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Profil
de l'industrie de la floriculture
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| Auteur : | Wayne Brown - spécialiste de la floriculture de serre/MAAARO; Graeme Murphy - spécialiste de la lutte intégrée, floriculture de serre/MAAARO |
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| Date de création : | 01 juin 2003 |
| Dernière révision : | 23 octobre 2007 |
En Ontario, l'industrie de la floriculture de serre a connu une forte croissance au cours des 20 dernières années. D'après les recettes des ventes à la ferme, ce secteur d'activité agricole arrive aujourd'hui en troisième position derrière les secteurs laitier et de l'élevage porcin. Depuis le début des années 1980, et jusqu'à tout récemment (2004), le secteur a connu une croissance de plus de 10 % par année, même pendant les époques où le reste de l'économie canadienne connaissait une récession. Le secteur de l'industrie maraîchère de gros est très dynamique, énergique et technologiquement évolué, ce qui constitue la clé de son succès sur le marché nord-américain. Une estimation prudente du nombre de personnes employées directement par cette industrie donne un total d'environ 10 000 personnes, dont la masse salariale brute annuelle s'élève à plus de 150 millions de dollars. La production floricole inclut les plantes à fleurs en pot, les plantes printanières et à massif annuelles, les plantes pérennes cultivées dans un conteneur, les plantes printanières en pot et les fleurs coupées.
Selon Statistique Canada dans son document 22-202, la valeur des ventes à la ferme de l'industrie ontarienne de la floriculture de serre se chiffrait à 828 millions de dollars en 2006, soit une augmentation de 6,5 % par rapport à 2005. Du début des années 1990 jusqu'en 2003, le taux moyen de croissance annuelle était supérieur à 10 %. Les ventes à l'exportation ont atteint un sommet en 2003, dont le total de 317 millions de dollars constitue un record. En 2006, les ventes à l'exportation ont chuté de 40 % pour atteindre 192 millions de dollars. La baisse la plus importante a cependant eu lieu en 2005. Les exportations représentent maintenant moins de 27 % du total des ventes, mais elles demeurent essentielles pour la viabilité des grands maraîchers de gros situés dans la région de Niagara et les environs. Cependant, le secteur a réussi à conserver un excédent commercial positif de $17 millions de dollars.
En 2006, la production ontarienne de floriculture de serre représentait
55 % des 1 515 millions de dollars du total des ventes à la
ferme au Canada. La Colombie-Britannique (21 %) et le Québec
(11 %) sont également deux régions où le secteur
de la floriculture de serre est important. Ces deux régions,
comme l'Ontario, ont profité d'une croissance considérable
au cours de la dernière décennie. Cependant, la valeur
des ventes à la ferme en Colombie-Britannique a chuté
au cours des deux dernières années parce que les producteurs
se sont tournés vers la production de légumes de serre.
Dans l'ensemble, la croissance de l'industrie ontarienne, jusqu'à
récemment, s'expliquait par la démographie, le climat
et la proximité aux grands marchés américains
de même que par la concentration des exploitations avancées
sur le plan technologique à l'intérieur d'une petite
région, ce qui a permis une spécialisation des cultures.
Parmi les collectivités publiques d'Amérique du Nord,
l'Ontario est le troisième producteur de floriculture de serre,
derrière la Californie (1,1 milliard de dollars US) et la Floride
(976 millions de dollars US). Au point de vue mondial, la valeur de
la production ontarienne correspond à environ 25 % de la production
des États-Unis et à 10 % de la production des Pays-Bas.
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En 2006, 460 ha de production de floriculture de serre répartis entre 1274 producteurs ontariens ont été rapportés (Recensement de l'agriculture), ce qui représente une augmentation de 13 % seulement par rapport aux 406 ha de 2001. Lorsqu'on compare les résultats de l'enquête annuelle sur les cultures de serre de 2006 (publication 22-202 de Statistiques Canada), qui fait mention d'environ 515 ha, on note un écart de plus de 50 ha. En comparaison, la zone de production des légumes de serre totalisait 650 ha, près de 200 ha de plus que pour la floriculture. En 2005 et 2006, les zones nouvellement construites pour la production de fleurs étaient limitées. Le nombre d'exploitants commerciaux, soit 1274 au total, a diminué de façon marginale (7 %) depuis le dernier recensement. Il existe encore de nombreux petits exploitants axés sur la vente au détail qui exploitent de façon viable, 6 à 7 mois de l'année, une production de serre non traditionnelle destinée à un marché local dynamique de plantes printanières de jardin. Le recensement de Statistique Canada montre qu'en moyenne, les sites de production de floriculture de serre fonctionnent environ 8,5 mois par an, ce qui indique un déclin continu depuis la fin des années 1990. Les coûts de l'énergie en sont une des principales causes.
La plus grande partie de la production ontarienne (75 %) se situe dans le sud de la province, dans les comtés voisins de l'extrémité ouest du lac Ontario (Niagara et Hamilton) et le long de la rive nord du lac Érié (Essex, Haldimand et Norfolk en particulier). Dans le Sud de l'Ontario, 50 % des exploitants et 60 % de zone de production sont situées dans les régions de Niagara et de Hamilton. Un pourcentage considérable de la production provenant de ces régions est destiné au marché de l'exportation. Depuis 2001, la région productrice du Niagara a connu une expansion de 31,5 ha. Essex était la deuxième plus grande région productrice mais le secteur a connu une expansion de 5 ha seulement, principalement parce qu'un pourcentage plus élevé de la zone était consacré aux fleurs coupées.
En Ontario, l'exploitation moyenne mesure un peu plus de 3 600 m2 (39 000 pi2) selon le Recensement de l'agriculture de 2006. Cependant, les exploitations dans les principales régions de production sont beaucoup plus étendues. En 2006, dans le sud de l'Ontario, l'exploitation moyenne était d'environ 8 660 m2 (93 200 pi2), comparativement à 1 550 m2 (16 500 pi2) ou moins dans les zones de production non traditionnelles de la province. Ces petites exploitations familiales desservent leur marché local principalement avec des plantes à massif, des vivaces et, à la fin de l'été, des chrysanthèmes de jardin.
La forte croissance observée dans le secteur de la production
sur les marchés intérieur et extérieur est due
à l'intérêt du marché de masse dans le
domaine des plantes et des fleurs. Les boutiques de fleuristes ont
conservé les secteurs des fleurs de mariage et de funérailles
du marché de détail, mais elles ont perdu une part importante
du marché en ce qui a trait aux plantes en pot.
Du milieu des années 1980 jusqu'en 2004, les exploitants,
particulièrement dans la région de Niagara, ont développé
leurs exportations vers le littoral est des États-Unis, c'est-à-dire
vers des destinations aussi éloignées que la Floride
et le Texas au sud et Chicago à l'ouest. L'industrie ontarienne
a tout d'abord réussi à pénétrer le marché
des États-Unis grâce à ses investissements dans
la technologie, à la qualité et à la diversité
de ses produits, ainsi qu'au volume de sa production. La concentration
des exploitants et des grossistes de la distribution dans une zone
relativement petite a permis de fournir une gamme complète
de produits floraux à tous les magasins d'une chaîne
de grande distribution situés dans une même région.
Cela a permis à certains exploitants de se spécialiser.
Selon la Division du commerce international de Statistique Canada,
les exportations ont augmenté rapidement au cours de la dernière
décennie, passant de 63,3 millions de dollars en 1991 à
317 millions de dollars en 2002. En 2006, les ventes à l'exportation
ont chuté pour la quatrième année consécutive
pour atteindre 192 millions de dollars, et ce, pour plusieurs raisons
dont l'augmentation rapide de la valeur du dollar canadien et la forte
hausse des coûts des combustibles pour le chauffage et le transport.
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Les exportations ont fortement baissé pour différentes raisons. La forte progression du dollar canadien a supprimé un avantage concurrentiel essentiel. La croissance et la modernisation des industries floricoles des États-Unis et de l'Ontario ont entraîné une offre excédentaire. La concurrence tarifaire et les prix de vente des grandes chaînes de magasins ont entraîné un blocage des prix au cours de la dernière décennie. L'augmentation des coûts liés au transport, notamment les suppléments en carburant, des coûts de chauffage, de conditionnement et des conteneurs de culture permanente (pratiquement tous les intrants qui utilisent de l'énergie dans le cadre de leur fabrication), s'est traduite par des marges de production extrêmement faibles.
Les chaînes de magasins de rénovation et de supermarchés
aux États-Unis et au Canada modifient leurs habitudes d'achat;
la plupart se concentrent désormais sur les fortes périodes
de vente liées aux vacances et au printemps ou sur la livraison
directe aux magasins individuels, en raison du haut pourcentage de
pertes sur les produits (faible débit de vente) le reste de
l'année. Ces changements d'orientation ont créé
des problèmes pour les exploitants, tant sur le plan de la
production que de la main-d'uvre. Les habitudes des consommateurs
des États-Unis pour l'achat de produits floraux sont très
différentes de celles des consommateurs européens qui
achètent des fleurs toutes les semaines et dépensent
chaque année 5 à 10 fois plus par personne que les nord-américains.
Les habitudes d'achat des consommateurs canadiens se situent entre
les deux.
L'introduction de la méthode d'achat en fonction des ventes
que pratiquent les chaînes de grande distribution obligent de
nombreux exploitants et distributeurs de gros à réévaluer
leurs plans d'entreprise et leurs gammes de produits, parce que les
exploitants sont payés uniquement pour ce qui est vendu. De
nombreuses chaînes de magasins de rénovation insistent
pour que le " principal fournisseur " assume la majorité
des responsabilités en matière de maintien du matériel
végétal dans les jardineries individuelles afin d'augmenter
les profits et le débit des ventes de plantes à massif
et d'autres plantes en pot en réduisant leurs pertes. Certains
y voient une occasion favorable, étant donné la forte
augmentation des coûts de production, l'absence d'augmentation
des prix de gros et la nature périssable des produits.
Le secteur de la fleur coupée est actuellement en crise. Il
est devenu très difficile d'être concurrentiel face aux
fleurs coupées ordinaires moins chères importées
d'Amérique du Sud et d'Afrique qui sont destinées aux
bouquets de fleurs du marché de masse. Depuis janvier 2005,
une des principales chaînes de magasins de détail nationales
s'approvisionne en bouquets pré-arrangés directement
en Amérique du Sud, éliminant de fait du marché
les exploitants ontariens de roses et de chrysanthèmes, ainsi
que les grossistes en bouquets. Cela a entraîné une forte
baisse des prix des produits nationaux. La production nationale de
rosier hybride de thé a fortement décliné et
a été remplacée par des cultures alternatives,
comme le gerbera ou la gueule-de-loup. Ce qui a eu pour effet de faire
chuter le prix du gerbera et de la gueule-de-loup en 2006, en raison
de l'augmentation de production qu'a entraîné le passage
des exploitants à ces cultures. Il est probable que certains
exploitants qui vivent actuellement sur leurs capitaux propres soient
forcés de cesser leur activité au cours des prochaines
années. Quelques producteurs de roses tentent d'exercer une
concurrence en cultivant uniquement les dernières nouveautés
dans ce domaine que les principaux producteurs ne produisent pas,
jusqu'à ce que la demande devienne suffisamment importante.
L'incapacité d'accéder aux cultivars les plus récents
de chrysanthèmes coupés mis au point en Europe, que
les producteurs de chrysanthèmes doivent concurrencer, constitue
un autre défi pour ces derniers.
La disponibilité de pesticides similaires à ceux utilisés aux États-Unis continue d'être un problème majeur. L'industrie a soutenu le programme d'usages limités, mais les demandes émises par l'ARLA pour la conduite d'études sur la faible adhérence foliaire et l'exposition professionnelle en serre, qui ne sont généralement pas demandées par les États-Unis ou d'autres pays de l'OCDE, ont constitué un obstacle à de nouveaux enregistrements. L'absence de nouveaux produits efficaces, et à faible risque, appropriés à la lutte intégrée demeure un frein pour l'industrie. L'adoption de programmes de lutte biologique, lorsque cela est possible, représente une solution à cette impasse. Depuis plusieurs années, Fleurs Canada Ontario finance un poste de technicien spécialisé pour aider à l'élaboration de Programmes d'extension du profil d'emploi pour usages limités à la demande des utilisateurs.
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Les producteurs et les grossistes ont subi de " fortes turbulences " dues à l'ascension vertigineuse du cours du dollar canadien depuis 2005.
Les délais à la frontière des États-Unis
dus au renforcement de la sécurité depuis septembre
2001, ou les nombreuses cargaisons retardées pendant 6 à
12 heures ou renvoyées en raison de ce que l'industrie perçoit
comme des problèmes liés aux parasites et non des problèmes
tarifaires, a coûté cher à cause de la durée
réduite de conservation, de la moindre qualité du produit
lorsqu'il arrive à destination et, plus important, du mécontentement
des clients qui attendent que la livraison arrive en temps utile à
leurs centres de distribution ou leurs magasins.
"L'indication du pays d'origine " est également
un problème qui touche les exportations d'arrangements et de
bouquets floraux destinées au marché de masse, lesquels
contiennent des fleurs coupées importées (généralement
d'Amérique du Sud) et produites en Ontario, en partie parce
que le Canada n'inspecte pas les fleurs coupées qui entrent
dans le pays. L'industrie collabore avec l'Agence canadienne d'inspection
des aliments et les responsables phytosanitaires du gouvernement des
États-Unis pour résoudre ce problème.
Les parasites et les maladies quarantenaires, notamment le scarabée japonais, la cécidomyie du chou-fleur, Ralstonia, l'encre des chênes rouges et la rouille blanche du chrysanthème, ont causé de nombreux problèmes et ont coûté à l'industrie des centaines de milliers de dollars en pertes de ventes au cours des dernières années, en raison de la restriction de la circulation internationale des produits finis et destinés à la multiplication. Au printemps 2005, un nouvel insecte nuisible, Duponchelia fovealis, qui n'était pas présent en Amérique du Nord, mais commun dans les serres en Europe, a été découvert dans trois serres floricoles en Ontario. Ce parasite suscite une grande inquiétude dans l'ensemble de l'industrie des cultures de serre, en raison de l'importance du marché des États-Unis pour les fleurs et les légumes produits en Ontario. À la fin de 2005, l'ACIA considérait que ce parasite nuisible avait disparu de ces trois exploitations. En 2007, l'ACIA a entrepris des consultations avec l'industrie sur le sujet des parasites quarantenaires et leur incidence sur l'industrie. À l'heure actuelle, les exploitants assument le coût financier de la destruction et de la perte des ventes lorsqu'un parasite ou une maladie quarantenaire a été identifié. Pour Fleurs Canada, la réglementation actuelle devrait être modifiée.
CITES, la convention internationale sur la protection des espèces
de plantes sauvages, crée occasionnellement des difficultés
pour l'exportation de plantes à fleurs comme le cyclamen, ou
de nombreuses espèces de cactus et d'orchidées, parce
que leurs espèces natives sont protégées par
la convention internationale.
Depuis les années 1990, l'industrie a fait en sorte, chaque
fois que la culture et l'investissement le permettaient, d'installer
des circuits de recirculation, afin de mieux gérer l'utilisation
de l'eau et des éléments nutritifs, lors de la construction
de nouvelles zones de production ou de la réhabilitation d'anciens
sites. Cependant, cela est très lié au type de culture.
Les exploitants qui produisent des fleurs coupées, comme la
gueule-de-loup ou les chrysanthèmes coupées, des cultures
traditionnellement cultivées en terre ou en conteneur comme
les plantes à massif, continueront de produire dans des systèmes
ouverts.
Jusqu'à récemment, une grande partie des nouvelles
zones de production utilisait une double couche gonflée de
6 mil en polyéthylène pour couvrir le toit de leurs
serres, en partie à cause du coût initial. La mise au
rebut de ce polyéthylène, qui doit être remplacé
tous les 3 à 4 ans, est devenue de plus en plus difficile parce
que les décharges municipales ne l'acceptent plus. Des solutions
de recyclage sont étudiées par le secteur des cultures
en serre. Un nouvel intérêt pour le verre est apparu
pour deux raisons : une durée de vie de plus de 30 ans et une
luminosité supérieure de 30 %, essentielle pour la qualité
et la productivité des cultures.
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Les prix de vente sont restés relativement stables au cours des dernières années, mais les coûts des intrants continuent d'augmenter rapidement et certains, comme les prix des combustibles et du transport (les surtaxes posant souvent un problème), ont accusé une augmentation de plus de 30 %. Les producteurs ont trouvé divers moyens pour rendre la production et la gestion plus efficaces (spécialisation visant une seule culture, économie d'échelle et technologie) et pour maintenir la rentabilité de leur entreprise.
Les prix du gaz naturel ont rapidement augmenté depuis 2001,
mais ils sont légèrement retombés au cours de
l'année dernière. Le chauffage est l'un des principaux
coûts et représente de 25 à 40 % du total des
coûts de production selon le type de culture. La période
de décembre à février représente environ
58 % du total des frais de chauffage. Les contrats de gaz naturel
à long terme (Coopérative Ag Energy) ont absorbé
certaines des augmentations, mais pour la plupart des exploitants,
le prix des combustibles a augmenté de 30 %, alors que les
prix de gros ont augmenté de moins de 3 %. En 2006, les coûts
totaux des combustibles pour l'industrie des cultures de serre a augmenté
de 10 % par rapport à 2005 (publication 22-202 de Statistique
Canada).
L'industrie est divisée quant à l'approche qu'il convient
d'adopter relativement aux sources d'énergie de rechange. Certains
utilisent l'anthracite, d'autres des sources de combustible comme
les déchets du bois, des granules d'avoine et du maïs.
De nombreux exploitants n'apprécient pas les nombreux problèmes
et l'effort de gestion plus important qui est nécessaire pour
faire fonctionner les chaudières avec des combustibles de rechange.
D'autres installent de nouvelles chaudières dotées d'une
technologie informatique qui permettent un meilleur rendement énergétique.
D'autres ayant des structures plus anciennes ferment une partie de
leur exploitation pendant les mois les plus froids en raison de la
faiblesse des prix de vente et de la demande pour leurs produits.
De nombreuses exploitations de plus grande taille envisageront l'installation
d'unités de cogénération une fois que la province
aura pris une décision concernant sa politique et les tarifs
dans ce domaine.
L'électricité compte pour 10 % du total de la facture
énergétique, et l'accroissement rapide des prix en 2002,
à la suite de la déréglementation du marché
ontarien, a beaucoup inquiété de nombreux producteurs.
La décision du gouvernement de fixer un plafond pour les prix
de l'électricité a calmé les inquiétudes
à court terme, mais l'incertitude subsiste. Une augmentation
de 0,01 $ le kWh du prix de l'électricité représente
une augmentation du coût de production de l'ordre de 2,25 millions
de dollars. L'utilisation de l'éclairage au sodium à
haute pression a chuté de façon significative en raison
de l'augmentation du coût de l'électricité et
de la baisse du prix de gros des fleurs.
L'industrie a participé récemment à une étude
complète sur la consommation d'énergie (chauffage et
électricité), dont les résultats préliminaires
sont déjà disponibles. Lors des négociations
avec les chaînes de grands magasins, il a été
difficile d'augmenter les prix de nombreux produits floraux pour refléter
l'augmentation du coût de production.
Trouver et maintenir en poste de la main-d'uvre qualifiée pour gérer la production des cultures demeure un problème en raison du caractère toujours plus saisonnier du travail, surtout pour la production de plantes printanières et à massif. Au niveau national, Statistique Canada rapporte que la masse salariale a augmenté de 6,5 % de 2005 à 2006. Les coûts de main-d'uvre représentent de 20 à 30 % du coût de production. De nombreuses exploitations dont le travail est très saisonnier, s'appuient de plus en plus sur le programme de main-d'uvre étrangère pour suppléer à leur propre main-d'uvre. Dans la production de plantes en pot, la technologie, notamment la robotique, est de plus en plus utilisée pour éliminer les tâches répétitives, telles que le remplissage des pots, le semis, la transplantation et l'espacement. Pour la production de fleurs coupées, les machines servant à trier et à faire des lots deviennent de plus en plus communes.
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On relève de plus en plus de différends entre voisins. Il peut s'agir du bruit des ventilateurs, du passage de semi-remorques, de l'éclairage d'appoint gênant ou de questions environnementales liées à la combustion de combustibles de rechange, aux engrais et aux pesticides. Les règlements municipaux actuels répondent à ces préoccupations.
Étant donné qu'un pourcentage plus grand des récoltes
est mis en marché par les magasins de marché de masse,
les supermarchés et les grands magasins-entrepôts comme
Wal-Mart et Home Depot, les producteurs de moyenne, voire de grande
taille doivent confier la distribution de leurs produits aux grands
distributeurs de gros en raison de leur force de vente et leurs contacts.
Les producteurs moyens peuvent alors compter sur ce qu'ils font de
mieux, produire des produits de qualité. De plus en plus, les
chaînes de magasins souhaitent regrouper le plus possible les
producteurs qui les approvisionnent dans chacune des régions
du pays. La faillite et le regroupement de plusieurs chaînes
aux États-Unis réduit l'ardeur de nombreux exploitants.
Au fur et à mesure qu'elles ouvrent de nouveaux magasins, les
chaînes s'attendent à ce que les exploitations de production
s'agrandissent. Aux États-Unis, au cours de la dernière
décennie, les demandes de cette nature ont entraîné
une vague d'acquisitions de sociétés et de fusions de
nombreuses grandes exploitations par des placeurs de valeurs mobilières.
Dans l'industrie, ce genre d'activité rend de nombreux observateurs
extrêmement sceptiques; au cours de la dernière année,
quelques grandes sociétés aux États-Unis ont
cédé des sites de production.
Fleurs Canada Ontario Inc. met en place une initiative de prélèvement
sur la production, dans le cadre de l'article 12 de la Loi sur la
commercialisation des produits agricoles, pour financer la mise en
marché et la valorisation des marques des produits locaux et
pour financer des initiatives visant à maintenir la compétitivité
de l'industrie.
Les serres modernes de pointe sont coûteuses (jusqu'à $200 dollars et plus par mètre carré selon la technologie utilisée, ce qui constitue un obstacle pour de nombreux producteurs potentiels qui souhaiteraient entrer dans l'industrie. Par conséquent, de nombreuses exploitations familiales existantes continuent de s'agrandir au fur et à mesure que chaque nouvelle génération entre dans l'entreprise familiale.
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Fleurs Canada (Ontario) est actuellement une association de bénévoles
qui représente les intérêts des floriculteurs
de serre en Ontario. Fleurs Canada (exploitants), la division exploitants
de Fleurs Canada (bureau national), est également gérée
par le bureau de Fleurs Canada Ontario de Guelph, en raison des préoccupations
communes. À titre d'association, elle représente les
exploitants pour les questions nationales, comme les problèmes
mineurs liés à l'utilisation de pesticides, les problèmes
liés aux frontières ou les problèmes liés
aux parasites et aux maladies quarantenaires, et elle représente
les exploitants ontariens relativement aux questions provinciales.
Le Dr Irwin Smith est le directeur administratif des deux associations.
La coopérative Ag Energy, créée par les exploitants de serres et également basée à Guelph, achète des contrats de gaz et d'électricité au nom de ses membres exploitants. Elle représente actuellement les deux tiers de la consommation provinciale de gaz naturel par les serres. M. Mike Bouk en est le directeur administratif.
L'Ontario Greenhouse Alliance (TOGA) est un partenariat stratégique
entre l'Ontario Greenhouse Vegetable Growers et Fleurs Canada Ontario,
qui a pour objectif de traiter les questions communes aux membres
de ces deux associations. M. James Farrar en est le directeur administratif.
L'industrie vend un style de vie fondé sur " la beauté,
la satisfaction et le plaisir ". Le jardinage doit avant tout
être plaisant! La famille nord-américaine typique a un
style de vie trépidant avec peu de temps libre et, en raison
des évolutions technologiques (téléphones cellulaires,
courriel, micro-ondes), elle s'attend à une gratification instantanée.
Par conséquent, les producteurs doivent cultiver et commercialiser
des fleurs et des plantes sur mesure pour répondre à
ces attentes.
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