Méthodes de dépistage du ver gris occidental du haricot (VGOH) dans les haricots comestiblesÀ la fin de la semaine dernière (24 juillet), un premier papillon du VGOH a été pris dans le piège de Blyth qui est installé dans un champ de haricots comestibles. Voici donc le bon moment de parler de dépistage et de lutte contre le VGO dans les cultures de haricots comestibles. Comme mentionné précédemment dans le bulletin, le VGO préfèrent pondre ses ufs dans le maïs qui est aux stades précédant la floraison mâle. Dès que le maïs atteint la floraison mâle, le ravageur se déplace vers du maïs plus jeune, ou vers les champs de haricots comestibles des alentours. Le soya n'est pas l'une de ses cultures de prédilection pour pondre, ni pour se nourrir. On n'en sait pas tant sur le VGO et sur les moyens de le maîtriser dans le haricot comestible. Ses ufs sont plus difficiles à trouver que dans le maïs. Le ravageur change aussi de comportement dans le haricot, par rapport au maïs. Dans le maïs il pond ses ufs en haut du plant, sur la face supérieure des feuilles. Dans le haricot comestible, il pond sur l'envers des feuilles, d'ordinaire dans les zones plus denses du couvert. Quand elles sont plus grosses, ses larves préfèrent se nourrir la nuit alors que dans le maïs elles dévoraient la culture de jour comme de nuit. Le jour, les larves sont au sol dans la culture de haricot. Les larves nouvellement écloses peuvent se disperser très facilement le long des rangs et passer d'un rang à l'autre aussi, parcourant de 3 à 3,6 m (10 à 12 pi). Une masse d'ufs peut endommager plusieurs plants au même moment, et elle peut contenir de 2 à 500 ufs. Les feuilles sont d'abord visées, puis une fois que les larves grossissent, elles s'attaquent aux gousses et aux graines. Une fois qu'elles sont à l'intérieur des gousses, elles sont impossibles à maîtriser. Les seuils critiques sont basés sur les prises des pièges aux phéromones, qui indiquent s'il faut du dépistage et quand. Toutefois, on devra aussi pulvériser tout champ de haricots comestibles avoisinant un champ de maïs qui a atteint le seuil critique. La surveillance est effectuée avec deux pièges par champ de haricots. Ils sont disposés des deux côtés opposés du champ, au plus tard pendant la dernière semaine de juin, et il faut les inspecter pendant la saison de croissance. On additionne les prises avec le temps jusqu'au vol le plus populeux. Celui-ci se remarque quand les populations adultes commencent à diminuer par rapport aux résultats de la semaine précédente, signalant qu'il s'agissait du vol le plus populeux. Cette méthode exige que l'on vérifie régulièrement les pièges et que l'on compte tous les papillons. Si les prises cumulées sont de moins de 700 papillons par piège, le risque est faible d'atteindre des niveaux dommageables dans ce champ. Avec un nombre de prises de 700 à 1 000 papillons, les risques de dégâts pour la culture de haricots sont moyens et il faut y effectuer soigneusement du dépistage. Inspectez les champs à la recherche de larves et d'indices qu'elles se sont nourries de 10 à 20 jours après le vol le plus populeux; effectuez une pulvérisation si le VGOH s'est attaqué aux gousses. Quand le nombre de prises dépassent 1 000 papillons au moment du vol le plus populeux, le risque de dégâts est élevé et une application d'insecticide sera probablement nécessaire de 10 à 20 jours après ce vol. À ce jour, les prises de papillons en Ontario sont bien inférieures au seuil critique (moins de 10 prises pour tous les endroits). Les producteurs de haricots voudront toutefois se procurer des pièges pour l'an prochain, puisque les événements survenus au Michigan indiquent qu'il faut être prêts. La fabrication de pièges aux phéromones est assez simple. Prenez un bidon de lait en plastique de 2 L, découpez quatre fenêtres sur les côtés, en laissant une cuvette d'environ 5 cm (2 po) au fond pour le mélange d'antigel. Il faut un piège par champ de maïs, deux par champ de haricots comestibles. Les pièges sont installés sur un poteau à environ 1,2 m (4 pi) du sol, à proximité de la bordure du champ, près du maïs ou des haricots. Mettez un mélange d'eau et d'antigel dans des proportions de 4 pour 1. Je préfère l'antigel non toxique (celle qui sert à hivériser la plomberie des véhicules récréatifs) au cas où des animaux iraient s'y abreuver. Ajoutez aussi une goutte de savon à vaisselle. Un appât aux phéromones est accroché à un trombone suspendu par un petit trou pratiqué au travers du bouchon du bidon. Vous pouvez acheter des appâts pour le ver gris occidental du haricot Western Bean Cutworm Sentry® auprès de Gemplers (www.gemplers.com) ou de Great Lakes IPM (www.greatlakesipm.com). Il faut changer les appâts aux trois semaines. Inspectez régulièrement les pièges, remettez des fluides au besoin et comptez les prises.
Figure 1. Photo d'un piège à VGOH. Photo gracieuseté de Marlin Rice, Iowa State University. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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