Cartes de prévision de la brûlure bactérienne pour les poires

Vous trouverez ci-après les cartes des prévisions hebdomadaires de risque de brûlure bactérienne d'après le modèle Cougarblight.

Pour utiliser les cartes qui suivent, les vergers doivent être affectés à l'une des trois catégories d'après la situation de la brûlure bactérienne dans le verger l'an dernier et cette année comme suit :

Poires

  1. Brûlure bactérienne constatée l'an dernier dans le verger et maintenant active dans votre voisinage
  2. Brûlure bactérienne constatée dans le voisinage l'an dernier

Lorsque le verger est classé dans l'une des trois catégories qui précèdent, localisez la région où se situe verger et suivez les cartes animées pour les prévisions de risque de brûlure bactérienne correspondant à la date indiquée dans le haut de la carte.

Légende de la carte

Les risques qui suivent ont un codage couleur dont voici la signification :

Faible : Indique qu'il y a peu de risque de brûlure bactérienne. L'humidification des fleurs au cours de ces conditions de température n'a pas entraîné de nouvelles infections dans les années antérieures. Peuvent faire exception les fleurs situées à moins de quelques mètres d'un chancre actif.

Prudence : L'humidification des fleurs dans ces conditions de température n'entraînera probablement pas d'infection, mais la possibilité augmente si le temps se réchauffe et devient plus humide. Il faut suivre attentivement les prévisions météorologiques. Si vous n'utilisez pas de produits antibiotiques, il faut procéder à la protection des fleurs par d'autres moyens un à deux jours avant l'arrivée d'une période à risque élevé. Poursuivez les épandages de protection jusqu'à ce que le risque d'infection retombe sous le seuil « élevé ».

Élevé : Dans ces conditions de température, on a constaté de graves flambées de brûlure bactérienne. Les vergers où on a observé récemment la brûlure bactérienne sont particulièrement vulnérables. Le risque de dommages graves dus à l'infection augmente au cours des derniers jours de la première période de floraison et à la chute des pétales, où la floraison bat son plein. L'infection est courante, mais plus dispersée si les fleurs tardives sont humidifiées au cours des périodes où le risque est élevé. La gravité potentielle de l'infection augmente en cas de risque élevé pendant plusieurs jours de suite.

Extrême et exceptionnel : Certaines des flambées de brûlure bactérienne les plus destructrices se sont produites dans des conditions de température optimales, suivies par une humidification des fleurs. Ces infections sont souvent à l'origine de graves dommages des vergers, particulièrement pendant la floraison primaire ou lorsque sont présentes de nombreuses fleurs secondaires. Au fil de l'avancement de la saison, les fleurs secondaires tendent à se former moins fréquemment et la chaleur de l'été, lorsqu'il fait 35 °C et plus, réduit grandement la fréquence des nouvelles infections des fleurs.

Sommaire du risque réel de brûlure bactérienne des poiriers au cours de la période de floraison 2017

Nous avons saisi dans le modèle Cougar Blight les données réelles (et non celles prévues) pour la période du 19 avril au 11 juin 2017 afin de préciser les conditions réelles d'infection par la brûlure bactérienne dans les fleurs ouvertes au cours de la période de floraison des poiriers dans le Sud et l'Est de l'Ontario. Les périodes de risque d'infection par la brûlure bactérienne étaient différentes pour la majorité des régions productrices de poires de l'Ontario, sauf du 16 au 24 mai, où le risque était « élevé » ou « extrême/exceptionnel » dans la majorité des régions de la province.

Le risque était « élevé » ou « extrême/exceptionnel » dans nombre de région du Sud-Ouest de l'Ontario, y compris les comtés d'Essex, Elgin, Kent, Middlesex, Lambton et Oxford du 27 au 30 avril, tandis qu'à certains endroits, les variétés précoces amorçaient la floraison et à nouveau, du 16 au 24 mai, à la fin de la période de floraison pour les variétés tardives. Le risque était également « élevé » ou « extrême/exceptionnel » dans nombre de régions du Sud-Ouest de l'Ontario pendant plusieurs jours, du 29 mai au 11 juin, où les arbres étaient en pleine floraison ou portaient des fleurs secondaires ouvertes « en queue de rat ».

Le risque était « élevé » ou « extrême/exceptionnel » dans les régions de Norfolk, Haldiman, Hamilton, Wentworth et Brant du 17 au 22 mai, car les poiriers entraient en floraison, et pendant plusieurs jours du 29 mai au 11 juin, où les arbres étaient en pleine floraison ou portaient de nombreuses fleurs secondaires « en queue de rat ».

Le risque était « élevé » ou « extrême/exceptionnel » dans les régions de la Baie géorgienne du 17 au 22 mai, car les poiriers entraient en floraison, et pendant plusieurs jours du 29 mai au 2 juin, ainsi que du 9 au 11 juin, les arbres portant de nombreuses fleurs secondaires ou « en queue de rat ».

Le risque était « élevé » ou « extrême/exceptionnel » dans les régions bordant le lac Huron, y compris Grand Bend, Huron Ouest, Bruce Ouest et Grey Ouest du 17 au 21 mai, car les poiriers entraient en floraison, ainsi que les 10 et 11 juin, lorsque les arbres portaient de nombreuses fleurs secondaires ou « en queue de rat ».

Le risque était « élevé » ou « extrême/exceptionnel » dans les régions de Wellington et Waterloo du 17 au 21 mai, car les poiriers entraient en floraison, et les 10 et 11 juin, où les arbres portaient de nombreuses fleurs secondaires ou « en queue de rat ».

Le risque était « élevé » ou « extrême/exceptionnel » dans la région de Niagara du 17 au 21 mai, car nombre de variétés étaient en fleurs, et du 29 mai au 1er juin et les 10 et 11 juin, où les arbres portaient nombre de fleurs ouvertes ou « en queue de rat ».

Le risque était « élevé » ou « extrême/exceptionnel » dans les régions de Peel, York et Halton du 17 au 22 mai, car de nombreuses variétés étaient en floraison. Le risque était de « prudence » ou « élevé » pendant plusieurs jours, du 29 mai au 4 juin, ainsi que les 10 et 11 juin, car les arbres portaient de nombreuses fleurs secondaires « en queue de rat ».

Le risque était « élevé » ou « extrême/exceptionnel »dans l'Est de l'Ontario, y compris la région de Durham, du 17 au 22 mai, car la majorité des poiriers étaient au stade du bouton rose avancé ou au début de la floraison, et du 28 mai au 1er juin, où la majorité des arbres étaient en pleine floraison ou à la fin de la floraison. Le risque était d'" extrême/exceptionnel " du 6 au 11 juin, car les arbres portaient de nombreuses fleurs secondaires ou « en queue de rat ».

Poires

Poires - Brûlure bactérienne constatée l'an dernier dans le verger et maintenant active dans votre voisinage

Texte

Poires - Brûlure bactérienne constatée dans le voisinage l'an dernier

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Renseignements sur le modèle et mises en garde

Comme dans tout modèle, le niveau de risque est un guide général et les conditions environnementales pourraient, dans le cas de votre verger, être plus propices à l'infection par la brûlure bactérienne que ce qu'indiquent les cartes. Tous les producteurs sont invités à exécuter le modèle Cougarblight ou Maryblyte à l'aide des données générées dans leur verger, pour obtenir des prévisions plus précises.

Nous avons calculé le risque pour chaque date dans chaque région d'après les conditions météorologiques et en supposant la présence de fleurs ouvertes et que la rosée ou la pluie humidifiera les fleurs, ce qui est nécessaire pour qu'il y ait infection par la brûlure bactérienne. S'il n'y a pas de fleurs ouvertes ou que les fleurs ouvertes ne sont pas humidifiées, il n'y aura pas d'infection. Toutefois, il suffit qu'il y ait un peu de rosée pour entraîner la bactérie de la brûlure bactérienne dans la fleur ouverte et qu'il y ait infection.


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 23 mars 2017
Dernière révision : 22 juin 2017

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