Flétrissement de Stewart du maïs - Examen de deux modèlesLes modèles de prédiction des maladies se sont révélé des outils très efficaces pour prédire et limiter les pertes pour les producteurs. Un des plus anciens modèles de prédiction (et un des plus utilisés) est celui qui prédit le flétrissement de Stewart du maïs. Ce modèle initial a été élaboré dans les années 1930 mais il a connu plusieurs transitions au cours des années et s'appelle maintenant le système Stevens-Boewe de prédiction du flétrissement de Stewart du maïs. Ce modèle (tableau 1) additionne la température mensuelle moyenne de l'air pour les mois de décembre, janvier et février et se sert de ces données pour prédire si le risque de maladie sera élevé pendant la prochaine saison de culture. Selon le modèle Stevens-Boewe, le comté d'Essex (Windsor-Leamington) et Chatham-Kent Ouest seront plus vulnérables (risque modéré à élevé) à cette maladie en 2007 (tableau 3). Pour les régions au nord et à l'est de celles-ci, le modèle semble suggérer des risques négligeables, sauf pour Sarnia (risque faible à modéré). Tableau 1. Système Stevens-Boewe de prédiction du flétrissement de Stewart du maïs (modèle 1)
Nous examinons présentement un modèle plus nouveau élaboré par l'université Iowa State qui utilise également la température de l'air pour les mêmes trois mois mais interprète les données différemment. Chaque température moyenne de l'air pour ces mois d'hiver reçoit un pointage si la moyenne est inférieure à - 4,4 °C (24 °F) et ces pointages sont additionnés. Par exemple, si 3 points sont accumulés au cours de l'hiver, votre risque de flétrissement de Stewart est élevé. Si vous accumulez moins de points, votre risque est moins élevé. En se servant du modèle IOWA en 2007, on a pu également prédire que le risque de flétrissement de Stewart serait modéré à élevé de Windsor jusqu'à Niagara et London (tableau 3). Tableau 2. Modèle de l'université
Iowa State (modèle 2) de prédiction du flétrissement
de
Tableau 3. Comparaison des deux modèles
pour les prédictions du flétrissement
Ceci devrait être une bonne année pour évaluer les deux modèles informatisés de prédiction du flétrissement de Stewart. Les résultats de ces deux modèles sont très similaires à ce que l'université Michigan State prédit pour Michigan. Des sondages sur cette maladie du maïs réalisés par le MAAARO (Ridgetown) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (Ottawa) ont déterminé que le flétrissement de Stewart est survenu plus souvent en 2006 dans les cultures commerciales de maïs de toute la province ainsi que, comme anticipé, dans les champs de production de semences de maïs d'Essex et de Chatham-Kent. La bactérie passe l'hiver dans les intestins des altises adultes du maïs qui se cachent dans des zones protégées. Des hivers doux peuvent assurer la survie des altises et une abondance de cet insecte le printemps suivant. Les altises adultes qui ont survécu l'hiver se nourrissent du maïs au stade de semis à verticille et les variétés vulnérables connaîtront un flétrissement sur la tige qui entraînera la perte de ce plant. Ceci se produit rarement chez les hybrides du maïs mais peut être dévastateur pour les semences de maïs pures. La nouvelle génération d'altises adultes sort après l'apparition des soies chez le maïs et ces insectes causent souvent des symptômes de flétrissement des feuilles chez plusieurs hybrides. La transmission par les semences est rare. La plupart du temps, les infections tardives qui se produisent après l'apparition des soies sont associées à de grosses populations d'altises. Le maïs sucré est plus vulnérable que le maïs de grandes cultures et peut servir de réservoir pour la bactérie. On retrouve souvent cette maladie dans les meilleurs champs et la fertilité semble jouer un rôle. La vulnérabilité à cette maladie semble croître dans les champs qui ont une haute teneur en azote et en phosphore. La capacité de prédire précisément les risques de flétrissement de Stewart du maïs permet de mieux gérer cette maladie et l'altise du maïs. Si vous avez récemment eu des problèmes avec cette maladie dans vos champs, essayez de planter des hybrides ou des semences de maïs pures qui résistent à la maladie. La plupart du maïs hybride de grandes cultures est résistant mais quelques-uns sont vulnérables. L'utilisation des traitements Gaucho, Poncho (petite dose) ou Cruiser contrôlera l'altise et pourrait réduire la transmission de cette maladie au printemps. Remarquez que Gaucho ne peut être utilisé que sur le maïs de semence. De plus, ne faites pas brouter et ne nourrissez pas le bétail dans des zones traitées avec le produit Cruiser pendant les 45 jours qui suivent la plantation. Si un hybride ou un plant pur vulnérable est planté, surveillez l'apparition des dommages faits par l'altise tôt dans la saison. Ce modèle d'enquête et de prédiction a reçu
l'appui de Seed Corn Growers of Ontario qui a sollicité des
fonds auprès des gouvernements canadien et ontarien dans le
cadre du Programme de recherche et de développement Canada-Ontario,
une initiative de l'accord fédéral-provincial-territorial
de mise en uvre du Cadre stratégique pour l'agriculture
visant à positionner le secteur agroalimentaire canadien en
tête de file. Le Conseil de l'adaptation agricole administre
ce programme au nom de la province. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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