Refroidissement du soja et du maïs dans les cellules de stockage



Au cours de la saison de récolte de 2008, le temps a été très ensoleillé et venteux, et les rendements ont été impressionnants. À l'automne, pendant les ballades en voiture à la campagne, le soja et le maïs semblaient se faire concurrence, et il n'était pas évident laquelle des deux cultures remporterait la course. Le soja a atteint la maturité, mais l'écossage a été difficile. Les températures à la mi-octobre nous ont réservé la belle surprise de se maintenir dans les 20°C. Il faut toutefois s'assurer que les fèves récoltées à de telles températures sont conservées bien au froid dans les cellules de stockage.

Par temps chaud, la température des tous les grains demeure élevée pendant l'entreposage et ne diminue pas d'elle-même. Dans les cellules, il n'y a contact direct qu'entre les grains adjacents, et seuls des vides remplis d'air s'intercalent entre eux. En raison de l'effet isolant des vides, l'air chaud est immobilisé dans la masse de grains. Comme les cellules renferment bon nombre de boisseaux (ou tonnes) de grains, la température qui y règne est extrêmement élevée. Quand l'air ne peut circuler, la chaleur est piégée entre les grains pendant de très longues périodes ou jusqu'à ce qu'ils se gâtent.

L'aération constitue l'unique moyen de réduire la température des grains et, puisque celle ci peut atteindre plus de 25°C en entreposage, il faut agir sans tarder. Les températures nettement plus élevées du contenu des cellules par rapport à la température extérieure provoquent un transfert de chaleur. L'humidité des grains entraînée sous l'effet de l'élévation de l'air se condense sur toute surface dont la température correspond au point de rosée, tant à l'extérieur (p. ex., au sommet des cellules) qu'à l'intérieur (p. ex., sur les grains sous-jacents). À ce moment, l'air se déplace vers le bas, le long des parois La seule façon de maîtriser ce phénomène naturel est de maintenir un écart de 5 oC entre la température des grains et la température moyenne de l'air extérieur. Comme d'habitude, il faut être prudent avec les fèves de soja et faire fonctionner le ventilateur seulement quand l'air extérieur est relativement sec. En novembre, la plage de températures dans les cellules doit être réduite à 5 10°C.

Comme la culture du maïs sur pied est en voie de disparition, la récolte dans les champs qui subsistent se fait dans des conditions quasi-optimales. Quantité de gens sont agréablement surpris de la faible teneur en eau du maïs. Cette baisse du taux d'humidité offre aussi l'avantage de réduire les coûts de séchage. Certains producteurs obtenant des taux d'humidité de 18 % ou même de 19 % se demandent s'ils peuvent entreposer le maïs sans le faire sécher au préalable. Tout dépend du débit de ventilation et de l'utilisation à laquelle est destinée la récolte.

Débit d'air minimal

La réduction du taux d'humidité des grains entreposés dans les cellules exige un débit d'air minimal de 0,5 pi³/min/boisseau ou, de préférence, de 0,75 pi³/min/boisseau. Quand le beau temps persiste, le séchage est plus rapide. Lorsque les températures ambiantes baissent, la vitesse de séchage diminue. Si elles sont au-dessus du point de congélation, le séchage est très lent et nécessite une quantité d'énergie électrique excessive par rapport à sa faible efficacité. Il est recommandé de mettre le ventilateur en marche quand le taux d'humidité relative est de 70 % au plus. Le séchage est susceptible de ne pas permettre d'atteindre le taux d'humidité ciblé du maïs avant le gel.

Utilisation visée du maïs

Le risque de perte est faible pour le maïs dont le taux d'humidité varie de 17 à 19 % devant être utilisé à la ferme, à condition de l'entreposer dans des cellules bénéficiant d'une ventilation adéquate. . À l'approche de l'hiver, l'entreposage ne suscite pas de préoccupations même si le maïs n'est pas entièrement sec. Si le maïs est destiné à des fins non agricoles, l'acheteur exigera sans doute un taux d'humidité de 15,5 % alors que si son expédition n'est prévue qu'en avril 2009, une aération régulière devrait permettre de bien le sécher. Cependant, s'il est pris en charge en janvier ou février, le taux d'humidité est susceptible d'excéder 15,5 %.



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