Préparatifs en vue de l'arrivée du puceron du soja cette annéeOn a commencé à recevoir des signalements de pucerons du soja dans des champs des États du Mid West américain, de l'Ontario et du Québec. Bien que leurs nombres soient très faibles, cela signifie que la saison des pucerons a commencé. Bien que ces observations arrivent quelques semaines plus tôt que les années passées, cela pourrait refléter des progrès effectués en matière de détection, ou bien le fait que les cultures ont été semées plus tôt et qu'elles sont déjà à la portée des pucerons qui sont à la recherche de plantes hôtes pour l'été. Quoi qu'il en soit, nous devons nous préparer pour cette nouvelle saison. Malheureusement, par sa géographie, l'Ontario est bien placé pour recevoir des pucerons en provenance de n'importe quel endroit du Mid West à tout moment de la saison, et la province est donc confrontée chaque année à la présence de populations de pucerons du soja qui menacent de dépasser le seuil d'intervention. Aux États Unis, étant donné les grands nombres d'ufs qui étaient présents l'automne dernier et qui ont pu survivre à l'hiver, on prévoit que ce sera une année à pucerons; cependant, en réalité, les facteurs déterminants à cet égard en 2007 seront les conditions météorologiques au moment où ils arriveront dans les champs, le stade et l'état des cultures à ce moment là et la présence ou l'absence de prédateurs naturels prêts à les maintenir sous le seuil d'intervention. En ce qui concerne les pucerons du soja, le seuil sera atteint si les populations s'accroissent au point d'atteindre 250 individus par plant sur 80 % de ceux ci entre le stade R1 et le stade R5 du soja inclusivement. Lorsque le soja a atteint le stade R6, il faut un plus grand nombre de pucerons par plant; après cela, il est improbable qu'un traitement à l'insecticide soit économiquement rentable. Les recherches effectuées dans un grand nombre de sites nord américains montrent que l'observation de ce seuil donne de bons résultats tout en évitant de nuire inutilement aux prédateurs naturels utiles. Nous avons un rôle important à jouer nous aussi. Il est essentiel d'effectuer un dépistage régulier, d'identifier correctement les prédateurs naturels et d'établir si les populations de pucerons du soja sont maintenues au dessous du seuil d'intervention. Pour pouvoir déterminer si les prédateurs naturels font bien leur travail, il faut inspecter les champs au moins deux fois, ce qui permet de confirmer si les populations de pucerons sont sur le point de dépasser le seuil en question ou non. Si on n'effectue qu'une seule visite de dépistage et qu'on prend une décision en fonction de l'abondance de la population observée à ce moment là, le traitement ainsi effectué risque d'éliminer une population de prédateurs naturels qui faisaient déjà un bon travail. Les pucerons qui survivront à ce traitement pourront ensuite se multiplier en l'absence de leurs prédateurs naturels et dépasser le seuil d'intervention, ce qui pourrait rendre nécessaire un second traitement. Cette année encore, pour permettre aux producteurs de soja ontariens de se tenir au courant de la situation, le MAAARO et ses partenaires de dépistage surveilleront des champs dans toute la province et publieront leurs résultats sur le site Internet de Ontario Soybean Growers (www.soybean.on.ca) et sur la page du réseau PIPE du ministère américain de l'Agriculture (USDA) consacrée au puceron du soja www.sbrusa.net). On peut y voir des cartes de dépistage hebdomadaires et les recommandations actuelles pour la province, comme le montre la figure 1 illustrant la saison 2006; vous pourrez ainsi savoir quand commencer vos opérations de dépistage. Le Groupe de travail canadien sur le puceron du soja, qui regroupe des experts des gouvernements provinciaux et fédéral, des universités et de l'industrie, a élaboré de nouveaux documents de référence destinés à être employés sur le terrain pour l'identification des prédateurs naturels et la prise de décision en matière de lutte contre le puceron du soja.
Figure 1. Exemple de carte hebdomadaire de dépistage et de commentaire pour l'Ontario qui seront affichés sur le site Web PIPE de l'USDA. Cette année, nous sommes en mesure du vous fournir la première partie d'une série de documents de référence sur le puceron du soja grâce au financement accordé par Ontario Soybean Growers, le Conseil de l'adaptation agricole, le Programme de réduction des risques liés aux pesticides d'Agriculture et Agroalimentaire Canada et Syngenta Crop Protection Canada. Ce printemps, cherchez le Dépliant sur le dépistage du soya (Figure 2) et la carte postale Stratégie d'intervention contre le puceron du soya (figures 3 et 4) qu'on peut se procurer en Ontario, au Québec et au Manitoba, en anglais et en français. Et enfin, pour ceux qui souhaitent apprendre de façon plus pratique comment faire le dépistage des pucerons du soja, identifier leurs prédateurs naturels et connaître les modes de traitement appropriés, deux séances auront lieu lors des SouthWest Crop Diagnostic Days, à l'Université de Guelph, campus Ridgetown, les 11 et 12 juillet. Pour plus d'information sur cette activité : www.diagnosticdays.ca Bon dépistage
Figures 2, 3 et 4 : Présentation du Dépliant sur le dépistage du puceron du soya et du document Stratégie d'intervention contre le puceron du soya publiés cette saison par Groupe de travail canadien sur le puceron du soya.
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Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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