Nom : Herbe à la puce,
Rhus radicans L.,
Autres Noms : TOXRA, poison-ivy,
sumac vénéneux, sumac grimpant, bois de chien,
incorrectement appelé poison-oak, qui correspond
en fait à Rhus toxicodendron L., espèce absente
dans l'Est du Canada.
Famille : famille des Anacardiacées
- Acajou
Description générale
: Plante vivace se reproduisant par germination (graines)
et par des rhizomes ligneux (tiges souterraines) qui forment
des peuplements denses.
Photos et illustrations

Herbe à la puce. A. Forme à port bas
montrant une courte tige dressée et une grappe
de fleurs à l'aisselle d'une feuille composée.
B. Ensemble de fruits blancs, secs, semblables à
des baies et produits à partir des fleurs.

Herbe à la puce C - E. Exemple de la variabilité
des lobes et des contours de folioles.
Tiges et rhizomes : tiges
ligneuses de deux sortes, la plus fréquente poussant
horizontalement à la surface du sol ou juste au-dessous,
portant des feuilles à pétioles dressés
atteignant de 10 à 80 cm (4-32 po) de hauteur; la
deuxième étant une vigne grimpante à
racines aériennes pouvant grimper jusqu'à
6 ou 10 m (20-33 pi) de hauteur, accrochée aux arbres
et aux poteaux, etc.; feuilles alternes (1 par noeud) (a),
composées (b), à 3 folioles (c) au bout d'un
long pétiole (d); foliole médiane au pétiolule
plus long (e) que celui des deux folioles latérales
(f); forme globale de la foliole et indentation variant
énormément entre les folioles d'une même
tige, entre les plantes d'un même peuplement et entre
des peuplements différents; folioles de forme étroite
à largement ovée à bord lisse (A, C),
ou portant quelques dents arrondies, dispersées,
peu profondes (D), ou encore, plusieurs dents grossières
et très pointues donnant à la foliole une
apparence lobée (E); feuilles violacées ou
rougeâtres lorsqu'elles s'ouvrent au printemps (de
mai à début juin), vert clair et souvent luisantes
(apparence vernie) au cours de l'été et prenant
une vive couleur rouge-orangé ou rouge vin à
l'automne dans les endroits ensoleillées, mais souvent
sans éclat dans les lieux ombragés; folioles
lisses et glabres sur les deux faces à l'exception
de petites touffes de poils brunâtres à l'envers
de la foliole le long de la nervure médiane et à
l'angle formé par la nervure médiane et certaines
des nervures secondaires inférieures.
Feuilles : alternes (1 par
noeud) (a), composées (b), à 3 folioles (c)
au bout d'un long pétiole (d); foliole médiane
au pétiolule plus long (e) que celui des deux folioles
latérales (f); forme globale de la foliole et indentation
variant énormément entre les folioles d'une
même tige, entre les plantes d'un même peuplement
et entre des peuplements différents; folioles de
forme étroite à largement ovée à
bord lisse (A, C), ou portant quelques dents arrondies,
dispersées, peu profondes (D), ou encore, plusieurs
dents grossières et très pointues donnant
à la foliole une apparence lobée (E); feuilles
violacées ou rougeâtres lorsqu'elles s'ouvrent
au printemps (de mai à début juin), vert clair
et souvent luisantes (apparence vernie) au cours de l'été
et prenant une vive couleur rouge-orangé ou rouge
vin à l'automne dans les endroits ensoleillées,
mais souvent sans éclat dans les lieux ombragés;
folioles lisses et glabres sur les deux faces à l'exception
de petites touffes de poils brunâtres à l'envers
de la foliole le long de la nervure médiane et à
l'angle formé par la nervure médiane et certaines
des nervures secondaires inférieures.
Fleurs et fruits : fleurs
petites, blanches ou verdâtres, à 5 sépales
et 5 pétales (g), en grappes ramifiées issues
de l'aisselle des feuilles (angle entre le pétiole
et la tige); inflorescences peu visibles parce que souvent
dissimulées par le feuillage dense et que de nombreux
plants ne fleurissent pas chaque année; la fleur
donne un fruit blanchâtre ou jaune terne verdâtre,
sec, semblable à une baie (h), d'environ 5 mm (1/5
po) de diamètre, strié longitudinalement et
ressemblant un peu à une orange pelée. Floraison
en juin et juillet; fructification avant septembre, mais
les fruits demeurent souvent sur les tiges inférieures
sans feuilles durant tout l'hiver.
Habitat : on trouve l'herbe
à la puce dans les forêts, à l'orée
des bois, dans les prairies, les terrains incultes, le long
des clôtures et en bordure des routes presque partout
en Ontario au sud d'une ligne allant de North Bay à
Kenora. Par contre, la haute vigne grimpante se limite principalement
aux comtés qui bordent le lac Érié,
lac Ontario ou la partie inférieure de la vallée
de l'Outaouais.
Espèces similaires : L'herbe
à la puce se caractérise par son port bas
ou par sa forme grimpante occasionnelle ses feuilles composées
(b) à 3 folioles (c), la couleur de ses feuilles,
vert foncé en été, rougeâtre
au printemps et à l'automne, ses grappes de baies
blanchâtres ou jaune verdâtre (h), et ses courtes
tiges dressées, sans feuilles qui retiennent fréquemment
quelques baies durant tout l'hiver. L'herbe à la
puce est parfois appelée à tort poison-oak
parce que certaines plantes ont des folioles très
grossièrement dentées ou lobées. On
trouve le vrai poison-oak, Rhus toxicodendron L.,
(TOXQU, non illustré) dans le sud des États-Unis,
mais pas au Canada.
Mise en garde: toutes les
parties de l'herbe à la puce, y compris les racines,
contiennent une substance vénéneuse qui cause
une irritation cutanée chez la plupart des gens;
les régions irritées se transforment fréquemment
en cloques et s'accompagnent de graves démangeaisons.
La substance vénéneuse est une résine
huileuse contenue dans la sève de la plante. Le contact
avec n'importe quelle partie endommagée de la plante,
avec des feuilles mâchées par les insectes,
ou avec les chaussures, les vêtements, les objets
ou les animaux de compagnie qui ont touché des parties
blessées de la plante, peut provoquer une réaction
chez les personnes à la peau sensible. Les racines
arrachées en été, et même les
rameaux secs en hiver, peuvent aussi provoquer une réaction.
Lorsqu'on brûle des feuilles ou des tiges d'herbe
à la puce, le poison est transporté sous forme
de minuscules gouttelettes par les particules de cendre
et de poussière de la fumée et peut entraîner
une réaction violente au niveau de la peau exposée
et des voies respiratoires chez toute personne sensible
qui inspire la fumée ou entre en contact avec elle.
L'auteur a lui-même eu une violente réaction
sur ses jambes et ses bras après avoir taillé
un plant au moyen de sécateurs. Même si aucune
partie de la plante ne soit entrée en contact direct
avec ses vêtements, des gouttelettes d'huile microscopiques
auraient, semble-t-il, jailli des tiges et des vignes pendant
la coupe et traversé le tissu de son pantalon et
de sa chemise.
Si l'on soupçonne un contact avec la plante, il faut
laver la peau et les vêtements avec du savon puissant,
pas tellement pour prévenir la réaction allergène,
mais pour réduire les risque d'infection d'autres
parties du corps ou d'autres personnes. Si une réaction
se produit, il faut consulter un médecin pour obtenir
le traitement approprié. L'herbe à la puce
est reconnue comme une mauvaise herbe nocive par la province
de l'Ontario; il est donc du devoir de toute personne possédant
une terre infestée de détruire les mauvaises
herbes nocives qui s'y trouvent.
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