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Difficulté à Choisir Hybrides et Cultivars
Avant même terminé les récoltes, il nous faut déjà choisir les hybrides et les cultivars de la prochaine saison. La décision est d'autant plus difficile que nous avons eu cette année une saison anormale. La sécheresse prolongée s'est répercutée sur les rendements du soya et du maïs presque partout dans la province. À cela s'est ajoutée l'apparition pour la première fois cette année du puceron du soya. Puis, les récoltes n'étaient pas sitôt commencées que nous avons eu droit à du temps anormalement pluvieux qui a considérablement retardé les opérations dans la plupart des régions de la province. Les données sur les parcelles d'essai dorment encore au champ en compagnie des cultures et ne seront pas accessibles avant un certain nombre de semaines encore. Cette année, plus que toute autre année, nous donnons raison au principe qui veut que l'on ne se fie pas, dans le choix d'un hybride, aux résultats d'une seule parcelle d'essai. Dans les régions les plus frappées par la sécheresse, les rendements du maïs, mais surtout du soya, sont bien en deçà des attentes, de telle sorte que de se fier aux résultats des parcelles d'essais locales serait une grave erreur. Là oł les rendements des parcelles d'essai sont bien en deçà des normales, nous ne savons pas si les écarts entre cultivars seraient les mêmes sous des conditions de croissance plus favorables. De là à dire qu'il ne faille tenir aucun compte de cette information, non. Il s'agit plutôt d'utiliser cette information en contexte et de tenir compte aussi des résultats d'autres parcelles d'essai situées dans des régions qui ont été davantage épargnées par les conditions météorologiques, ainsi que des résultats des essais menés les années passées. Dans bien des régions de la province oł l'on s'attendait à des réductions significatives des rendements du maïs, les producteurs ont été agréablement surpris. Parmi ces régions, il est bon, pour compléter le portrait, de trouver celles qui ont reçu le même nombre d'UTM que la vôtre et d'analyser les résultats des parcelles d'essais qui s'y trouvent. Les recherches menées ces dernières années par Pioneer et d'autres chercheurs révèlent qu'une différence de rendement de 6 boisseaux/acre entre deux hybrides à un même emplacement est seulement plus ou moins 50 % du temps attribuable à des différences entre les hybrides. Dans le cadre d'un seul essai, la variabilité au niveau du sol, de la fertilité ou d'un certain nombre de facteurs peut aussi expliquer les différences de rendement entre les hybrides. Quand les mêmes hybrides sont comparés à 10 emplacements différents, on a l'assurance que plus ou moins 75 % du temps, un écart de rendement de 6 boisseaux est réel. Par ailleurs, quand on compare les mêmes hybrides à au moins 30 emplacements différents (que ce soit la même année ou d'une année à l'autre), le degré de confiance que l'on peut avoir qu'il s'agit bel et bien d'une différence au niveau des hybrides passe alors à plus ou moins 90 %. Ces données ont été rapportées dans de nombreux autres articles, mais elles méritent d'être soulignées. En conséquence, le choix d'un cultivar ne doit pas reposer uniquement sur les résultats d'un seul essai ni uniquement sur les données recueillies localement. Les saisons de croissance 1999 et 2000 ont été très différentes l'une de l'autre au niveau des conditions climatiques, mais la majorité des régions de culture avaient déclaré ces deux années des rendements des récoltes allant de moyens à supérieurs à la moyenne. En évaluant la performance des cultivars pour ces deux années, on peut avoir une bonne idée des cultivars qui offrent le plus grand potentiel de rendement sous des conditions de croissance fort différentes. Ajoutée aux données provenant des essais de 2001, cette information devrait vous permettre de faire un choix judicieux pour votre ferme. Les nouveaux cultivars devront être considérés à la lumière des données tirées des essais de rendement et des bandes d'essais provenant de régions qui n'ont pas trop souffert du temps sec de la dernière saison. Dans le cas du maïs, les parcelles qui étaient situées cette année dans des régions gravement atteintes présentent à tout le moins l'avantage de faire ressortir les différences entre cultivars au niveau de la résistance à la verse. La verse a été importante dans le maïs cette année. Aussi, est-il pertinent de prêter une attention particulière aux évaluations des cultivars au niveau de leur résistance à la verse. Est-ce que les hybrides qui ont bien résisté à la verse cette année dans les régions les pires ont donné d'aussi bons rendements dans les régions moins touchées par les conditions météorologiques ou avaient-ils donné d'aussi bons résultats les années passées? Les cultivars qui ont affiché une bonne résistance à la verse cette année pourraient vraisemblablement être en lice pour l'année prochaine. Il est bon de vérifier le rendement qu'ils ont donné les dernières années. Cette information peut s'avérer utile à la prise de décision. Le choix des cultivars de soya peut s'avérer plus difficile. Les rendements ont été inhabituels dans une bonne partie de la province. On ne sait toujours pas quelles ont été les répercussions respectives du puceron du soya et du temps sec sur le rendement. Le rendement du soya aurait-il souffert autant si les pucerons n'avaient pas été présents? Si la sécheresse n'avait pas été aussi sévère, les populations de pucerons auraient-elles été aussi nombreuses? Nous attendons toujours les conclusions de divers projets de recherche menés ici et aux États-Unis, pour mieux comprendre ce qui s'est passé. Cette information nous est nécessaire pour savoir si nous risquons de nous retrouver aux prises avec la même situation l'an prochain. Malheureusement, nous ne serons probablement fixés à ce sujet qu'au début de l'année 2002. Je vous invite à vous reporter à mon article dans le dernier numéro, intitulé « Are Your Trial Results Real? » pour des indications sur la façon d'analyser les données tirées des parcelles d'essais. Vous devriez ainsi être mieux à même de déterminer si les écarts observés entre cultivars dans une parcelle d'essai sont réels ou non. En l'absence d'un cultivar témoin, il est très difficile de dire si les écarts sont réels, à moins de recourir à une quelconque analyse statistique. Voici des sources d'information qui peuvent être utiles dans le choix des cultivars. Résultats des bandes d'essais publiés par des sociétés et autres données :
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