Le climat et la récolte du blé pourraient engendrer des problèmes de tétranyquesSi nous avons retenu une leçon de l'an dernier, c'est bien que les tétranyques doivent obtenir toute notre attention, plus encore que les pucerons du soya durant certaines années. Bien plus que les pucerons, les tétranyques aiment le temps chaud et sec. C'est pourquoi il est possible que quelques champs commencent à montrer des lésions, particulièrement ceux qui ont échappé aux récents orages. Les tétranyques apparaissent généralement pendant l'été, dans les champs de blé et autres cultures, ainsi que le long des fossés herbeux. Lorsque le blé a été récolté, ou que les municipalités ont tondu les bords de routes, nous commençons à voir les tétranyques se déplacer sur les bords des champs de soya (voir figure 1). Au début, ils se dispersent en rampant, puis, au fur et à mesure qu'ils s'accumulent sur les plants, ils comptent sur le vent pour les disséminer plus loin dans les champs. Si on les prend à temps, des traitements ciblés peuvent être effectués en bordure du champ afin d'éviter que la population n'infecte le champ entier. Figure 1. Un champ envahi par les tétranyques. Les plants situés au bord du champ sont de couleur bronze et leurs feuilles se recroquevillent.
Commencez par inspecter les lisières de vos champs de soya. Si elles comportent des tétranyques, la face supérieure des feuilles peut présenter au début des taches blanches ou jaunes, causées par l'effondrement des cellules de la feuille qui servent à l'alimentation des tétranyques. La feuille finira par s'assécher, s'enrouler et tomber. Des taches brunes peuvent apparaître avant que la feuille ne tombe. Si vous regardez sous la feuille, vous verrez de fines toiles et ce qui ressemble à des accumulations poussiéreuses. Vous pourrez même voir à l'il nu de très petits points noirs qui se déplacent : ce sont les tétranyques. Essuyez doucement cette feuille avec un morceau de papier blanc pour recueillir les tétranyques. Avec une loupe grossissant 10 fois, vous pouvez les voir se déplacer (voir figure 2). Vous devriez inspecter vos champs une fois par semaine jusqu'à ce que vous constatiez la présence de tétranyques, puis les inspecter tous les deux à trois jours, pour avoir la situation bien en main. Il est très important de devancer les jours de vent au cours desquels des populations pourraient être disséminées dans les champs. Figure 2. Gros plan d'un tétranyque adulte (à gauche) et d'une nymphe (à droite). Remarquez les deux points noirs sur le dos qui signalent le tétranyque à l'il nu sous la forme d'un petit point noir.
S'il y a quatre tétranyques par feuille ou s'il y a une feuille gravement endommagée par plant avant le grossissement des graines, il y a lieu de s'inquiéter. Si le nombre de tétranyques dépasse le seuil économique et si les prévisions météo indiquent des conditions chaudes et sèches, l'épandage d'un insecticide peut s'avérer nécessaire. Si on prévoit de la pluie, l'épandage devrait être reporté. En effet, une pluie forte peut débarrasser les plants de bien des tétranyques, et un temps humide prolongé favorise les champignons qui aident à réduire les populations de tétranyques à des niveaux insignifiants. En outre, vous devrez continuer de surveiller les champs tous les deux à trois jours, car l'infestation peut se propager rapidement et les champs traités peuvent de nouveau être infestés. Les produits de diméthoate, le Cygon et le Lagon, sont les seuls produits homologués pour la lutte contre les tétranyques dans les champs de soya. N'utilisez pas le Matador, qui est un pyréthrinoïde, car sa composition chimique peut contribuer à accroître de façon explosive les populations de tétranyques. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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