Cartes de prévision de la brûlure bactérienne pour les pommes

Vous trouverez ci-après les cartes des prévisions hebdomadaires de risque de brûlure bactérienne d'après le modèle Cougarblight.

Pour utiliser les cartes qui suivent, les vergers doivent être affectés à l'une des trois catégories d'après la situation de la brûlure bactérienne dans le verger l'an dernier et cette année comme suit :

Pommes

  1. Le verger a connu l'an dernier la brûlure bactérienne, qui est maintenant active dans votre voisinage.
  2. Il y a eu des cas de brûlure bactérienne dans le voisinage l'an dernier.

Lorsque le verger est classé dans l'une des trois catégories qui précèdent, localisez la région où se situe verger et suivez les cartes animées pour les prévisions de risque de brûlure bactérienne correspondant à la date indiquée dans le haut de la carte.

Légende de la carte

Les risques qui suivent ont un codage couleur dont voici la signification :

Faible : Indique qu'il y a peu de risque de brûlure bactérienne. L'humidification des fleurs au cours de ces conditions de température n'a pas entraîné de nouvelles infections dans les années antérieures. Peuvent faire exception les fleurs situées à moins de quelques mètres d'un chancre actif.

Prudence : L'humidification des fleurs dans ces conditions de température n'entraînera probablement pas d'infection, mais la possibilité augmente si le temps se réchauffe et devient plus humide. Il faut suivre attentivement les prévisions météorologiques. Si vous n'utilisez pas de produits antibiotiques, il faut procéder à la protection des fleurs par d'autres moyens un à deux jours avant l'arrivée d'une période à risque élevé. Poursuivez les épandages de protection jusqu'à ce que le risque d'infection retombe sous le seuil « élevé ».

Élevé : Dans ces conditions de température, on a constaté de graves flambées de brûlure bactérienne. Les vergers où on a observé récemment la brûlure bactérienne sont particulièrement vulnérables. Le risque de dommages graves dus à l'infection augmente au cours des derniers jours de la première période de floraison et à la chute des pétales, où la floraison bat son plein. L'infection est courante, mais plus dispersée si les fleurs tardives sont humidifiées au cours des périodes où le risque est élevé. La gravité potentielle de l'infection augmente en cas de risque élevé pendant plusieurs jours de suite.

Extrême et exceptionnel : Certaines des flambées de brûlure bactérienne les plus destructrices se sont produites dans des conditions de température optimales, suivies par une humidification des fleurs. Ces infections sont souvent à l'origine de graves dommages des vergers, particulièrement pendant la floraison primaire ou lorsque sont présentes de nombreuses fleurs secondaires. Au fil de l'avancement de la saison, les fleurs secondaires tendent à se former moins fréquemment et la chaleur de l'été, lorsqu'il fait 35 °C et plus, réduit grandement la fréquence des nouvelles infections des fleurs.

Sommaire du risque réel de brûlure bactérienne du pommier pendant la période de floraison 2018

Nous avons saisi dans le modèle Cougar Blight les données météorologiques réelles (et non celles prévues) du 1er mai au 6 juin 2018 afin d'établir les conditions réelles d'infection des fleurs ouvertes par la brûlure bactérienne au cours de la période de floraison des pommiers dans l'ensemble des régions pomicultrices de l'Ontario en 2018 (voir les cartes ci-dessous). Malgré le temps froid du mois d'avril, les pommiers se sont développés très rapidement au début de mai 2018.

Les pommiers étaient au stade du bouton rose avancé au début de la floraison dans les régions d'Essex, d'Elgin, de Kent, de Niagara et de Norfolk le 14 mai et sont passés au stade de la fleur centrale à la pleine floraison le 18 mai, qui a duré jusqu'à la chute des pétales vers le 28 mai. Le stade du début de la floraison a commencé aux alentours du 16 mai dans les régions de Lambton, de Kent et de Middlesex, suivi par celui de la fleur centrale vers le 18 mai et de la pleine floraison le 23 mai, jusqu'à la chute des pétales vers le 28 mai. Pendant cette période, le risque d'infection des fleurs dans la région d'Essex était « élevé » dans les vergers où il y avait des chancres actifs de la brûlure bactérienne et se classait dans la catégorie « prudence » le 14 mai dans les vergers où la brûlure bactérienne était présente dans le voisinage l'an dernier, mais il est passé à la catégorie « prudence » ou « faible » du 15 au 17 mai. Le risque d'infection est ensuite passé à d'« élevé » à « extrême/exceptionnel » du 17 au 21 mai dans les vergers des régions d'Essex, d'Elgin, de Kent, de Niagara, de Norfolk, de Lambton et de Middlesex où il y avait des chancres actifs de la brûlure bactérienne, mais il est demeuré dans la catégorie « prudence » du 17 au 19 mai dans les vergers des régions d'Essex, de Kent et de Niagara où la brûlure bactérienne était présente dans le voisinage l'an dernier. Cependant, le risque est demeuré d'« élevé » à « extrême/exceptionnel » dans les vergers où la brûlure bactérienne était présente dans le voisinage l'an dernier pendant la même période dans les régions de Lambton, de Middlesex, d'Elgin et de Norfolk. Le risque d'infection est ensuite passé à d'« élevé » à « extrême/exceptionnel » vers le 24 mai dans les régions d'Essex, d'Elgin, de Kent, de Lambton, de Middlesex, de Niagara et de Norfolk tant dans les vergers où il y avait des chancres actifs de la brûlure bactérienne que dans les vergers où celle-ci était présente dans le voisinage l'an dernier. Le risque est demeuré d'« élevé » à « extrême/exceptionnel » après la chute des pétales dans ces régions pomicultrices, situation qui s'est prolongée jusqu'au début de juin. Malheureusement, après la chute des pétales, de nombreux vergers comptaient des fleurs secondaires ou « en queue de rat », qui sont vulnérables à l'infection par la brûlure bactérienne.

Le stade du début de la floraison a commencé vers le 18 mai dans la région de la baie Georgienne ainsi que dans les régions de l'est de l'Ontario où on culture des pommes. Pendant la période de floraison, le risque d'infection des fleurs dans les vergers de ces régions où il y avait des chancres actifs a été d'« élevé » à « extrême/exceptionnel » du 22 mai jusqu'à la fin de la chute des pétales, soit aux alentours du 1er juin. Dans les vergers où la brûlure bactérienne était présente dans le voisinage l'an dernier, le risque d'infection a été d'« élevé » à « extrême/exceptionnel » du 24 mai jusqu'à la chute des pétales. Des fleurs secondaires ou en « queue-de-rat », qui sont vulnérables à l'infection par la brûlure bactérienne, étaient présentes dans de nombreux vergers de la région de la baie Georgienne et des régions de l'est de l'Ontario après la chute des pétales alors que le risque d'infection était d'« élevé » à « extrême/exceptionnel », et ce, que les vergers aient ou non des chancres actifs de la brûlure bactérienne ou que celle-ci ait été présente ou non dans le voisinage l'an dernier.

Pommes

Pommes - Brûlure bactérienne constatée l'an dernier dans le verger et maintenant active dans votre voisinage

Texte

Pommes - Brûlure bactérienne constatée l'an dernier dans le voisinage

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Renseignements sur le modèle et mises en garde

Comme dans tout modèle, le niveau de risque est un guide général et les conditions environnementales pourraient, dans le cas de votre verger, être plus propices à l'infection par la brûlure bactérienne que ce qu'indiquent les cartes. Tous les producteurs sont invités à exécuter le modèle Cougarblight ou Maryblyte à l'aide des données générées dans leur verger, pour obtenir des prévisions plus précises.

Nous avons calculé le risque pour chaque date dans chaque région d'après les conditions météorologiques et en supposant la présence de fleurs ouvertes et que la rosée ou la pluie humidifiera les fleurs, ce qui est nécessaire pour qu'il y ait infection par la brûlure bactérienne. S'il n'y a pas de fleurs ouvertes ou que les fleurs ouvertes ne sont pas humidifiées, il n'y aura pas d'infection. Toutefois, il suffit qu'il y ait un peu de rosée pour entraîner la bactérie de la brûlure bactérienne dans la fleur ouverte et qu'il y ait infection.


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 23 mars 2017
Dernière révision :

20 juillet 2018


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