Tache
septorienne du soya
À ce jour, la maladie foliaire la plus répandue dans le soya
est la tache septorienne. La sensibilité varie selon les cultivars, la
maladie aura donc des effets différents sur chacun.

Figure 1. Tache septorienne du soya
Les symptômes de la maladie se manifestent d'abord sur les premières
feuilles unifoliées peu après l'émergence des trifoliées.
Dans certains cas, selon la quantité de pluie et d'éclaboussures,
les trifoliées présentent plus de lésions que les unifoliées.
La maladie prend d'abord l'allure de petites taches irrégulières
de 1 à 2 mm de diamètre, d'un brun foncé, avec ou sans halo
jaune sur les surfaces supérieures et inférieures des feuilles du
bas. Les infections initiales sur les feuilles primaires et les cotylédons
produisent un inoculum secondaire qui s'attaque aux feuilles supérieures
à mesure de leur émergence. Le champignon produit une toxine qui
provoque le jaunissement des feuilles.
Les lésions peuvent
s'étendre et se concentrer souvent le long des nervures des feuilles ou
à leur extrémité (figure 1). La maladie cause surtout des
désordres esthétiques, mais son apparition tôt en saison peut
occasionner une défoliation importante des plants. Les réactions
varient selon les cultivars, mais les symptômes disparaissent souvent à
mesure que la saison avance quand le temps devient plus chaud et plus sec. Les
symptômes peuvent être confondus avec ceux de la brûlure bactérienne,
de la rouille du soya et du mildiou. Comme toujours, la rotation avec des cultures
non hôtes, comme le blé et le maïs, permet de réduire
l'incidence de la maladie.