Tendances dans l'utilisation des engrais, 1981-2006
Fig 1. Tendance d'utilisation de l'azote en Ontario depuis 1981 Outre l'incidence de la superficie en cultures, les taux de fertilisants peuvent varier d'une année à l'autre selon la disponibilité des matières premières, le temps durant la période des semailles, le prix des cultures et des engrais et le degré d'optimisme chez les producteurs. L'azote affiche de plus fortes variations annuelles que le phosphate ou la potasse, mais la tendance est à la baisse dans les taux moyens de l'ordre de 0,7 kilogramme d'azote par hectare par année. Ceci reflète une utilisation plus efficace de l'azote de sources organiques comme le fumier ou les légumes de même qu'une meilleure gestion des engrais azotés. Le phosphate et la potasse affichent une plus grande stabilité que l'azote, ainsi qu'une baisse beaucoup plus importante dans l'utilisation des engrais. Dans les deux cas, la baisse est d'environ 1,8 kilograppe par hectare par année. Bien que la baisse dans l'utilisation de l'azote représente environ 13 pour 100 du taux d'utilisation de 1981, la baisse est de près des deux tiers pour le phosphate et presque autant pour la potasse. La baisse du taux de phosphore semble s'atténuer, mais cette tendance n'est pas encore apparente pour la potasse.
Fig 2. Tendance apparente d'utilisation du phosphore P205, en Ontario au cours des 26 dernières années Une partie importante de la baisse de l'utilisation du phosphate et de la potasse tient à la l'utilisation réduite des engrais dans les champs dont la fertilité a été construite par les applications antérieures de fertilisants. On accorde également une plus grande valeur aux éléments nutritifs contenus dans le fumier et les biosolides. De toute évidence, les agriculteurs ontariens gèrent plus efficacement les éléments nutritifs, ce qui entraîne une production agricole plus rentable et une diminution des effets sur l'environnement.
Fig 3. Taux apparent de la potasse K20, en Ontario, 1981-2006 Il faut toutefois prendre garde que les taux d'applications ne baissent pas sous le seuil des prélèvements d'éléments nutritifs par les cultures, ce qui augmenterait le risque de déficit en éléments nutritifs. Cela ne veut pas dire qu'il faille augmenter les taux d'application d'engrais, mais bien que l'évaluation régulière des sols par des tests pour contrôler le niveau d'éléments nutritifs dans le sol deviendra encore plus importante.
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