnesota et au Québec, la compaction du sous-sol persisterait jusqu'à 6 ans et même davantage après l'événement l'ayant provoqué.

Pour éviter la compaction du sous-sol par des véhicules qui ont de fortes charges à l'essieu (moissonneuses-batteuses, citernes à fumier, remorques à grain) et qui risquent d'engendrer un orniérage important, il faut parfois attendre que les champs soient gelés avant d'y circuler. Autrement, on risque d'exposer le sol à une compaction que ni le temps ni le travail du sol ne réussiront à éliminer facilement.

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