Démarrage d'une pépinière commerciale en Ontario

Table des matières

  1. Introduction
  2. Cibler son marché
  3. Systèmes de production
  4. Calendrier de production
  5. Exigences relatives au site de culture
  6. Méthodes de production
  7. Matériel
  8. Coût de production
  9. Conclusions
  10. Dossiers divers
  11. Ressources
  12. Coordonnées utiles
  13. Éducation

Pour des recommandations concernant la production de plants de pépinière et de l'information sur la protection de ces cultures, consulter la Publication 841F du MAAARO, Guide des plantes de pépinières et d'ornement, culture et lutte intégrée et la Publication 840F, Guide de protection des cultures de pépinière et d'ornement.

Introduction

La production de plants de pépinière est souvent perçue comme un moyen facile de gagner de l'argent. On croit qu'en plantant de jeunes pousses qu'on délaisse ensuite pendant deux, cinq ou sept ans, on peut produire une récolte avec peu d'efforts. Toutefois, contrairement à certaines cultures qui sont récoltées après une seule saison, les plants de pépinière ont besoin d'entretien cultural et d'apports financiers réguliers pendant plusieurs saisons si l'on veut obtenir un produit de qualité. Pour avoir une pépinière rentable, il faut avoir un marché bien défini, être bien situé, se doter d'un système de production bien planifié et savoir tirer parti des expériences antérieures.

Cibler son marché

Avant de se mettre à cultiver des plants de pépinière, il est important de cibler son marché et ses objectifs de production. Qui va acheter le produit? Quelle est la dimension souhaitée pour les plants? Quel est le type de plants qui sera cultivé? On ne peut pas se contenter de cultiver un produit et attendre l'acheteur. Il est très important de prendre le temps d'établir un plan d'affaires. Ce dernier permet de résumer les objectifs de l'entreprise et de formuler les méthodes permettant de les atteindre. On peut se procurer de l'information sur les méthodes de préparation de plans d'affaires en consultant la fiche technique du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario (MAAARO), intitulée Établissement de plans d'exploitation, commande no 08-052. Les clients potentiels peuvent être des producteurs grossistes qui souhaitent prendre de l'expansion, des paysagistes, des centres de jardinage ou des particuliers qui recherchent un produit fini pour leurs plates-bandes. Il est important d'analyser ses marchés, de connaître les besoins de ses clients et de planifier sa production en conséquence. Il est bon aussi de se demander quelles sont les plantes qu'on peut réussir mieux que ses concurrents.

En raison du cycle de production relativement long pour les plants de pépinière, il est difficile de répondre rapidement aux changements dans les demandes des consommateurs, ce qui complique la planification du type de plants qui sont le plus recherchés. La demande pour les produits de pépinière est étroitement reliée avec la construction de propriétés résidentielles et commerciales. Les consommateurs recherchent des produits de qualité, des prix raisonnables, une grande variété de choix, de couleurs, des résultats instantanés, des produits qui demandent peu d'entretien et des plants en contenants. Ce n'est qu'après avoir analysé son marché qu'on peut choisir le système de production qui répond le mieux aux besoins de ce dernier.

Systèmes de production

Les plants de pépinière sont soit cultivés en plein champ ou en contenants. Bon nombre de pépinières font appel à ces deux modes de production. Habituellement, une exploitation produit environ cinq cultures différentes : arbres d'ombrage et à fleurs, conifères, arbres à feuilles larges persistantes, arbustes à feuilles caduques et herbacées vivaces. Certaines pépinières offrent aussi des produits spécialisés.

Les pépinières produisent soit des produits prêts pour utilisation, ou du matériel en croissance. Les plants finis sont prêts à mettre en terre ou à être vendus au détail dans les centres de jardinage. Les plants en croissance sont vendus à d'autres pépinières où ils poursuivent leur croissance. Voici quelques exemples de plants en croissance : transplants (boutures racinées, greffons), plants repiqués (plants cultivés sur planches pendant un ou deux ans), ou fouets (arbres sans branches cultivés à partir de porte-greffe bourgeonné ou greffé).

Tableau 1. Description des différents types de produits de pépinière et leurs caractéristiques.
Produit Caractéristiques Période de mise en marché Méthode de culture Groupe de plantes
Plant à racines nues Le sol est retiré du système racinaire. Seulement lorsque le plant est dormant. En plein champ ou sur planches Arbres à feuilles caduques et herbacées vivaces
Plant en mottes enrobées de jute ou dans un panier de treillis métallique Avec du sol qui reste autour d'un système racinaire très réduit. Mottes enrobées de jute ou avec un autre matériau. Lorsque le plant est dormant, déplacement limité durant la saison de croissance. En plein champ ou sur planches Arbres à feuillage persistant ou caduc
Contenant Totalité du système racinaire confinée dans un contenant durant la croissance. À tout moment dès que le plant est attrayant et suffisamment gros En contenants, plein champ ou sur planches : toujours en contenants ou repiqués à partir du champ ou de planches. Tous types de plants.

(Furuta, T., Environmental Plant Production & Marketing, Cox Publishing Co., Californie, 1976.)

Calendrier de production

Le calendrier de production sert à planifier les différentes étapes de la production dans la pépinière, soit la propagation, le repiquage, la croissance, la récolte et l'entreposage. Ce cycle peut être adapté selon les besoins de l'exploitation. On peut ainsi se procurer des plants repiqués auprès d'un producteur de semis et les faire pousser jusqu'à ce que les plants atteignent la taille voulue pour le marché. La propagation, qui est une étape spécialisée du cycle de production, exige beaucoup de patience et d'habileté. Il est conseillé de documenter et de noter les différentes étapes de production, de la propagation à la mise en pots ou à la plantation, et de consigner les engrais et les méthodes de lutte antiparasitaire utilisés jusqu'au moment de la vente.

La durée du cycle de production est variable et dépend de la culture et du calendrier de production. Le cycle d'un arbre à feuillage persistant de croissance rapide (ex. : un Juniperus chinensis, variété Old Gold de 45-60 cm) est d'environ cinq à six ans :

En plein champ En contenant
Propagation : 1 an Propagation : 1 an
Plants repiqués en champ : 2 ans Contenant: 2-3 ans
Plants cultivés en plein champ : 2-3 ans vendu

Les arbustes à fleurs (ex. : Forsythia) atteignent la taille de mise en marché (1,0 à 1,2 m) en environ trois ou quatre ans à partir d'une bouture :

En plein champ En contenant
Propagation: 1 an Propagation : 1 an
Plants repiqués en champ: 1 an Contenant : 1-2 ans
Plants cultivés en plein champ : 1-2 ans vendu

Dans le cas des arbres de gros calibre (arbres d'ombrage et à fleurs), il faut environ huit ans pour récolter ce type d'arbre avec un diamètre de 50 mm :

En plein champ En contenant
Semis de porte-greffe : 1 an Semis de porte-greffe : 1 an
Porte-greffe bourgeonné : 1 an Porte-greffe bourgeonné : 1 an
Fouet en bourgeons : 1-2 ans Fouet en bourgeons : 1-2 ans
Plants cultivés en plein champ : 5 ans Plants cultivés en plein champ : 2-3 ans, puis 1 an en contenant

Exigences relatives au site de culture

On doit également tenir compte des facteurs environnementaux et économiques lorsqu'on choisit un site de production en pépinière. Il est important de connaître la zone de rusticité de la région pour savoir ce qui peut y être cultivé ou non. Il faut connaître aussi la zone de rusticité de la région où seront écoulés les produits.

On doit prendre le temps de planifier l'aménagement de la pépinière et de prévoir d'éventuels agrandissements ainsi que la rotation des cultures; se donner environ un an pour planifier et préparer le site avant les premières plantations. Des problèmes qui peuvent sembler mineurs au moment de la plantation ont parfois des répercussions à long terme sur la croissance future des plants.

Accès

La pépinière doit être facilement accessible aux clients et aux employés. Communiquer avec les municipalités de la région pour s'informer de toute restriction concernant un éventuel agrandissement et les voies d'accès, surtout si on envisage d'ouvrir un kiosque de vente au détail.

Eau

Dans toute pépinière, il est nécessaire d'avoir accès à un approvisionnement suffisant en eau. La qualité de l'eau peut être évaluée par des analyses de laboratoires agréés par le MAAARO. Les laboratoires en santé publique ne vérifient que le contenu bactérien. Les analyses doivent porter sur le pH, les sels solubles, les bicarbonates, le bore, le cuivre, le soufre, le chlore, le fer, le sodium, le zinc, le calcium et le magnésium. Pour plus d'information sur les questions de qualité de l'eau et pour consulter la liste des laboratoires agréés, voir la rubrique "Coordonnées utiles" du présent document ou communiquer avec le spécialiste de la culture en pépinière du MAAARO.

De façon générale, les cultures horticoles peuvent nécessiter jusqu'à un pouce (2,5 cm) d'eau par semaine, selon les conditions environnementales. Les cultures en contenants ont besoin d'arrosages plus fréquents. Si les besoins de la pépinière sont supérieurs à 50 000 litres d'eau par jour, l'exploitant doit détenir un Permis de prélèvement d'eau du ministère de l'Environnement et de l'Action en matière de changement climatique (MECC). Communiquer avec le bureau de district du ME pour savoir comment obtenir un permis. Pour changer l'orientation d'un cours d'eau ou construire un barrage, communiquer avec le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario (MRNF).

Topographie

Les pentes de 1 à 2 % se gèrent facilement et offrent une bonne source d'eau de surface et une bonne circulation d'air. Les pentes supérieures à 5 % peuvent être sujettes à l'érosion. On doit éviter les lieux vulnérables aux poches de gelée. Les sites plats et ouverts doivent être protégés avec des brise-vent afin de réduire l'érosion et d'améliorer la couverture neigeuse.

Sol

On peut se procurer des cartes de sol de la région auprès du MAAARO. Ces cartes fournissent certaines indications sur les caractéristiques du sol et la topographie de la région. Vérifier les antécédents agricoles du site; cela peut permettre de déceler certaines carences du sol, des problèmes de structure du sol ainsi que les herbicides qui auraient pu être utilisés.

Un bon drainage est indispensable que ce soit en production de plein champ ou en contenants. Idéalement, on doit pouvoir avoir accès aux champs dès le début du printemps et tard l'automne. Le drainage souterrain permet de prolonger la saison et d'améliorer la productivité. Éviter les zones inondables.

Pour vérifier la qualité du drainage d'un site, on peut creuser un trou de 30 cm de largeur et de 30 cm de profondeur. Remplir le trou d'eau, et laisser l'eau s'écouler pour saturer le sol. Lorsque l'eau est drainée, remplir de nouveau le trou avec de l'eau. Si l'eau demeure dans le trou après 24 heures, il est possible qu'il soit nécessaire de niveler le site ou d'installer un système de drainage souterrain. Plusieurs fiches techniques du MAAARO traitent du drainage. On peut consulter ces fiches qui sont mentionnées à la rubrique Ressources à la fin du présent document.

Les analyses de sol sont importantes pour évaluer le pH et la fertilité du sol. Les analyses accréditées par le MAAARO constituent la méthode la plus précise pour évaluer les quantités de phosphore, de potassium, de magnésium et de chaux à appliquer à la culture. Utilisées parallèlement aux analyses foliaires et à la détection des symptômes de carences en éléments nutritifs, elles permettent d'établir les besoins en engrais d'une culture en particulier dans un champ donné. Consulter la Publication 841F, Guide des plantes de pépinière et d'ornement, culture et lutte intégrée du MAAARO pour plus d'information sur les méthodes d'échantillonnage du sol et des substrats de culture. On peut se procurer les contenants pour échantillons de sol, les feuillets d'information, la liste des laboratoires agréés et de l'information sur le coût des diverses analyses auprès du spécialiste de la culture en pépinière du MAAARO,

Méthodes de production

Les plants de pépinières sont cultivés en plein champ ou dans des contenants. Le produit final, cependant, peut être obtenu par une combinaison de ces deux méthodes. Le tableau 2 donne un résumé des avantages et des désavantages de la production de plein champ et en contenants.

Tableau 2. Avantages et désavantages de la production de plein champ et en contenants
  Production de plein champ Production en contenants
Avantages
  • Faibles coûts de démarrage
  • Approprié pour la production à long terme
  • Adaptabilité du matériel
  • Moins demandant pour l'exploitant
  • Peu de préparation de terrain requise
  • Utilisation intensive du terrain
  • Ne nécessite pas de terrain fertile
  • Réduit la durée du cycle de production
  • Prolonge la saison de mise en marché
  • Mécanisation
Désavantages
  • Périodes de récolte et de mise en marché plus courtes
  • Exige de l'équipement de creusage spécialisé
  • Absence de contrôle sur l'environnement
  • Terrain fertile et bien drainé requis
  • Installations d'entreposage nécessaires
  • Coûts de démarrage élevés
  • Dépendance envers la source d'approvisionnement en eau et le système de distribution
  • Plus difficile et demandant pour l'exploitant
  • Protection hivernale
  • Site bien drainé requis
  • Demande une bonne préparation du site

Production de plein champ

Les plants qui poussent habituellement dans le champ sont des jeunes pousses à racines nues, plants repiqués en rangées, arbustes, conifères et arbres de gros calibre (arbres d'ombrage et arbres à fleurs) empotés au champ ou livrés en mottes enrobées de jute ou dans des paniers en treillis métallique. Bien que l'investissement initial puisse être moins élevé que pour la production en contenants, l'investissement annuel pour le matériel et le terrain durant le cycle de production fait en sorte que la production de plein champ n'est pas nécessairement moins chère que la production en contenants. La production de plein champ exige plus de main-d'œuvre au printemps et à l'automne étant donné que la plantation et la récolte doivent être effectuées au cours d'une période relativement courte.

Lorsqu'on choisit les cultures à produire, on doit tenir compte de la texture du sol. Les semis à racines nues et les plants repiqués en rangées sont faciles à transplanter à partir d'un loam sableux alors que les mottes enrobées de jute ou les arbres dans les paniers de treillis métallique conviennent mieux aux sols plus lourds. La plupart des plants cultivés en plein champ sont adaptés à un pH qui se situe entre 5,0 et 7,2. Certains plants exigent cependant des sols plus acides pour bien pousser. Ainsi, pour éviter le jaunissement du chêne des marais, on ne doit pas les cultiver dans des sols dont le pH est supérieur à 6,8.

Les champs utilisés pour la plantation doivent être préparés environ un an à l'avance. Faire analyser le sol pour évaluer sa fertilité. Pour plus d'information sur la fertilité du sol, consulter la publication du MAAARO, Manuel sur la fertilité du sol. Les mauvaises herbes vivaces devraient être détruites et l'apport de matière organique devrait se faire à ce moment. Pour plus d'information sur le désherbage, consulter la Publication 841F, Guide des plantes de pépinière et d'ornement, culture et lutte intégrée.

L'espacement entre les plants dans le champ dépend des espèces végétales, de la durée requise en champ pour que le plant atteigne la taille souhaitée ainsi que du matériel qui est utilisé. Ne pas planter trop densément. Un espacement adéquat est indispensable pour obtenir des plants de qualité.

En règle générale, les arbres de gros calibre livrés dans des mottes enrobées de jute et dans des paniers de treillis métallique devraient être espacés de 90 cm (3 pi) dans la rangée pour chaque 25 mm (1 po) de diamètre requis à la récolte. Ainsi, des arbres livrés avec un diamètre de 50 mm (2 po) devraient être plantés à une distance de 1,8 m (6 pi) dans le rang. La distance entre les rangs dépend du matériel utilisé. Cette dernière peut varier de 2 à 3,6 m (8 à 12 pi). Les plants repiqués à racines nues devraient être plantés à environ 45 cm (18 po) de distance dans le rang.

Production en contenants

Dans le cas de la production en contenants, les plants sont soit cultivés uniquement en pot ou démarrés en plein champ et transplantés dans un contenant par la suite. Des contenants de plastique haute densité, ordinairement verts ou noirs, sont couramment utilisés pour ce type de production. Les coûts varient selon les dimensions des pots, les fabricants et les quantités achetées. Les pots #1 (3 L ou 1 gallon) et les pots #2 (6 L ou 2 gallons) sont courants. Les pots en fibres sont peu adéquats pour la production à long terme, car ils se décomposent rapidement.

En mettant de la terre qui provient d'un champ dans un petit contenant peu profond et de volume restreint, on n'obtient qu'un drainage très médiocre et l' apport d'oxygène aux racines est faible. Les substrats utilisés pour la culture en contenants sont faits d'un mélange d'amendements organiques et minéraux de manière à procurer aux racines un milieu sain et bien drainé. On utilise ordinairement, en parties égales, de la tourbe, du sable et de la terre ou un mélange d'écorce de pin compostée, de tourbe et de sable. On doit pouvoir se procurer les ingrédients facilement, et ces derniers doivent être relativement peu coûteux, faciles à manipuler dans la pépinière et exempts d'insectes nuisibles et de maladies. Par ailleurs, le mélange doit être peu coûteux à réaliser, uniforme et on doit être en mesure de l'entreposer pour une courte période sans trop altérer sa composition. Selon le nombre de contenants à remplir, on peut envisager d'utiliser des mélanges commerciaux plutôt que de préparer soi-même les mélanges.

Les composts sont de plus en plus utilisés dans les mélanges pour contenants en remplacement des ingrédients habituels ou comme substitut de la mousse de tourbe. Les quantités varient habituellement entre 15 et 30 % par volume dans les mélanges utilisés pour les contenants. Les composts sont produits sous différentes conditions (saisons, source et mélange de matières premières, fréquence de retournement des tas, degré de maturité et autres variables propres à la production de compost). Leur composition chimique et leur qualité sont donc très variables. Il est important d'avoir accès à une source de matières premières fiable et de qualité et de vérifier si les plants réagissent bien aux mélanges utilisés dans les contenants. Il est donc recommandé de cultiver d'abord une petite partie de la culture la première fois qu'on prépare un mélange avant de l'utiliser davantage les années subséquentes si les résultats se révèlent satisfaisants.

Un substrat qui se draine très bien en contenant exige plus d'irrigation que la culture en champ. Il est donc indispensable d'avoir accès à une source d'eau fiable et de qualité sur laquelle on pourra compter au cours des longues périodes de chaleur et de sécheresse.

En raison des grandes quantités d'eau utilisées, le site doit être bien drainé. Un système de drainage souterrain, un léger bombement des lits de semences (pente de 1 à 2%) et un recouvrement avec du gravier contribueront à améliorer le drainage. La croissance des plants est compromise dans de l'eau stagnante. L'irrigation par aspersion avec porte-asperseurs est la méthode la plus courante.

Afin de procurer aux plants des conditions optimales de croissance, on doit aussi mettre en place un programme régulier de fertilisation. Les substrats utilisés dans les contenants contiennent peu ou pas de terre et sont donc peu fertiles. Par conséquent, on doit y ajouter des engrais sous forme d'engrais hydrosolubles ou à libération lente.

L'effet des engrais sur l'environnement et les eaux souterraines est une source de préoccupations dans le secteur agricole. L'apport d'engrais liquide sous forme d'engrais totalement hydrosolubles a longtemps été considéré comme une pratique acceptable. Toutefois, à la lueur de préoccupations environnementales récentes, les producteurs ont réévalué leur programme de fertilisation afin d'en accroître au maximum l'efficacité avec un minimum d'impact sur l'environnement, en réduisant le lessivage des engrais et en recueillant les eaux de ruissellement engendrées par l'irrigation.

Il existe plusieurs engrais à libération lente qui peuvent être utilisés dans la production de plants de pépinière en contenant. Ces produits peuvent être incorporés au moment de la préparation du mélange d'empotage ou épandus à la surface plus tard. Utiliser selon les dosages prescrits par le fabricant. Au moment de la préparation du mélange, éviter d'incorporer trop d'engrais, car cela pourrait briser les particules et entraîner une contamination du mélange par l'engrais. Les mélanges d'empotage avec engrais préincorporés ou à libération lente ne doivent pas être gardés durant trop longtemps.

La lutte contre les mauvaises herbes continue d'être le plus gros défi des producteurs de plants en contenant. Il existe quelques herbicides qui sont homologués pour la production en contenant, mais il reste que pour un obtenir un site exempt de mauvaises herbes, de bonnes pratiques culturales s'imposent dès le départ. À cette fin, on peut recouvrir le sol du carré de terreau qui sera utilisé pour les contenants d'un textile avant d'y ajouter du gravier. Consulter la Publication 75F du MAAARO intitulée, Guide de lutte contre les mauvaises herbes ou la Publication 841F, Guide de plantes de pépinière et d'ornement, culture et lutte intégrée.

Les racines et le feuillage des plants de pépinière ne tolèrent pas les températures excessivement froides. Par conséquent, les plants en pots doivent être protégés durant les mois d'hiver. On peut utiliser des abris d'hiver, habituellement orientés nord-sud pour réduire l'exposition au soleil, qui consistent en cerceaux métalliques (abri Quonset) recouverts de plastique blanc. L'espacement entre les abris dépend de l'espacement entre les pots durant l'été, de la largeur des allées requise et de la charge de neige moyenne.

Matériel

La plupart du matériel et de la machinerie dans les exploitations actuelles peuvent facilement être adaptés à la production de plein champ ou en contenants. Du matériel additionnel peut être nécessaire selon les besoins de production particuliers de l'installation, comme des bêches pour former des lits, des lames en U (pour le creusage et la taille des racines), des pelles hydrauliques à arbres, des transplanteurs et des rempoteuses.

Coût de production

Il est difficile de calculer un prix de revient à l'hectare puisque les coûts, les revenus et la durée du cycle de production varient selon la culture produite.

Conclusions

Finalement, c'est l'expérience qui demeure l'ingrédient décisif de la réussite dans ce domaine. Il est fort utile d'échanger ses expériences entre pépiniéristes. On doit être prêt à s'engager pour plusieurs années si l'on souhaite obtenir des plants de qualité. Il faut aussi se rappeler que la production de plants de pépinière commence avec un bon calendrier de production et une étude de marché.

Dossiers divers

Dossiers de portée provinciale

Cours sur l'utilisation sécuritaire des pesticides

Pour pouvoir acheter et épandre des pesticides de catégories 1,2 ou 5 dans une pépinière, l'exploitant doit avoir réussi le Cours sur l'utilisation sécuritaire des pesticides et se faire décerner le certificat qui s'y rattache. Il s'agit d'un cours d'une journée. Pour plus d'information, joindre le Centre d'information agricole au 1 877 424-1300. Les cours sont habituellement offerts de novembre à mars.

Inscription des entreprises agricoles ontariennes

Les producteurs agricoles de l'Ontario qui gagnent un revenu net de 7000 $ ou plus sont tenus d'inscrire leur entreprise auprès du MAAARO. Le numéro d'inscription de l'entreprise agricole est l'un des critères obligatoires pour avoir droit au taux d'imposition foncière des biens-fonds agricoles et au Programme de secours global aux exploitations agricoles de l'Ontario. Si la propriété est louée, c'est le locataire qui exploite la terre, plutôt que le propriétaire, qui doit détenir un numéro d'inscription pour être admissible au Programme d'imposition foncière. Pour en savoir davantage ou pour obtenir un formulaire d'inscription, les producteurs peuvent composer le 1 800 469-2285 ou écrire au ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales , 2e étage, 1 Stone Road West, Guelph, Ontario, N1G 4Y2 ( inscription des entreprises agricoles / imposition foncière des biens-fonds agricoles). On peut aussi trouver des renseignements à ce sujet sur le site ontario.ca/maaaro. Les demandes doivent être accompagnées d'un chèque de 150,00 $ payable à l'une des organisations agricoles agréées, notamment la Fédération de l'Agriculture de l'Ontario et la Fédération des agriculteurs chrétiens de l'Ontario.

Permis de prélèvement d'eau (Loi sur les ressources en eau de l'Ontario)

Ce permis est requis pour avoir le droit de prélever 50 000 litres ou plus (10 000 gallons impériaux) d'eau par jour à partir de sources d'eau de surface ou d'eau souterraine, à l'exclusion de l'eau utilisée à des fins résidentielles, pour le bétail ou pour la protection des incendies. Pour en savoir davantage, consulter le bureau régional du Ministère de l'Environnement (ME).

Loi sur les pesticides

Cette Loi encadre l'utilisation et l'entreposage des pesticides en Ontario. Elle régit en outre l'utilisation des pesticides pour les applicateurs commerciaux.

Approbation pour la construction de barrages et d'étangs (Loi sur l'aménagement des lacs et des rivières)

Administrée par le Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario, cette approbation est requise pour tout ouvrage de construction dans un lac ou une rivière ou un lieu connecté à ces cours d'eau, si l'ouvrage retient de l'eau, permet son passage ou la redirige.

Loi sur la destruction des mauvaises herbes

Cette Loi réglemente la lutte contre les mauvaises herbes en terre agricole et la lutte contre les mauvaises herbes nuisibles en Ontario afin de minimiser l'effet des mauvaises herbes sur la production horticole et agricole. Mauvaises herbes nuisibles en Ontario.

Dossiers de portée nationale

Importation et exportation de végétaux vivants

La circulation transfrontalière (frontières internationales et provinciales) des végétaux vivants relève de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). L'importation de végétaux vivants exige un permis d'importation et l'intervention d'un courtier international. À l'arrivée, les plantes devront être inspectées par un inspecteur de l'ACIA. L'exportation de végétaux vivants exige la délivrance d'un certificat phytosanitaire par l'ACIA. D'autres exigences et restrictions peuvent s'appliquer selon le pays importateur.

Numéros de téléphone de bureaux régionaux de l'ACIA (santé et production des végétaux) :

  • Ottawa : 613 274-7374
  • Hamilton : 905 572-4152
  • London : 519 645-5816/ 675-3461
  • Niagara-on-the-Lake : 905 262-5331
  • Toronto : 905 676-2545/ 905 676-2547
  • Windsor : 519 969-2522
  • Belleville : 613 969-3333

Demandes de permis (par télécopieur seulement) : 613 228-6605.

Dossiers concernant l'industrie

Normes canadiennes relatives au matériel de pépinière

Le matériel de pépinière doit respecter certaines normes de dimensions et de qualité. Ces normes sont convenues par l'industrie et établies de concert avec les intervenants. On peut se procurer un exemplaire de ces normes auprès de l'Association canadienne des pépiniéristes et des paysagistes (ACPP), 905 875-1399.

Ressources

ONnurserycrops Blog (en anglais seulement)

www.onnurserycrops.wordpress.com

Site Web du MAAARO

Publications du MAAARO

Les Publication 841F, Guide de plantes de pépinière et d'ornement, culture et lutte intégrée et Publication 840F, Guide de protection des cultures de pépinière et d'ornement du MAAARO rassemblent les recommandations ontariennes détaillées sur la protection des cultures contre les insectes, les maladies, les ravageurs et les mauvaises herbes qui s'attaquent aux plantes ligneuses d'ornement. Ces guides comprennent des chapitres détaillés sur la fertilité des sols et des substrats de culture ainsi que sur l'utilisation sécuritaire des pesticides.

Pour commander des publications et des fiches techniques du MAAARO, communiquer avec ServiceOntario :

  • par téléphone au 1 800668-9938
  • par télécopieur au 613 545-4223
  • par la poste : 1355, boul. John Counter, Kingston, Ontario, K7L 5A3
  • En ligne à la Page d'accueil de ServiceOntario

Liste de publications :

Fiches techniques du MAAARO

Fiches d'information du MAAARO

Livres

Culture
  • 1986. Contenant Nursery Design. Appleton, B.L. American Nurseryman Publications Co., Chicago, IL.
  • 1987. Media and Mixes for Contenant-Grown Plants. Bunt, A.C. Unwin Hyman, London
  • 2000. Nursery Management - Administration and Culture. 3e édition. Davidson, H., Mecklenburg, R. et Peterson, C. Prentice-Hall Inc., New Jersey.
  • 1998. Manual of Woody Landscape Plants. 5e édition. Dirr, M.A. Stipes Publishing Co., Champaigne, Illinois.
  • 1986. Pruning Simplified. Hill, L. Storey Communications Inc. Pownal, Vermont
  • 1989. Christmas Trees. Hill, L. Storey Communications Inc., Pownal, Vermont.
  • 1975. Nursery Stock Manual. Lamb, J.G.D., Kelly, J.C. and Boxbrick. Grower Books, London.
  • 1997. Best Management Practices for Producing Contenant-Grown Plants. Southern Nurseryman's Association. Marietta, Georgia.
  • 1981. The Modern Nurseryman. Stanley, J. et Toogood, A. Faber & Faber, London.
Propagation
  • 1990. Plant Propagation: Principles and Practices. 5e édition. Hartmann, H.T. et Kester, D.E. Prentice-Hall Inc., Englewood Cliffs, New Jersey.
  • 1986. Practical Woody Plant Propagation For Nursery Growers. Macdonald, B. Timer Press, Portland, Oregon.
  • 1987. The Reference Manual for Woody Plant Propagation. Dirr, MA et Heuser, C.W. Jr. Varsity Press, Athens, Georgia.
Ravageurs

Périodiques spécialisés

  • American Nurseryman. 77 W. Washington St., Suite 2100, Chicago, Illinois. 60602-2904. Tél. : 312 782-5505.
  • Horticulture Review. 7856 Fifth Line South. R.R. #4 Stn. Main, Milton, Ontario L9T 2X8. Tél. : 800 265-5656. Télécopieur : 905 875-3942.
  • Landscape Trades. 7856 Fifth Line South. RR #4 Stn. Main, Milton, Ontario L9T 2X8. Tél. : 800 265-5656. Télécopieur : 905 875-3942.
  • NMPro (Nursery Management and Production). P.O. Box 1868 Fort Worth, Texas 76101.
  • The GTI Lawn & Garden Letter Éditeur : Rob Witherspoon. Guelph Turf Grass Institute. Tél. : 519 824-4120, poste 6886. Télécopieur : 519 766-1704.

Journaux scientifiques (en anglais seulement)

Coordonnées utiles

Éducation

De nombreux collèges et universités offrent des cours en horticulture, en commerce, en marketing et en informatique durant les mois d'hiver. Le spécialiste de la culture en pépinière du MAAARO offre aussi des ateliers sur la culture en pépinière, 519 824-4120, poste 2671.


Auteur : Christoph Kessel - Plant Nutrition Specialist/OMAFRA and Jen Llewellyn - Nursery Crop Specialist/OMAFRA
Date de création : Non disponible
Dernière révision : 29 juillet 2015

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca