Charançons
des racines
| Auteur : |
Chris Kessel -
Chef du programme de nutrition/Horticulture/MAAO |
| Date de création : |
Non disponible |
| Dernière révision : |
25 novembre
2003 |
Série pépiniéristes - paysagistes, MAAO
Table des matières
- Introduction
- Plantes-hôtes
- Description
- Dommages
- Cycle biologique
- Lutte
- Sources de référence
- Pour plus d'information
Introduction
Le charançon de la racine du fraisier, Otiorhynchus ovatus,
et le charançon noir de la vigne, O. sulcatus,
peuvent être préoccupants à la fois dans les pépinières
et dans les aménagements paysagers. Même si ces ravageurs
ne sont normalement pas considérés comme des menaces
sérieuses, si les populations sont élevées, les
dommages peuvent être apparents. Nous les avons réunis
dans la présente fiche technique en raison de la similitude
de leur cycle biologique.
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Plantes-hôtes
Les adultes comme les larves s'attaquent à une vaste gamme
de plantes-hôtes:
- Taxus, if du Japon
- Tsuga, pruche
- Thuja, thuya
- Pinus, pin
- Picea, épinette
- Euonymus, fusain
- Rhododendron, rhododendron
et de nombreuses plantes à petits fruits.
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Description
Au stade adulte, le charançon de la racine du fraisier (CRF)
et le charançon noir de la vigne (CNV) ont une pièce
buccale pointue appelée «rostre». Le CRF adulte
mesure environ 56 mm de longueur et est de couleur brune.
Le CNV adulte est noir et long de 9-13 mm. Ni l'un ni l'autre
ne volent et leurs enveloppes alaires externes ou élytres sont
striés de petites piqûres. Chez les deux espèces,
les mâles sont inexistants. Les charançons se développent
à partir d'oeufs non fécondés par parthénogénèse.
Les larves des deux espèces de charançon sont semblables.
Elles sont petites, apodes, ont la tête brune et mesurent presque
1 cm de longueur.
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Dommages
Les adultes se nourrissent du contour des feuilles, ce qui détériore
beaucoup l'apparence des plants. Le CRF se nourrit du feuillage, mais
peut former un anneau autour des petites branches de certaines espèces
comme Thuja et Picea. Le CNV laisse une encoche en forme
de «C» caractéristique sur le contour des feuilles.
En général, les dommages se produisent d'abord près
du sol et progressent vers l'intérieur du plant. Les larves
de charançon se nourrissent des racines. Elles s'alimentent
à la fois des radicelles et du collet. Les plants infestés
ont une croissance lente ou carrément stoppée. Le matériel
de pépinière nouvellement transplanté meurt sans
être parvenu à s'établir.
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Cycle biologique
Le CRF et le CNV passent l'hiver à l'abri dans le sol sous
forme de larves partiellement développées. Les dégâts
causés aux racines recommencent au printemps lorsque les températures
s'adoucissent. Les larves sont habituellement actives dans la couche
de sol située entre 2 et 40 cm de la surface. La pupaison
commence vers la fin mai et les charançons adultes émergent
des pupes entre le début et le milieu de juin. Comme ils ne
peuvent pas voler, ils rampent jusqu'à la plantehôte
pour commencer à se nourrir. Ravageurs strictement nocturnes,
les charançons adultes se cachent durant la journée
dans des débris de feuilles à la surface du sol ou sur
les tiges. Lorsqu'une plante-hôte est dérangée,
les charançons tombent au sol et y restent sans bouger pendant
quelque temps. Après s'être alimentés pendant
10-14 jours, dans le cas du CRF, et 30 jours, dans le cas
du CNV, les adultes commencent à pondre des oeufs. Une femelle
peut pondre jusqu'à 150-200 oeufs dans le sol. Les oeufs
éclosent en une dizaine de jours, après quoi les larves
se nourrissent des racines jusqu'à l'automne. Il n'y a habituellement
qu'une seule génération par saison. Cependant, les adultes
qui émergent tard peuvent hiverner.
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Lutte
Les stratégies de lutte doivent viser les adultes. Les larves
sont difficiles à maîtriser au moyen des produits antiparasitaires
actuellement offerts sur le marché. Les pulvérisations
foliaires effectuées en soirée permettent de mieux combattre
les adultes. Dans le cadre d'une étude récente menée
à l'University of Massachusetts, des pièges de jute
ont été utilisés pour déterminer le moment
de l'émergence des adultes et celui où devaient commencer
les programmes de lutte. Il s'agit de poser à la base des arbres
qu'on soupçonne d'être infestés, une toile de
jute d'environ 90 à 120 cm (3 à 4 pi),
plissée dans le sens de la longueur de façon à
créer des replis dans lesquels les charançons adultes
vont se réfugier pendant la journée.
Pour déterminer le moment de l'émergence des adultes,
on place plusieurs pièges en différents points du champ.
On inspecte les pièges une ou deux fois la semaine. Pour juger
de l'ampleur de l'infestation, on augmente le nombre de pièges
par unité de superficie. Plus les pièges sont nombreux,
plus précises sont les estimations. Lorsque les infestations
semblent isolées, on peut se contenter d'un traitement localisé
des plants atteints. On peut commencer les traitements dirigés
contre les adultes vers la fin de la floraison de Spiraea x vanhouttei.
Pour connaître les méthodes de lutte chimique, consulter
la publication 383F du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation
et des Affaires rurales de l'Ontario, intitulée Recommandations
pour la culture du matériel de pépinière et des
plantes paysagères.
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Sources de référence
Johnson, W.T. et Lyon, H.H. Insects that Feed on Trees and Shrubs.
Cornell University Press, Ithica, N.Y., 1976.
Mulgrew, W.M. Improved Black Vine Weevil Trapping. Nursery
Notes, Ohio Cooperative Extension Service 26 (7), 1991.
Orton, D.A. Coincide: the Orton System of Plant Management.
Plantsmen's Publication, IL. 1989.
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