Acariens

Extrait du Publication 310F, Lutte intégrée contre les ennemis du pommier.
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Table des matières

  1. Introduction
  2. Tétranyque rouge du pommier
  3. Tétranyque à deux points
  4. Ériophyide du pommier

Introduction

Les deux principaux acariens qui s'attaquent aux pommiers en Ontario sont le tétranyque rouge du pommier, Panonychus ulmi (Koch), et le tétranyque à deux points, Tetranychus urticae (Koch). Les deux espèces appartiennent à la famille des tétranychidés, ou « araignées rouges ». Ces acariens phytophages (qui se nourrissent de plantes) parasitent de nombreuses cultures, dont les arbres fruitiers, les petits fruits, les légumes, les plantes ornementales et les plantes de grande culture. L'ériophyide du pommier, Aculus schlechtendali (Nalepa), est un ravageur sporadique de la famille des ériophyidés.

L'ériophyide du pommier provoque rarement des dommages importants dans les vergers. Il existe néanmoins des cas justifiant le recours à des acaricides pour en réduire le nombre. Le tétranyque à deux points tend à présenter plus de problèmes dans l'est de l'Ontario que dans le sud-ouest. La température moyenne pendant la saison de végétation constitue le facteur abiotique le plus important dans la prolifération des populations. Le développement des acariens est en effet en relation directe avec la température : plus celle-ci est élevée, plus l'éclosion, la croissance et la reproduction des acariens seront rapides. Le tétranyque rouge du pommier et le tétranyque à deux points préfèrent tous deux un climat chaud et sec.

Tétranyque rouge du pommier

Le tétranyque rouge du pommier est l'acarien le plus répandu dans les vergers ontariens; il s'y trouve depuis le début du printemps jusqu'à la cueillette.

Description

Les œufs du tétranyque rouge du pommier, de couleur rouge, sont légèrement aplatis (en forme d'oignon) et sont surmontés de cils. À leur éclosion, les nymphes (larves) ont trois paires de pattes. Plus tard, elles acquerront une nouvelle paire de pattes, comme les adultes. Les tétranyques immatures sont généralement rougeâtres, mais peuvent prendre une teinte verte après la mue (ils rougissent au fur et à mesure qu'ils se nourrissent). La longueur des individus peut varier de 0,15 à 0,4 mm, selon leur stade biologique. Le mâle et la femelle diffèrent d'apparence. La femelle adulte est de couleur brun-roux foncé, mesure environ 0,40 mm de longueur et possède des rangées de taches sur le dos, lequel comporte des « épines » (Figure 4-1). Le mâle est plus petit (0,28 mm), de couleur plus claire ou plus terne, avec un abdomen pointu; ses pattes sont proportionnellement plus longues que celles de la femelle. Les tétranyques immatures se nourrissent surtout du tissu végétal prélevé sur la face inférieure des feuilles, près de la nervure médiane et des nervures secondaires. Les adultes se nourrissent du dessus et du dessous des feuilles. Même s'il appartient à la même famille que le tétranyque à deux points, le tétranyque rouge produit des toiles moins visibles.

Figure 4-1. Tétranyque rouge femelle au milieu de ses œufs.

Figure 4-1. Tétranyque rouge femelle au milieu de ses œufs.

Cycle biologique

Les œufs de tétranyque rouge du pommier qui hivernent se trouvent généralement sur la surface rugueuse de l'écorce, à la base des bourgeons, sur les dards et à l'intérieur du branchage, tout près du tronc principal et des grosses branches (Figure 4-2). Ils commencent à éclore à peu près au stade du prébouton rose.
Figure 4-2. Œufs de tétranyque rouge hivernant sur un dard.

Figure 4-2. Œufs de tétranyque rouge hivernant sur un dard.

Au fur et à mesure que les œufs éclosent, les jeunes nymphes se déplacent des rameaux vers les feuilles en croissance, où elles commencent à se nourrir. Parvenues au stade adulte, elles s'accouplent et pondent une première génération d' « œufs d'été ». On peut compter de six à huit générations de tétranyques rouges dans le courant d'une année. Les premières générations sont les plus synchrones, mais à partir du milieu de l'été, les générations se chevauchent, de sorte que tous les stades sont présents en même temps. À la fin du mois d'août, les femelles commencent à pondre des œufs d'hiver sur les ramilles et les grosses branches, de même que dans la cuvette oculaire des fruits.

Dommages

Le tétranyque rouge cause un bronzage caractéristique des feuilles auxquelles il s'attaque (Figure 4-3). Pour se nourrir, il introduit ses pièces buccales en forme d'aiguille dans les feuilles et en suce la substance, y compris la chlorophylle. Les feuilles atteintes vont présenter une apparence grenue et même bronzée si l'infestation est assez dense. Les infestations graves peuvent provoquer la défoliation de l'arbre.

Figure 4-3. Bronzage attribuable à une infestation par le tétranyque rouge.

Figure 4-3. Bronzage attribuable à une infestation par le tétranyque rouge.

Une attaque soutenue par des populations non maîtrisées de tétranyques rouges affaiblit l'arbre, ce qui nuira l'année suivante à la croissance des pousses et à la formation des boutons. La couleur, la fermeté, le calibre et le poids des pommes, de même que leur teneur en solides solubles, seront aussi affectés. Le stress imposé par des infestations graves peut même entraîner la mort des pommiers lors d'hivers rigoureux.

Surveillance et seuils d'intervention

Le suivi hebdomadaire du tétranyque rouge doit débuter au moment du passage du stade de dormance à celui de prébouton rose. Examiner les lambourdes (rameaux fructifères) et les rameaux à la recherche d'œufs de tétranyques qui y auraient passé l'hiver. Entre les stades prébouton rose et calice, on recueillera 2 dards sur chacun de 25 pommiers choisis au hasard dans chaque bloc. À l'aide d'un microscope à dissection d'une capacité de grossissement de 25 à 40 fois, on examinera le dessous des feuilles à la recherche d'œufs, de nymphes et d'adultes, ainsi que d'éventuels insectes utiles. Avec une loupe, un consultant ou un dépisteur expérimenté pourra arriver sur place à une évaluation approximative du niveau d'infestation, mais cette estimation est trop imprécise pour déterminer si le seuil d'intervention a été atteint.

Après le stade calice, choisir un total de 50 feuilles, soit 2 feuilles de chacun de 25 pommiers bien espacés pris au hasard à l'intérieur du bloc. Les feuilles doivent être prélevées à une longueur de bras à l'intérieur de la frondaison. Compter indifféremment les tétranyques rouges du pommier et les tétranyques à deux points qui s'y trouvent et noter le nombre total d'œufs, de nymphes et d'adultes des deux espèces confondues. On procède à un compte séparé par stade de développement parce que les acaricides ont une efficacité variable selon l'espèce et le stade de croissance des organismes visés.

Répéter l'exercice une fois par semaine, notamment pendant les mois les plus chauds de l'été où les tétranyques peuvent proliférer et dépasser très rapidement les seuils d'intervention. Les acariens se retrouvent généralement en plus grand nombre sur les arbres situés dans les zones abritées du verger et près des routes poussiéreuses, mais il convient de faire un échantillonnage égal dans toutes les parties des blocs de vergers.

Procéder à un échantillonnage distinct dans chaque bloc de vergers ou parcelle à traiter. Les cultivars Red Delicious, Empire et Gala tendent à héberger les populations les plus denses. Il faut faire un échantillonnage pour ces cultivars de même que pour les blocs de vergers ayant connu dans le passé des infestations de tétranyques.

La présence d'acariens utiles peut retarder ou écarter la nécessité d'une application d'acaricide; on en fera donc le recensement au moment de l'échantillonnage. Pour connaître les seuils, voir le tableau 1, Seuils d'intervention contre le tétranyque rouge et le tétranyque à deux points.

Tableau 1. Seuils d'intervention contre le tétranyque rouge et le tétranyque à deux points
Stade de croissance Seuil d'intervention et moment de la pulvérisation*
De la dormance au prébouton rose Présence d'œufs
Du calice à 21 jours après le calice Moment de l'éclosion des premiers œufs, avant qu'il y ait plus de 3 nymphes/feuille
Du calice à 21 jours après le calice 5-7 tétranyques actifs/feuille après éclosion de 50 % des œufs
De juin à la mi-juillet 7-10 tétranyques actifs/feuille, quand les nymphes constituent environ 50 % de la population
De la mi-juillet à août 10-15 tétranyques actifs/feuille, quand les nymphes constituent environ 50 % de la population

* Certains acaricides récemment homologués doivent être appliqués un peu plus tôt que les produits classiques, soit dès que l'infestation atteint 5 tétranyques/feuille. Pour plus de renseignements sur le moment des pulvérisations d'un acaricide en particulier, voir la publication 360F du MAAARO, Recommandations pour les cultures fruitières.

Lutte

Les infestations de tétranyques dans les vergers sont causées par :

  • des conditions climatiques propices à leur multiplication,
  • une gestion inadéquate du couvre-sol (procurant des sites d'hivernage aux populations de tétranyques à deux points),
  • une forte concentration d'azote dans les feuilles (ce qui accroît la fécondité des tétranyques),
  • la disparition de sites où peuvent vivre et s'abriter les ennemis naturels des tétranyques,
  • l'utilisation de pesticides qui sont toxiques pour les ennemis naturels des tétranyques.

Les ennemis naturels des tétranyques comprennent des acariens prédateurs comme Typhlodromus pyri (Scheuten), T. caudiglans (Schuster), Amblyseius (= Neoseiulus) fallacis (Garman), Zetzellia mali (Ewing), Agistemus fleschneri (Summers) et Balaustium spp. Il existe d'autres prédateurs importants comme Stethorus punctillum (LeConte), la petite punaise anthocoride (Orius spp.), des thrips, le chrysope et la punaise de la molène, Campylomma verbasci (Meyer). Les acariens utiles (voir la rubrique intitulée Acariens prédateurs) peuvent permettre une régulation biologique de leurs cousins nuisibles. Des recherches menées au Michigan montrent qu'un niveau adéquat de régulation biologique est atteint avec un ratio de 1 acarien ou insecte utile pour 10 acariens nuisibles.

Le choix d'un programme de pulvérisation de pesticides sélectifs permettra de protéger les prédateurs des acariens. Certains pesticides (les pyréthrinoïdes, notamment) ont pour effet de repousser ou d'irriter le tétranyque rouge sans le tuer, tout en étant toxiques pour les acariens utiles, tandis que d'autres (certains néonicotinoïdes) peuvent accroître la ponte. La mise en œuvre d'un programme de pesticides sélectifs épargnera largement les populations d'acariens utiles et permettra d'éliminer ou de retarder le recours à des acaricides.

Des pluies abondantes peuvent entraîner au sol et détruire de très nombreux tétranyques, en plus de détacher la poussière qui se dépose sur les feuilles et gêne l'action des prédateurs. Des froids extrêmes en hiver et des conditions climatiques difficiles à l'époque de l'éclosion réduisent les taux de survie des œufs hivernants de tétranyques rouges, de même que des tétranyques à deux points et des ériophyides du pommier adultes. Des températures supérieures à 30 °C nuisent à la ponte et au développement des tétranyques rouges. Les tétranyques à deux points peuvent supporter des températures plus élevées avant d'en subir des effets négatifs.

Le couvre-sol entre les rangées de pommiers doit être convenablement entretenu pour réduire l'empoussièrement des feuilles qui favorise la prolifération des acariens nuisibles. En cas d'assèchement du couvre-sol, les acariens nuisibles, comme le tétranyque à deux points, peuvent quitter le sol et envahir les arbres.

Pour prévenir une infestation par le tétranyque rouge, appliquer sur les arbres une huile de fin de dormance (du prébouton rose au bouton rose avancé) qui étouffera les œufs. Ce type d'huile n'aura cependant que peu ou pas d'effet sur le tétranyque à deux points et sur l'ériophyide du pommier qui ont passé l'hiver comme adultes sur le sol du verger. Les huiles de fin de dormance constituent un élément important de tout programme de lutte intégrée contre les ennemis du pommier.

La résistance aux acaricides est préoccupante dans les vergers de l'Ontario. L'efficacité à long terme des programmes de lutte contre les acariens exige une utilisation judicieuse des produits disponibles. Heureusement, les pomiculteurs ontariens ont à leur disposition de nombreux outils pour lutter contre les acariens et d'excellentes options pour élaborer une stratégie efficace d'atténuation des résistances aux acaricides. Voici quelques points à prendre en considération dans l'élaboration d'un programme de lutte contre les acariens nuisibles.

  • Les acaricides sont souvent très sélectifs. Certains touchent uniquement certains types d'acariens à des stades précis de leur cycle biologique. Il faut en tenir compte lors du choix du ou des produits utilisés.
  • Les acaricides sont surtout efficaces lorsqu'ils sont employés seuls, aux doses recommandées et dans de grands volumes d'eau (> 1 000 L d'eau/ha).
  • Il faut utiliser chacun des acaricides seulement une fois par année si l'on veut retarder l'apparition de souches résistantes. Si les circonstances exigent l'application d'acaricides deux années de suite, utiliser des produits appartenant à deux groupes chimiques différents, afin d'éviter le développement d'une résistance. Pour plus de renseignements sur les familles chimiques d'acaricides, consulter la publication 360F du MAAARO, Recommandations pour les cultures fruitières.
  • Certains acaricides récents agissent plus lentement. Il faudra en tenir compte au moment des traitements et des évaluations de suivi. Dans le cas de produits présentant un effet de choc lent, on attendra de une à deux semaines après la pulvérisation pour évaluer l'efficacité du produit.
  • Des recherches menées aux États-Unis ou en Colombie-Britannique dans des vergers de pommiers et d'autres cultures ont révélé la présence d'un plus grand nombre d'acariens phytophages aux endroits où l'on effectue plusieurs pulvérisations (trois ou plus) de certains néonicotinoïdes pour venir à bout d'autres insectes nuisibles.

Tétranyque à deux points

Le tétranyque à deux points se trouve généralement en moins grand nombre dans les vergers que le tétranyque rouge du pommier et se manifeste plus tardivement dans la saison de végétation. Cependant, les pomiculteurs autour de la baie Georgienne et à l'est de Toronto éprouvent souvent plus de difficultés avec le tétranyque à deux points qu'avec le tétranyque rouge.

Description

À la ponte, les œufs de tétranyques à deux points sont transparents et sphériques, mais ils prennent la couleur du lait à mesure qu'ils évoluent. À la naissance, les individus sont incolores, mais acquièrent des taches dès qu'ils commencent à se nourrir. Comme dans le cas du tétranyque rouge, le tétranyque à deux points passe par plusieurs stades, dont un stade larvaire à six pattes et un stade nymphal à huit pattes. Aux stades nymphal et adulte, il est facile à distinguer du tétranyque rouge en raison de sa couleur - vert pâle ou couleur paille, avec deux points sombres sur le dos (Figure 4-4) - et de sa forme plus allongée. Le tétranyque à deux points secrète une toile dense dont il recouvre la surface des feuilles pour retenir la poussière. Les femelles hivernantes prennent généralement une coloration rouge-orange et se réfugient souvent près de la cuvette oculaire ou du pédoncule des pommes à l'approche de la cueillette (Figure 4-5).

Figure 4-4. Tétranyque à deux points adulte.

Figure 4-4. Tétranyque à deux points adulte.
Figure 4-5. Femelles hivernantes du tétranyque à deux points.

Figure 4-5. Femelles hivernantes du tétranyque à deux points.

Cycle biologique

Le tétranyque à deux points hiverne au stade adulte, alors de couleur orange, sous l'écorce des pommiers ou dans les mauvaises herbes au pied de ceux-ci. Au printemps, on le trouve souvent en grand nombre sur les dicotylédones, les ronces et les drageons qui tapissent le sol sous les arbres et aux alentours, mais il peut survivre à l'hiver sur un arbre. Il a tendance à quitter le sol en masse et à migrer vers la frondaison des pommiers au milieu ou à la fin de l'été, lorsque les mauvaises herbes et autres plantes du couvre-sol sèchent. Il prolifère jusqu'à ce que l'arrivée de températures plus fraîches à la fin de l'été ralentisse son activité. De trois à cinq générations peuvent se succéder dans le cours d'un été. Il peut se disperser sur de vastes étendues et passer d'un verger à l'autre en se laissant porter par le vent et les courants d'air. Les infestations importantes de tétranyques à deux points suivent généralement les invasions du tétranyque rouge.

Dommages

Le tétranyque à deux points tisse des toiles caractéristiques sur le revers des feuilles et décolore celles-ci (c'est le phénomène du « bronzage »). Ces toiles protègent les tétranyques et leurs œufs de leurs ennemis naturels et des fluctuations du milieu ambiant. Une attaque soutenue par des populations non maîtrisées de tétranyques rouges affaiblit l'arbre, ce qui nuira l'année suivante à la croissance des pousses et à la formation des boutons. La couleur, la fermeté, le calibre et le poids des pommes, de même que leur teneur en solides solubles, seront aussi affectés. Le stress imposé par des infestations graves peut même entraîner la mort des pommiers lors d'hivers rigoureux.

Surveillance et seuil d'intervention

Pour un complément d'information sur la surveillance et les seuils d'intervention concernant le tétranyque à deux points, consulter la section portant sur la surveillance du tétranyque rouge du pommier.

Lutte

On trouvera plus d'information sur la lutte contre le tétranyque à deux points dans la section concernant la lutte contre le tétranyque rouge. À noter que certains acaricides sont plus efficaces contre le tétranyque rouge que contre son cousin à deux points.

Ériophyide du pommier

L'ériophyide du pommier est très répandu dans les vergers et n'est généralement problématique que dans les cas de populations extrêmement denses.

Description

L'ériophyide du pommier a une forme fuselée, sa couleur pouvant varier de crème à brun pâle (Figure 4-6). Contrairement aux tétranyques rouge et à deux points, les adultes n'ont que deux paires de pattes. Il faut un microscope à dissection capable d'un grossissement de 100 fois pour identifier et dénombrer l'ériophyide du pommier qui, en raison de sa petite taille, peut facilement passer inaperçu.
Figure 6. Ériophyide du pommier.

Figure 4-6. Ériophyide du pommier.

Cycle biologique

La femelle de l'ériophyide du pommier passe l'hiver sous les écailles des bourgeons et émerge de son gîte au moment du débourrement printanier, pour se nourrir des feuilles. Les œufs sont déposés sur le revers des feuilles. Plusieurs générations se succèdent chaque année. Ces acariens peuvent être utiles s'ils sont peu nombreux parce qu'ils constituent une importante source de nourriture de remplacement pour les acariens prédateurs lorsque les tétranyques rouges et à deux points sont peu nombreux. Ils incitent en effet les acariens prédateurs et d'autres ennemis naturels à rester dans la frondaison des pommiers plutôt que de migrer vers d'autres hôtes.

Dommages

Les dommages causés par l'ériophyide du pommier sont variables et peuvent notamment se traduire par une déformation et un jaunissement des feuilles. Sa présence en petit nombre sur les pommiers n'est pas inquiétante, mais une infestation importante (200 individus ou plus par feuille) et prolongée de ces acariens aura pour effet de provoquer un enroulement caractéristique des feuilles, d'en endommager la face inférieure et de leur donner une apparence parcheminée argentée. Lorsqu'il s'attaque aux fruits en croissance, l'ériophyide peut en endommager l'épiderme et provoquer son roussissement.

Surveillance et seuil d'intervention

Il n'y a pas lieu d'utiliser des acaricides à moins que les populations d'ériophyides n'atteignent de 200 à 500 individus par feuille. En petit nombre, les ériophyides jouent un rôle utile puisqu'ils servent de proies aux acariens prédateurs.

Lutte

Certains acaricides sont impuissants face à l'ériophyide du pommier. Pour obtenir une liste de produits efficaces contre cet acarien, consulter la publication 360F du MAAARO, Recommandations pour les cultures fruitières.

 


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 21 juillet 2011
Dernière révision : 21 juilllet 2011

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