Conséquences possibles du temps sec sur le maïs

Les répercussions du temps sec sur le rendement du maïs dépendent de deux facteurs : 1) la gravité du stress hydrique subi par les plants de maïs, et 2) le stade de croissance de la culture avant que le stress ne soit atténué par de la pluie. Une période de temps sec en début de saison (de mai à la mi-juin) peut parfois s'avérer salutaire pour la culture du maïs en Ontario; la plantation pouvant se faire plus tôt, l'enracinement ne s'en trouve donc pas affecté par le haut niveau de la nappe phréatique.

On considère une culture comme étant affectée par un stress grave si ses feuilles restent enroulées tous les jours et pendant toute la journée. Si ce type de stress se prolonge pendant une période de 7 jours prenant fin avant l'apparition des panicules (floraison mâle), il s'ensuivra des pertes de rendement allant de 5 à 15 %.

Si le stress dure pendant la floraison mâle et l'élongation de l'épi, avant l'apparition des soies (floraison femelle), les pertes peuvent atteindre 20 et même 45 %. Toutefois, le stade le plus crucial en termes de répercussions économiques est celui où les soies sortent de l'épi et où le pollen est libéré de la panicule. Un manque d'eau à ce stade précis peut entraîner une chute de production de plus de 75 %.

Si le sol a conservé quelques réserves d'humidité et que les plants ne flétrissent que pendant une partie de la journée, le rendement peut être moins gravement touché.

Il est possible que le temps sec nuise à la synchronisation entre la libération du pollen et la présence de soies réceptives; cette désynchronisation serait à tout le moins la cause d'une partie des chutes de rendement. La croissance prolongée des soies et leur élongation anormale sur l'épi sont parfois l'indice d'un échec de la pollinisation.

Il n'est pas nécessaire d'attendre l'apparition de grains commençant à se gonfler sur les épis pour savoir si la pollinisation s'est bien déroulée. Il suffit d'exposer l'épi en repliant délicatement les spathes (enveloppes), de le tourner tête en bas et de le secouer. Les soies restent attachées uniquement aux parties de l'épi qui n'ont pas été pollinisées.

L'arrivée de précipitations après le stade de la pollinisation ne peut faire augmenter le nombre de grains présents sur les épis, mais elle peut améliorer leur grosseur et leur densité, ce qui compense en partie la baisse de rendement due au temps sec prolongé.

Tout stress hydrique qui survient après la pollinisation et la fécondation peut faire avorter les grains ou les empêcher de bien se remplir, entraînant du coup une diminution de leur poids spécifique et donc une réduction de la production. Un tel stress qui apparaît tard dans le développement rend parfois les plants plus sensibles à la pourriture des tiges.

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Auteur : Greg Stewart - spécialiste de la culture du maïs, MAAARO
Date de création : 01 août 2007
Dernière révision : 13 juillet 2012

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