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La valeur et l'application du fumier sur les cultures fourragères
Table des matières
- Directives d'application de fumier aux
cultures fourragères
- Les éléments nutritifs et
la culture
- Tableau 1a : Quantité d'éléments
nutritifs prélevée par certaines grandes cultures
courantes (en unités métriques)
- Tableau 1b : Quantité d'éléments
nutritifs prélevée par certaines grandes cultures
courantes (en unités impériales)
- Les éléments nutritifs
dans le fumier
- Tableau 2a (i) : Teneurs en éléments
nutritifs assimilables, moyennes (en kg par tonne) de différents
types de fumier solide (en unités métriques)1
- Tableau 2a (ii) : Teneurs en éléments
nutritifs assimilables, moyennes (en kg par tonne) de différents
types de fumier liquide (en unités métriques)1
- Tableau 2b (i) : Teneurs en éléments
nutritifs assimilables, moyennes (en lb par tonne) de différents
types de fumier solide (en unités impériales)1
- Tableau 2b (ii) : Teneurs en éléments
nutritifs assimilables, moyennes (en lb par millier de gal.) de
différents types de fumier liquide (en unités impériales)1
- Tableau 3 : Niveaux approximatifs d'azote sous
forme d'ammonium assimilable selon le type d'élevage
- Tableau 4 : Perte estimative (en %) d'une fraction
d'azote sous forme d'ammonium due aux conditions climatiques et
du sol
- Liens connexes
Un champ de culture fourragère très productif, qu'il
s'agisse de légumineuses, de graminées ou d'un mélange
des deux, a grand besoin d'éléments nutritifs. Le fumier
peut fournir des éléments nutritifs aussi efficaces
que ceux des engrais commerciaux, par conséquent il peut être
économique d'utiliser du fumier et d'avoir moins recours aux
engrais du commerce.
La planification de la gestion des éléments nutritifs
a transformé le fumier qui était un élément
bon à jeter et représente maintenant une source d'éléments
nutritifs et de matière organique dont les cultures peuvent
bénéficier. Les agriculteurs voient maintenant d'autres
possibilités au fumier pour les cultures. Il faut bien choisir
le moment d'application.
Directives d'application du fumier sur
les cultures fourragères
Voici certaines directives à suivre et des précautions
dont il faut tenir compte dans l'épandage du fumier sur les
cultures fourragères. D'autres détails suivent ces directives,
nommément sur les besoins en éléments nutritifs
des cultures, les teneurs en éléments nutritifs du fumier
et les précautions à prendre pour optimiser le rendement
des cultures et le gain de poids des animaux.
- Utiliser un fumier dont l'analyse indique une teneur d'azote sous
forme d'ammonium en vue de mieux déterminer le taux adéquat.
Cette teneur varie selon le type d'élevage et d'une ferme
à l'autre. L'application de doses trop élevées
d'azote sous la forme d'ammonium peut causer des brûlures
à la repousse. Quand le producteur ne dispose pas d'une analyse,
en général un taux d'environ 45 000 litres/ha (4000
gal/ac) (à l'exception du fumier liquide de volaille et du
fumier liquide de porc très concentré) convient à
un peuplement de luzerne. Puisque la teneur en NH4-N
du fumier solide est relativement faible, la brûlure d'azote
à la nouvelle repousse n'est plus un enjeu (sauf avec des
doses élevées de fumier de volaille).
- Le fumier peut être utilisé à des doses relativement
élevées avant l'ensemencement d'une nouvelle culture
fourragère. Il doit être appliqué et incorporé
au moins cinq jours avant les semis. Une haute teneur en azote ou
en sel (ou les deux) du fumier peut provoquer de graves dommages
aux racines des nouvelles plantules, ce qui réduirait le
peuplement. Ces dernières pourraient aussi connaître
plus de concurrence des mauvaises herbes avec du fumier avant les
semis.
- Appliquer d'abord le fumier aux peuplements plus anciens ou contenant
plus de graminées, puisque l'azote et la potasse leur seront
plus bénéfiques.
- Appliquer le fumier au plus tôt après la récolte,
avant la repousse. Il faut éviter le contact avec le fumier
ainsi que la brûlure potentielle des nouvelles repousses par
l'azote.
- Par temps chaud et ensoleillé, appliquer le fumier en fin
d'après-midi ou en début de soirée pour minimise
la perte d'azote et réduire le risque de brûlure à
l'azote. Un délai de douze à dix-huit heures sans
soleil direct, avec une rosée potentielle, peut réduire
le risque de volatilisation du fumier.
- Une pluie légère - de 10 à 12 mm - favorise
l'incorporation de l'azote du fumier. Une pluie érosive augmente
le risque de contaminer les eaux de surface. Comme le fumier épandu
sur les fourrages est appliqué en surface sans incorporation,
l'odeur peut causer problème, surtout si les champs sont
à proximité de zones habitées.
- Éviter d'appliquer le fumier quand le sol est humide. Le
passage des roues des machines lourdes peut provoquer certains dommages
aux couronnes et causer un compactage potentiel; voilà une
autre raison de l'appliquer aux peuplements plus anciens. Si le
fumier est irrigué on peut limiter les dégâts
aux couronnes, il sera en général appliqué
moins uniformément, d'où une perte d'azote plus grande
et une odeur plus forte. Notons que l'irrigation du fumier supérieure
à 1 % de matière sèche est bannie à
partir du 1er juillet 2005 en vertu du Règlement
267/03 sur la gestion des éléments nutritifs.
- L'application uniforme du fumier est difficile. Les taux inférieurs
à 34 000 litres/ha (3000 gal/acre) sont difficiles à
épandre sans modifier l'applicateur pour s'adapter aux vitesses
élevées du tracteur.
- Il faut être très prudent dans l'application du
fumier solide aux fourrages car dans la plupart des cas il n'est
pas réparti assez uniformément. Du fumier «
en mottes » peut causer une réduction importante du
peuplement.
- Attention au fumier sur des fourrages qui seront ensilés
en balles rondes. Dans certains cas quand le fumier a été
appliqué à la repousse, les bactéries de celui-ci
ont causé une fermentation incorrecte, ce qui entraîne
des problèmes à l'ensilage (des portions sont gâchées).
- La transmission des maladies du fumier aux fourrages ne semble
pas problématique, cependant la question est soulevée
périodiquement. En cas de doute sur la transmission d'une
maladie particulière par le fumier, le producteur peut consulter
son vétérinaire pour savoir comment la maladie s'est
transmise. Si le fumier est en cause, il faut savoir combien de
temps les organismes peuvent survivre dans le sol dans des conditions
climatiques normales.
- Les biosolides, surtout les boues d'épuration, ne comportent
presque pas de potasse. Les cultures fourragères ont des
besoins élevés en azote et en potasse. Comme les légumineuses
produisent naturellement de l'azote, ces dernières ne sont
pas parmi les cultures fourragères qui pourraient bénéficier
d'un apport d'azote du fumier ou des biosolides. Le fumier du bétail
d'élevage est une bonne source pour remplacer la potasse
commerciale; au contraire, les biosolides ne sont pas le meilleur
choix pour suppléer aux besoins en potasse de la culture.
- Autre précaution : des teneurs du sol et du fumier élevées
en potasse peuvent provoquer de hautes teneurs en potassium (K)
des fourrages, causant la parésie post-partum chez la vache
laitière. Parmi les autres choix pour remplacer ces fourrages
à haute teneur en K, opter pour du foin d'une autre ferme
à faible teneur en K ou diluer avec des fourrages plus faibles
en K, ou les deux, ou procéder à l'équilibrage
anion/cation de la ration.
- Quand on applique du fumier aux cultures fourragères, réduire
l'apport en fertilisants commerciaux (surtout la potasse) pour compenser
pour les éléments nutritifs fournis par le fumier.
- Attention : le fumier doté d'une haute teneur en cuivre
(p. ex. provenant de fermes dont les rations d'aliments pour les
porcs ont une teneur élevée en cuivre ou dont les
bains de pieds du bétail contiennent du sulfate de cuivre)
ne doit jamais être appliqué aux pâturages des
ovins. Ces derniers ont un besoin moins élevé en cuivre;
leur niveau de tolérance maximal est très proche du
niveau dont ils ont besoin. Un taux d'application de 57 000 litres/ha
(5000 gallons/acre) comportant une teneur en cuivre de 5 ppm aux
pâturages peut résulter en un niveau de cuivre toxique
pour les ovins.
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Les éléments
nutritifs et la culture
La quantité d'éléments nutritifs
prélevée par une culture varie d'une année à
l'autre selon le type de sol et les niveaux d'humidité. Les
niveaux de fertilité du sol existants influent aussi sur le
prélèvement des éléments nutritifs par
la culture. Certains éléments nutritifs, quand ils se
retrouvent à des teneurs élevées dans le sol
(par exemple le potassium) causent une « consommation de luxe
» par les végétaux. Dans la production de fourrages,
dans le cas du potassium c'est un détail important, puisque
de hautes teneurs en potassium du sol résultent en général
en de hautes teneurs de potassium aussi dans les légumineuses
fourragères et dans les fourrages mixtes. Il peut y avoir des
problèmes de parésie post-partum chez les vaches laitières
sèches. La teneur en potassium du foin ne doit pas excéder
2,5 % de MS. La ration totale doit être inférieure à
1,2 % de MS totale (matière sèche totale). Comme alternatives
à un fourrage à haute teneur en K mentionnons l'équilibrage
anion/cation, le recours à des sources extérieures (fourrage
d'autres fermes à faible teneur en K) ou la dilution avec des
fourrages faibles en K, comme du maïs ensilage.
Tableau 1a : Quantité d'éléments nutritifs
prélevée par certaines grandes cultures courantes (en
unités métriques)
| Culture |
Rendement de base
en unités métriques
|
Prélèvement - Valeur de
base |
N
kg/ha |
P205
kg/ha |
K20
kg/ha |
|
9 t/ha
|
134
|
68
|
47
|
|
40 t/ha
|
231
|
103
|
215
|
|
5 t/ha
|
101
|
49
|
30
|
|
5 t/ha
|
165
|
59
|
138
|
|
5 t/ha
|
118
|
49
|
30
|
|
4 t/ha
|
84
|
34
|
26
|
|
4 t/ha
|
112
|
41
|
103
|
|
2,9 t/ha
|
62
|
21
|
17
|
|
9,1 t/ha
|
106
|
62
|
30
|
|
5 t/ha
|
217
|
47
|
78
|
|
5 t/ha
|
84
|
28
|
28
|
|
11,2 t/ha
|
352
|
73
|
336
|
|
11,2 t/ha
|
314
|
73
|
336
|
|
11,2 t/ha
|
196
|
56
|
196
|
Source : Institut potasse et phosphate du Canada, 1997
Tableau 1b : Quantité d'éléments nutritifs
prélevée par certaines grandes cultures courantes
(en unités impériales)
|
Culture
|
Rendement de base
en unités impériales
|
Prélèvement - Valeur de base
|
|
N
lb/ac
|
P205
lb/ac
|
K20
lb/ac
|
|
145 bois/acre
|
120
|
61
|
42
|
|
18 t/ac
|
206
|
92
|
192
|
|
75 bois/acre
|
90
|
44
|
27
|
|
75 bois/acre
|
147
|
53
|
123
|
|
75 bois/acre
|
105
|
44
|
27
|
|
75 bois/acre
|
75
|
30
|
23
|
|
75 bois/acre
|
100
|
37
|
92
|
|
80 bois/acre
|
55
|
19
|
15
|
|
45 bois/acre
|
95
|
55
|
27
|
|
45 bois/acre
|
194
|
42
|
70
|
|
30 bois/acre
|
75
|
25
|
25
|
|
5 t/ac
|
314
|
65
|
300
|
|
5 t/ac
|
280
|
65
|
300
|
|
5 t/ac
|
175
|
50
|
175
|
Source : Institut potasse et phosphate du Canada, 1997
Prélèvement par la culture = (Valeur de base) x (Rendement
estimatif ÷ rendement de base)
Exemple :
Quantité de K20 prélevée par le fourrage
mixte = (300 lb/acre) x (6 t/acre ÷ 5 t/acre) = 300 lb de K20
Dans cet exemple, il y a 360 lb/acre de K20 qui sont prélevées
par une culture de fourrage mixte de 6 t/acre.
Le tableau 1 illustre les quantités approximatives d'éléments
nutritifs comme l'azote (N), le phosphore (sous la forme P205)
et la potasse (K20) qui sont prélevées par
les cultures courantes à un niveau de rendement de base. Par
exemple, le rendement de la culture fourragère graminées
luzerne (5 t/acre matière sèche (MS)) peut prélever
environ 314 lb d'azote (N), 65 lb de phosphore (P205)
et 300 lb de potasse (K20) du sol. Avec un rendement de
6 t/acre MS, la culture pourrait prélever 378 - 78 - 360 lb/acre
respectivement de N-P205-K20.
La connaissance des niveaux de fertilité du sol grâce
à des analyses de sol régulières combinée
à la connaissance des éléments nutritifs qui
sont prélevés par le fourrage et des éléments
qui sont remplacés par les applications de fumier, permettent
de déterminer les besoins supplémentaires en engrais
commerciaux. L'application d'environ 39 kg/ha (35 lb/acre) de P205
augmente la teneur en phosphore dans le sol (bicarbonate de sodium)
de 1 pm alors que l'application d'environ 22 kg/ha (20 lb/acre) de
K20 augmente la teneur en potassium du sol (acétate
d'ammonium) de 1 ppm.
Les légumineuses fourragères ont une capacité
de production exceptionnelle de l'azote. L'azote est ajouté
au système par l'action des bactéries symbiotiques (Rhizobia
sp.) qui logent dans les nodules des racines des légumineuses.
Ces bactéries convertissent l'azote atmosphérique en
ammonium, qui devient alors assimilable par les végétaux.
Toutefois, si l'azote est fourni par le fumier, les nodules deviennent
« paresseux » et l'azote du fumier est utilisé
en premier. On évite ainsi de contaminer à l'azote des
eaux souterraines; toutefois, une pluie érosive peu après
l'application peut potentiellement contaminer les eaux de surface.
Les éléments
nutritifs dans le fumier
Il est essentiel de connaître la teneur approximative en éléments
nutritifs du fumier qui est épandu dans les cultures fourragères.
On y arrive le mieux en faisant l'analyse d'un échantillon
représentatif du fumier (la procédure pour prélever
un échantillon est décrite sous la rubrique du fumier
dans la publication 811F du MAAARO, Guide agronomique des grandes
cultures). La teneur en éléments nutritifs du fumier
varie suivant le type d'élevage et d'une ferme à l'autre.
Une teneur trop élevée de certains éléments
peut endommager la culture ou provoquer dans l'avenir des déséquilibres
en éléments nutritifs, ou les deux.
Tableau 2a (i) : Teneurs en éléments nutritifs
assimilables moyennes (en kg par tonne) de différents types
de fumier solide (en unités métriques)1
| Type d'élevage |
Fourchette de MS |
% de matière sèche moyenne |
Azote total |
NH4-N |
N utilisable dans l'année d'épandage2
|
P2O5 |
K2O |
| Moyenne |
26,7 |
10,5 |
3,3 |
4,5 |
6,0 |
8,5 |
| Moyenne |
20,4 |
5,5 |
1,4 |
1,9 |
1,5 |
5,3 |
| Moyenne |
27,4 |
7,0 |
0,9 |
1,9 |
1,7 |
6,5 |
| Moyenne |
31,0 |
7,0 |
1,1 |
2,3 |
2,5 |
6,5 |
| Moyenne |
52,8 |
36,5 |
6,4 |
15,0 |
16,0 |
20,5 |
1Les données d'analyse du fumier
ont été recueillies entre 1991 et 2000 par les laboratoires
suivants : les services d'analyse de l'université de Guelph,
A&L Labs, Stratford Agri-Analysis et le laboratoire agro-alimentaire
de Guelph.
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Tableau 2a (i) : Teneurs en éléments nutritifs
assimilables moyennes (en kg par tonne) de différents types
de fumier solide (en unités métriques)1
| Type d'élevage |
Fourchette de MS
|
% de matière sèche moyenne
|
Azote total
|
NH4-N |
N utilisable dans l'année
d'épandage2 |
P2O5
|
K2O |
|
6 - 10 % |
7,7 |
6,0 |
3,6 |
4,0 |
2,2 |
2,7 |
| 2
- 6 % |
3,5 |
3,9 |
2,6 |
2,8 |
1,1 |
1,8 |
| 0
- 2 % |
1,4 |
2,1 |
1,5 |
1,6 |
0,4 |
1,1 |
| Moyenne
|
3,6
|
3,7
|
2,4
|
2,6
|
1,1 |
1,7
|
|
10 - 14 % |
12,4 |
4,7 |
2,0 |
2,5 |
1,4 |
3,9 |
| 6
- 10 % |
7,7 |
3,4 |
1,.6 |
1,9 |
0,7 |
3,0 |
| 2
- 6 % |
4,5 |
2,3 |
1,2 |
1,4 |
0,5 |
2,1 |
| 0
- 2 % |
1,0 |
1,0 |
0,6 |
0,7 |
0,2 |
1,3 |
| Moyenne
|
6,9
|
3,0
|
1,5 |
1,8
|
0,7
|
2,7 |
|
Moyenne |
6,0 |
2,8 |
1,5 |
1,7 |
0,7 |
1,9 |
|
10 - 14 % |
11,7 |
8,1 |
5,9 |
6,6 |
3,2 |
3,7 |
| 6
- 10 % |
8,0 |
9,0 |
6,5 |
7,3 |
3,0 |
3,6 |
| 0
- 6 % |
3,7 |
4,7 |
3,9 |
4,1 |
0,9 |
2,7 |
| Moyenne
|
8,3
|
7,6
|
5,3
|
5,0
|
2,4 |
3,4
|
|
Moyenne |
0,6 |
0,4 |
0,2 |
0,3 |
0,1 |
1,0 |
|
Moyenne |
4,4 |
2,8 |
0,8 |
1,2 |
1,3 |
0 |
1Les données d'analyse du fumier ont été
recueillies entre 1991 et 2000 par les laboratoires suivants : les services
d'analyse de l'université de Guelph, A&L Labs, Stratford
Agri-Analysis et le laboratoire agro-alimentaire de Guelph.
2L'azote total assimilable est basé sur l'application
au printemps avec incorporation dans les 24 heures.
3La valeur du fumier est basée sur le prix d'achat
d'une quantité équivalente d'éléments
nutritifs assimilables sous la forme d'engrais minéraux. La
valeur réelle pour la production de la culture sera moindre
si tous les éléments appliqués ne sont pas nécessaires
à la croissance de la culture.
4L'application d'environ 39 kg/ha (35 lb/acre) de P205
peut augmenter la teneur en phosphore dans le sol (bicarbonate
de sodium) de 1 pm alors que l'application d'environ 22 kg/ha (20
lb/acre) de K20 augmente la teneur en potassium du sol
(acétate d'ammonium) de 1 ppm.
Tableau 2b(i) : Teneurs en éléments nutritifs
assimilables moyennes (en lb par tonne) de différents types
de fumier solide (en unités impériales)1
| Type d'élevage |
Fourchette de MS |
% de matière sèche moyenne |
Azote total |
NH4-N |
N utilisable dans l'année d'épandage2
|
P2O5 |
K2O |
| Moyenne |
26,7 |
21 |
6,5 |
9,0 |
12 |
17 |
| Moyenne |
20,4 |
11 |
2,7 |
3,8 |
2,9 |
10,5 |
| Moyenne |
27,4 |
14 |
1,7 |
3,8 |
3,4 |
13 |
| Moyenne |
31,0 |
14 |
2,2 |
4,6 |
4,9 |
13 |
| Moyenne |
52,8 |
73 |
12,7 |
30 |
32 |
41 |
Table 2b(ii) : Teneurs en éléments nutritifs
assimilables moyennes (en lb par millier de gal.) de différents
types de fumier liquide (en unités impériales)1
| Type d'élevage |
Fourchette de MS |
% de matière sèche
moyenne |
Azote total |
NH4-N |
N utilisable dans l'année
d'épandage2 |
P2O5 |
K2O |
|
6 - 10 % |
7,7 |
60 |
36 |
40 |
22 |
27 |
| 2
- 6 % |
3,5 |
39 |
26 |
28 |
11 |
18 |
| 0
- 2 % |
1,4 |
21 |
15 |
16 |
4,1 |
11,5 |
| Moyenne |
3,6
|
37
|
24,5
|
26
|
11
|
17,5
|
|
10 - 14 % |
12,4 |
47 |
20 |
25 |
14 |
39 |
| 6
- 10 % |
7,7 |
34 |
16 |
19 |
7 |
30 |
| 2
- 6 % |
4.5 |
23 |
12 |
14 |
5,3 |
21 |
| 0
- 2 % |
1,0 |
10 |
6,5 |
7 |
2.0 |
13 |
| Moyenne |
6.9
|
30
|
15
|
18
|
6,9
|
27 |
|
Moyenne |
6,0 |
28 |
15 |
17,5 |
7,5 |
19 |
|
10 - 14 % |
11,7 |
81 |
59 |
66 |
32 |
37 |
| 6
- 10 % |
8.0 |
90 |
65 |
73 |
30 |
36 |
| 0
- 6 % |
3,7 |
47 |
39 |
41 |
9 |
27 |
| Moyenne |
8,3
|
76
|
53
|
50
|
24
|
34
|
|
Moyenne |
0,6 |
4 |
2,4 |
2,7 |
1 |
10 |
|
Moyenne |
4,4 |
28 |
7,7 |
11,8 |
13 |
0 |
1Les données d'analyse du fumier ont été
recueillies entre 1991 et 2000 par les laboratoires suivants : les services
d'analyse de l'université de Guelph, A&L Labs, Stratford
Agri-Analysis et le laboratoire agro-alimentaire de Guelph.
2L'azote total assimilable est basé sur l'application
au printemps avec incorporation dans les 24 heures.
3La valeur du fumier est basée sur le prix d'achat
d'une quantité équivalente d'éléments
nutritifs assimilables sous la forme d'engrais minéraux. La
valeur réelle pour la production de la culture sera moindre
si tous les éléments appliqués ne sont pas nécessaires
à la croissance de la culture.
4L'application d'environ 39 kg/ha (35 lb/acre) de P205
peut augmenter la teneur en phosphore dans le sol (bicarbonate de
sodium) de 1 pm alors que l'application d'environ 22 kg/ha (20 lb/acre)
de K20 augmente la teneur en potassium du sol (acétate
d'ammonium) de 1 ppm.
Le tableau 2 indique les valeurs moyennes d'éléments
nutritifs selon les différents types de fumier. Il existe deux
composants d'azote dans le fumier. L'un provient de l'ammonium (NH4-N)
et représente le pourcentage le plus élevé d'azote
dans le fumier liquide, et les pourcentages approximatifs selon le
type d'élevage sont donnés au tableau 3. Le composant
d'azote organique est libéré avec le temps à
mesure que la matière organique se décompose. Environ
20 pourcent du composant de matière organique du fumier est
présumé assimilable par une culture en croissance pendant
l'année d'épandage. Le pourcentage est d'ordinaire plus
élevé dans le fumier de volailles et plus faible dans
les fumiers de ruminants dont la ration est principalement composée
de fourrages.
Tableau 3 : Niveaux approximatifs d'azote sous forme d'ammonium
assimilable selon le type d'élevage
(exprimés comme % de N total dans le fumier)
| Type de fumier |
Ammonium - N |
| 62 % |
| 50 % |
| 60 % |
| 75 % |
| 27 % |
| 30 % |
| 25 % |
| 12 % |
| 12 % |
| 30 % |
L'azote sous la forme d'ammonium est le composant
du fumier le plus facilement assimilable par la culture, mais aussi
le plus facilement libéré dans l'atmosphère.
Le tableau 4 montre les pertes potentielles d'azote sous forme d'ammonium
selon les variations dans les conditions climatiques et l'humidité
du sol.
Tableau 4 : Perte estimative ( en %) d'une fraction d'azote
sous forme d'ammonium due aux conditions climatiques et du sol
| Jours après
l'application |
Moyenne |
Temps frais (<10
°C) |
Temps chaud
(>25 °C) |
| Humide |
Sec |
Humide |
Sec |
| Printemps |
|
25 |
10 |
15 |
25 |
50 |
|
30 |
13 |
19 |
31 |
57 |
|
35 |
15 |
22 |
38 |
65 |
|
40 |
17 |
26 |
44 |
73 |
|
45 |
20 |
30 |
50 |
80 |
|
66 |
40 |
50 |
75 |
100 |
|
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
| Automne |
|
66 |
40 |
50 |
75 |
100 |
|
25 |
25 |
25 |
N/A |
N/A |
|
35 |
25 |
25 |
40 |
50 |
Adapté de Beauchamp, 1995
Une fois épandu, l'azote provenant du fumier
peut adopter trois routes potentielles. Il peut s'évaporer
dans l'atmosphère, s'échapper dans le sol sous la zone
racinaire de la culture, ou être utilisé par la culture
pour sa croissance. Quand le fumier est appliqué à la
surface du sol, l'azote sous forme d'ammonium peut se volatiliser.
Dans quelle mesure cette volatilisation ammoniacale survient dépend
de nombre de facteurs, dont la température, l'humidité
du sol, le pH du sol, le couvert de végétation, les
intempéries et l'étendue de l'infiltration dans le sol.
Un temps sec et ensoleillé augmente le potentiel de perte et
des conditions climatiques fraîches et nuageuses quand l'humidité
du sol est élevée évitent une perte rapide. Si
le fumier est incorporé ou injecté dans le sol, la majeure
partie de la perte ammoniacale est évitée. Sans être
assez forte pour causer de l'érosion, une pluie d'au moins
10 mm peu après l'application peut aussi réduire les
pertes ammoniacales dans le fumier qui n'est pas incorporé.
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