Les intempéries augmentent le risque de dommages dus aux limacesLes intempéries favorisent l'activité des limaces. Les ufs devraient bientôt commencer à éclore si ce n'est pas déjà fait. Les jeunes limaces vont ramper dans le sol humide à la recherche de végétaux à dévorer. Les cultures de canola et de soya sont les plus à risque, surtout celles dans des champs sans travail du sol avec beaucoup de résidus à la surface. Même si le maïs est aussi un hôte recherché, le point végétatif de ses plants n'est pas exposé, les ravageurs ne peuvent donc pas s'en nourrir et les plants s'en tirent avec moins de dégâts, si les limaces ne sont pas en très grand nombre et les conditions climatiques pas trop prolongées, pour que les ravageurs ne puissent pas continuer à se nourrir. Les jeunes constituent le stade le plus préjudiciable de ce ravageur. Cette année, le fait de semer le plus tôt possible, comme la plupart des producteurs, semblait une bonne stratégie pour échapper aux limaces avant que leurs ufs n'éclosent. Cependant le temps est chaud et il a permis aux ravageurs de se développer plus tôt que d'habitude. Si la pluie cesse et que tout s'assèche rapidement, on pourrait éviter certains dommages. Si par ailleurs le temps frais et humide se poursuit, des dégâts sont presque inévitables. Les limaces peuvent vider les semences de leur contenu, causant une mauvaise germination et des peuplements inégaux. Sur les plants plus hauts, les limaces se nourrissent des feuilles, laissant des trous qui leur donnent une apparence squelettique. Les dommages causés par les limaces qui se nourrissent sont semblables à ceux laissés par la grêle et une défoliation grave peut en résulter. En effectuant du dépistage pendant la journée, le producteur remarquera sur le sol ou la surface des feuilles des traces lustrées et argentées, où elles ont laissé des traînées de bave. Les limaces sont difficiles à éradiquer. Elles ne passent qu'un court moment à se nourrir du feuillage et ce n'est pas toute la population qui est active le même soir, en même temps. De même, les insecticides ne sont pas formulés pour les éradiquer, puisque ce ne sont pas des insectes. Malgré tout ce que l'on entend dire sur les " produits contre les limaces ", ces derniers agissent surtout comme des déhydrateurs. Ils sont généralement à base de sel. Une fois en contact avec le ravageur, ils le dessèchent comme le sel pour la viande séchée. Toutefois, pour obtenir l'effet désiré, les produits doivent être véritablement en contact avec les limaces. Or ils ne sont pas efficaces s'ils sont pulvérisés sur le feuillage et non sur les ravageurs. Les limaces peuvent ramper sur une gouttelette, puis peu après passer sur de la rosée qui lave la solution de sel. On entend toujours parler de quelqu'un qui aurait concocté une solution à base de sel efficace pour lutter contre les limaces. Pour un cas qui aurait réussi, on en a trois ou quatre dans le cas contraire. Les méthodes de lutte culturale sont les seules éprouvées qui peuvent éradiquer les limaces. Le travail du sol les ramène à la surface et les expose au soleil et à des prédateurs naturels comme les carabes. Il détruit aussi leur habitat constitué de débris de culture dans lequel elles se cachent, permettant de les dessécher. On trouve sur le marché des appâts ciblant les limaces, mais les doses recommandées et les prix auxquels ils sont vendus n'en font pas un produit attrayant pour le producteur de grandes cultures. Espérons que le soleil sortira bientôt et que les cultures connaîtront une croissance rapide pour que l'on puisse ranger le présent article et le ressortir seulement l'année prochaine. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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