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Conséquences du temps sec sur les fourrages et les pâturages
La production
de quantités suffisantes de fourrages à engranger pour l'alimentation
du bétail peut devenir un véritable cauchemar pendant les années
de sécheresse. Pendant le " trou d'été ", une pénurie
d'eau peut rapidement forcer les exploitants à utiliser prématurément
leurs réserves de fourrages. Certaines stratégies de gestion peuvent
faciliter le stockage de quantités suffisantes pour l'hiver, notamment
la gestion de la luzerne, la lutte contre les cicadelles de la pomme de terre,
la rotation des pâturages, l'apport de foin sec en complément des
pâturages, le maintien du bétail dans un enclos de sacrifice où
ils reçoivent du fourrage à volonté, et l'utilisation d'ensilage
de maïs. Les producteurs peuvent s'inscrire au Régime d'assurance
de précipitation pour les cultures fourragères auprès d'Agricorp,
la date limite d'inscription étant le 1er mai (http://www.agricorp.com/fr-ca/programs/rainfall.asp).
En Ontario, le rendement de la première coupe dépend largement
de la température, alors que celui des deuxième et troisième
coupes est surtout fonction de l'humidité disponible. La première
coupe représente habituellement entre la moitié et les deux tiers
de la production totale. En Ontario, la production de la première coupe
de la saison 2007 a beaucoup varié d'un endroit à l'autre, soit
de 75 à 120 % du rendement habituel, selon le taux de survie à l'hiver,
les températures et l'humidité. Dans les régions gravement
frappées par la sécheresse, les récoltes de deuxième
coupe ont très fortement chuté, parfois même de 100 %. Il
est encore difficile de prévoir quels seront les stocks de fourrages qui
seront disponibles pour l'alimentation du bétail cet hiver. Au printemps
dernier, les restes d'inventaires de fourrages étaient inhabituellement
élevés dans bien des régions, les récoltes ayant été
excellentes en 2006. Comme de nombreuses régions reçoivent enfin
la pluie tant attendue, les pâturages pourraient se rétablir et fournir
une troisième coupe acceptable. Dans le sud de l'Ontario, l'ensilage
de maïs s'avère finalement un excellent moyen de compléter
les inventaires de fourrage. Facteurs de gestion : - Il est recommandé
de couper la luzerne si elle a une bonne croissance, s'il est rentable d'en faire
la récolte et si l'on peut maintenir un intervalle de 30 à 40 jours
entre les coupes successives.
- Les cultures atteignant le stade de la
floraison et qui n'ont pas produit un volume pouvant justifier une récolte
ont peu de chances de pousser davantage, même si le champ reçoit
de bonnes quantités de pluie. Dans ce cas, l'enlèvement de la partie
supérieure favorisera la croissance de nouveaux bourgeons au niveau du
collet, ce qui se traduira par une augmentation de la production fourragère.
- Les
dommages causés à la luzerne par la cicadelle de la pomme de terre
sont largement sous-estimés. En s'alimentant, ce ravageur nuit au transport
de liquides et de nutriments dans la plante, ce qui aggrave considérablement
les effets déjà sérieux de la sécheresse. Les peuplements
récemment ensemencés sont très vulnérables. On peut
combattre la cicadelle de la pomme de terre par le dépistage, en effectuant
des pulvérisations dès que le seuil d'intervention est atteint,
et en optant pour des variétés résistantes.
- Les facteurs
suivants contribuent habituellement beaucoup à la tolérance des
cultures fourragères à la sécheresse : peuplement vigoureux,
plantes en bonne santé, fertilisation adéquate, choix d'une variété
résistante à la maladie et persistante, bon drainage et lutte contre
les mauvaises herbes. Les plantes en bonne santé et dont le système
racinaire est bien développé survivent beaucoup plus facilement
au temps sec. Les peuplements souffrant de pourriture chronique des racines et
du collet ne survivent généralement pas aux longues périodes
de sécheresse.
- En général, les peuplements dont la
première coupe est effectuée tôt ont une bonne repousse estivale
qui permet une troisième coupe.
- Les pâturages surexploités
prennent beaucoup plus de temps à se rétablir après de longues
périodes de sécheresse. On peut faucher les pâturages à
une hauteur environ 7 à 10 cm (3 à 4 po), ce qui contribue largement
à la reprise, sans compter qu'une telle épaisseur permet de retenir
l'humidité dans le sol beaucoup plus longtemps.
- Si les réserves
de fourrage sont basses, pour prolonger la saison de pâturage, penser à
exploiter des sources non traditionnelles comme des cultures annuelles mises en
terre pendant l'été et le broutage des champs de foin.
Pour
plus de renseignements sur les sécheresses et les pénuries d'eau,
consultez notre site Web à l'adresse suivante : www.ontario.ca/cultures,
et cliquez sur le lien Intempéries.
pour plus de
renseignements: sans frais: 1 877 424-1300 local: (519) 826-4047 courriel:
ag.info.omafra@ontario.ca
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
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Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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