À tout vent (la suite)


Les gens trouvent toutes sortes d'excuses stupides pour décider de pulvériser des insecticides ou des fongicides dans leurs champs, mais ça ne tient pas la route. Mardi matin, c'est-à-dire avant-hier, je roulais sur une route de campagne lorsqu'à mon grand étonnement, j'ai vu quelqu'un en train de vérifier ses buses dans le but de pulvériser son champ. Bien sûr, ce printemps, les conditions n'ont pas été idéales pour semer et pour appliquer différents herbicides, soit qu'il ventait ou que les champs étaient trempés. Ce n'est cependant pas une raison pour prendre la pire décision qui soit en matière de pulvérisation des champs, malgré les retards causés par la température.

Il y a toujours un bon moment pour pulvériser vos champs, et vous devez apprendre à le reconnaître. En tout cas, mardi matin, toute personne douée de raison aurait dû voir les signes qui lui dictaient de laisser son pulvérisateur juste là où il était stationné. Voici quatre signes qui auraient dû faire peur à n'importe qui :

  1. Le vent soufflait si fort que la poussière montait dans l'air et formait un grand nuage gris;
  2. Les drapeaux battaient au vent et étaient complètement déployés;
  3. Les urubus à tête rouge courbaient constamment leurs ailes pour en réduire la portance et arriver à se déplacer dans le ciel;
  4. L'anémomètre indiquait des vitesses de 24 à 32 km/h (de 15 à 20 mi/h) et des rafales de 40 km/h (25 mi/h).

Même si vous n'avez pas d'anémomètre, vous devriez savoir que si vous utilisez un pulvérisateur dans des conditions comme celles qui prévalaient mardi, ça risque de vous retomber sur le nez. On a déjà recensé des cas de dommages aux cultures ce mois-ci à la suite d'une pulvérisation faite à partir d'un champ voisin.

Et vous, l'homme au tracteur rouge sans cabine avec le pulvérisateur de 60 pi, de grâce, réfléchissez un peu!

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