Galles de l'épinetteRédigée à l'origine par Christoph Kessel, anciennement spécialiste de la culture en pépinière, cette fiche d'information a été révisée et mise à jour par Jennifer Llewellyn. Table des matièresPuceron à galle conique de l'épinette, Adelges abietisSymptômesDes galles en forme d'ananas au départ de couleur verte se trouvent à la base des pousses annuelles du printemps à l'été. En fin d'été, la galle s'ouvre et brunit. Souvent l'extrémité des branches infestées est morte, surtout dans les cas d'infestations très graves. HôtesÉpinette de Norvège, Picea abies; épinette du Colorado, P. pungens; épinette blanche, P. glauca; épinette rouge, P. rubens. Cycle biologiqueTous les individus sont des femelles. Les nymphes passent l'hiver au revers des bourgeons, à la base. Les nymphes sont petites, semblables aux pucerons, de couleur bleu vert, d'environ 2 à 3 mm de longueur. Au début du printemps, dès le stade de gonflement des bourgeons, les petites nymphes grisâtres (on les appelle les " fondatrices ") se nourrissent des tissus de ces derniers et commencent à se transformer en adultes. Ce faisant, elles se retrouvent recouvertes de fibres blanches cireuses. En examinant attentivement la base des bourgeons au début du printemps, on peut observer les adultes grisâtres couverts de fibres blanches cireuses (figure 1). Les pucerons pondent leurs ufs et les nymphes éclosent une dizaine de jours plus tard et commencent à se nourrir des nouvelles aiguilles. Tôt ou tard les nymphes se déplacent vers la base des aiguilles pour s'y nourrir ce qui provoque la formation d'une galle (figure 2). Cette galle finit par emprisonner les nymphes.
À la fin de juillet ou au début d'août les galles
brunissent, de petites ouvertures laissent émerger les nymphes
qui se sont transformées en adultes ailés (figure 3). Après
avoir pondu leurs ufs sur les plantes hôtes adéquates,
les pucerons adultes meurent. Les ufs éclosent et les nymphes
qui viennent d'en émerger passeront l'hiver au revers des bourgeons,
à la base.
Figure 1: fondatrices passant l'hiver sur l'épinette.
Figure 2: galles en forme d'ananas à la base des pousses
annuelles, causées par les nymphes qui se sont nourries
Figure 3: les galles brunissent à la fin de l'été. De petites ouvertures laissent émerger les adultes ailés.
(Photo offerte par Dave Cheung, Université de Guelph) Puceron de l'épinette de Sitka, Adelges cooleySymptômesDes galles vertes de forme conique allongée apparaissent aux extrémités des nouvelles pousses du printemps à l'été (figure 4). À la fin de l'été, les galles s'ouvrent et brunissent. Sur le Douglas taxifolié, l'insecte ne forme pas de galle mais se nourrit des aiguilles à découvert. Sur le Douglas taxifolié les dégâts provoquent la déformation et le jaunissement des aiguilles (figure 5) et les nymphes sont plus visibles recouvertes de leurs fibres blanches et cireuses à mesure qu'elles deviennent adultes. HôtesÉpinette du Colorado, P. pungens et ses cultivars; épinette d'Engelmann, P. engelmannii; Douglas taxifolié, Pseudotsuga menziesii. Cycle biologiqueDe la famille des Adelgidae, ce ravageur peut passer son cycle biologique
complet sur l'épinette ou sur le Douglas taxifolié, ou vivre
une partie de sa vie sur chacun de ses deux hôtes. Il a un cycle
biologique similaire à celui du puceron à galle conique
de l'épinette. Sur l'épinette, les nymphes passent l'hiver sur le revers des bourgeons, à la base. Les nymphes sont petites, semblables à des pucerons, de couleur bleu vert, d'environ 2 à 3 mm de longueur. Au début du printemps, lors du stade de gonflement des bourgeons, ces petites nymphes grisâtres (les " fondatrices ") se nourrissent des tissus des bourgeons et commencent à se transformer en adultes. À mesure de leur transformation, elles se recouvrent de fibres blanches cireuses. Si on examine de près la base des bourgeons au début du printemps, on peut observer les adultes grisâtres couverts de fibres blanches cireuses (similaires à la figure 1). Les fondatrices pondent leurs ufs et les nymphes éclosent une dizaine de jours plus tard et commencent à se nourrir des nouvelles aiguilles. Tôt ou tard les nymphes se déplacent vers la base des aiguilles pour s'en nourrir ce qui provoque la formation d'une galle (figure 4). Cette galle emprisonne les nymphes. Les femelles immatures, qui passent l'hiver sous l'écorce près des bourgeons terminaux dormants sont petites, grises et de forme ovale. À mesure que les nouvelles pousses commencent, les adultes sont facilement reconnaissables à leurs masses de fibres blanches, cireuses et poilues. Elles pondent des ufs au moment du fendillement de la coiffe du bourgeon. Après leur éclosion, les nymphes qui émergent migrent vers les nouvelles pousses et commencent à se nourrir, ce qui provoque la formation de galles sur l'épinette au sein desquelles les nymphes sont emprisonnées. En juillet les galles s'ouvrent et laissent émerger les adultes qui s'envolent vers d'autres végétaux hôtes où ils pondent des ufs, et ainsi de suite, donnant naissance à la prochaine génération qui survivra à l'hiver. Sur le Douglas taxifolié, les nymphes passent l'hiver au revers des bourgeons, à la base. Les nymphes commencent à se nourrir et à se transformer en adultes; elles se recouvrent de fibres blanches et cireuses. Les pucerons adultes (les " fondatrices ") pondent leurs ufs juste avant le débourrement. La génération suivante de nymphes va éclore environ 10 jours plus tard. Les nymphes se nourrissent des aiguilles à découvert et ne produisent pas de galles, mais provoquent le jaunissement des aiguilles et la déformation des aiguilles des pousses annuelles (figure 5) Moyens de lutteUne méthode de lutte consiste à enlever les galles et à les détruire pendant qu'elles sont encore vertes et bien refermées, pour éviter l'éclosion de la génération suivante de pucerons adultes. Des applications de pesticides peuvent éradiquer les nymphes qui ont passé l'hiver (au revers des bourgeons) au début du printemps quand Magnolia x soulangiana est au stade du bouton rose. Cette application tôt au printemps doit avoir lieu avant le gonflement des bourgeons de l'épinette, et que les nymphes ne puissent se protéger avec leurs fibres blanches cireuses. Des applications antiparasitaires peuvent être effectuées au milieu de l'automne pour réduire les populations de nymphes avant l'hiver. Au stade d'ufs ou à l'intérieur des galles, les pucerons restent intouchés par les traitements antiparasitaires. Figure 4: parmi
les dommages causées par les larves qui se sont nourries, notons
les extrémités des nouvelles pousses recourbées et
refermées.
Figure 5: l'hôte intermédiaire de ce puceron est le Douglas taxifolié. Les dégâts causés par les pucerons qui se sont nourris ne provoquent pas la formation de galles, mais la chlorose et l'enroulement des nouvelles aiguilles. (Photo offerte par Dave Cheung, Université de Guelph) Pour plus de renseignements :
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