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Guide destiné aux producteurs sur la prévention des maladies dorigine alimentaire associées aux petits fruits
Table des matières
IntroductionLes petits fruits cultivés en Ontario sont nutritifs et sans danger pour le consommateur. Les producteurs doivent absolument veiller à ce que leurs pratiques culturales ne ternissent pas l'image de l'Ontario comme province productrice de petits fruits de haute qualité. La présente fiche-info donne aux producteurs des outils servant à élaborer des programmes de salubrité des aliments à la ferme destinés à réduire les risques de contamination microbienne des petits fruits. Bon nombre des recommandations présentées dans ces pages relèvent de la simple logique et sont déjà mises en pratique sur les fermes. D'autres consistent à améliorer de bonnes pratiques déjà en place. Il s'agit d'adapter les bonnes pratiques agricoles qui s'appliquent à chaque situation et de prendre le temps de mettre par écrit les pratiques existantes. Les programmes de salubrité des aliments à la ferme peuvent prévenir la création de situations pouvant être dangereuses. Ils peuvent aussi protéger la réputation des exploitants et leur conserver leurs marchés. Les stratégies actuelles mettent l'accent sur la prévention et la réduction des risques à la ferme. Comme l'a salubrité des aliments est un domaine où la science évolue très rapidement, nos recommandations sur la façon de réduire les risques de maladies d'origine alimentaire liées à la consommation de fruits et de légumes évolueront nécessairement au fur et à mesure des progrès scientifiques. | Haut de la page | Savoir reconnaître l'ennemiOrganismes causant les maladies d'origine alimentaire :Les microbes sont partout dans notre environnement. La plupart sont inoffensifs, mais certains ont le pouvoir de provoquer des maladies chez l'homme. On dit des bactéries, des parasites et des virus qui causent des maladies qu'ils sont « pathogènes ». Ces organismes se retrouvent communément dans les excréments des animaux ou des humains et peuvent se propager dans l'eau, dans le sol ou par la manutention. Les aliments qui renferment des microbes pathogènes ont souvent le même aspect, la même odeur et le même goût que les autres aliments. Si la contamination est faible, les rayons ultraviolets du soleil parviennent habituellement à tuer les bactéries à la surface du sol ou des plants. Par contre, une fois que les microbes ont envahi les fruits, il est très difficile avec la technologie actuelle de les déloger ou de les détruire. Dans le cas des produits frais, étant donné que les microbes ne sont pas détruits par un procédé comme la cuisson, leur salubrité repose sur la prévention des contaminations. Les bactéries sont des organismes vivants unicellulaires qui ont besoin d'humidité, d'éléments nutritifs et de chaleur pour se multiplier et proliférer. La fourchette de températures à l'intérieur de laquelle les bactéries se multiplient est désignée « zone de danger ». Cette fourchette se situe entre 4 et 60 oC (40-140 oF). Sous des conditions propices, les numérations bactériennes peuvent doubler à peu près toutes les 20 minutes. Après la cueillette, il faut conserver les petits fruits à une température ne dépassant pas 4 oC, afin de les garder hors de la zone de danger. Exemples de bactéries qui contaminent les produits
frais : E. coli 0157:H7 : Escherichia coli est une bactérie très répandue qu'on trouve dans le fumier des animaux d'élevage, notamment dans celui des bovins, des cervidés et des moutons, ainsi que dans les déjections des animaux sauvages. Il existe de nombreuses souches différentes de cette bactérie, dont quelques-unes seulement provoquent des maladies chez l'homme. Escherichia coli 0157:H7 ne provoque aucune maladie chez les animaux d'élevage, mais cette souche particulière peut produire de grandes quantités de toxines puissantes qui peuvent endommager gravement les parois de l'intestin, surtout chez les enfants, les personnes immonodéprimées et les personnes âgées. Aussi peu que 10 cellules suffisent à déclencher une maladie. Cette souche de E. coli a développé la capacité de survivre dans des milieux acides. | Haut de la page | Salmonella : Il s'agit d'une bactérie qui vit dans
le tractus intestinal de volaille, de porcins et de reptiles d'apparence
saine. Les sources de contamination comprennent l'eau, le sol, les
insectes et les déjections animales. Shigella : La contamination des aliments par cette bactérie, qui n'est présente que chez les humains, est attribuable à une hygiène déficiente des travailleurs ou à de l'eau contaminée. Protozoaires : Les protozoaires, qui comprennent des pathogènes d'origine alimentaire, ont des cycles biologiques complexes et se reproduisent uniquement à l'intérieur d'hôtes à sang chaud.tend to Ils produisent des kystes qui peuvent être persistants et qui ne sont pas détruits par les traitements chlorés. Il est possible de filtrer les approvisionnements en eau, mais ce procédé coûte cher. Cyclospora cayetanensis : Ce protozoaire est un parasite intestinal que l'on retrouve dans les déchets humains et dans les eaux contaminées. Il n'est identifié comme pathogène que depuis peu de temps. Il n'est pas reconnu comme vivant à l'état naturel en Ontario, mais a été identifié sur des produits importés. Cryptosporidium parvum : Ce protozoaire se retrouve dans les fèces des jeunes veaux infectés et des humains. D'autres espèces du genre Cryptosporidium infectent les oiseaux et les souris, mais épargneraient les humains. Au stade du kyste de son cycle biologique, le protozoaire peut survivre dans l'eau pendant 12 mois; il résiste alors aux traitements chlorés. Les approvisionnements en eau polluée doivent être débarrassés des kystes par des procédés de filtration. Giardia lamblia : Ce protozoaire est propagé par les animaux de compagnie (chiens et chats) ainsi que par les animaux sauvages (castors et ours). Il provoque chez les humains la lambliase, une diarrhée qui est le plus souvent associée à la consommation d'eau contaminée. Les virus sont des agents infectieux qui ont besoin d'un hôte pour se reproduire. Les virus qui infectent les humains ne se reproduisent ni à la surface ni à l'intérieur des végétaux. Les particules virales sont tellement petites qu'elles passent au travers des pores des membranes utilisées pour filtrer les bactéries. L' hépatite A est un virus responsable de la jaunisse, de troubles abdominaux et d'autres symptômes. Il est excrété dans les excréments des personnes infectées. Il n'infecte pas les animaux d'élevage. Il est propagé par l'eau ou les aliments contaminés. La contamination des aliments survient le plus souvent dans des établissements de transformation ou dans des restaurants où les aliments sont manipulés par des travailleurs à l'hygiène déficiente. Pour plus d'information, voir le site Web, intitulé "Bad Bug Book" (anglais seulement) | Haut de la page | Causes possibles de contamination des cultures de petits fruits :
1) Eau d'irrigation ou de pulvérisation contaminée:Nos approvisionnements en eau sont très propres comparativement à ceux de certaines régions productrices de petits fruits dans le monde. Les petits fruits produits en Ontario sont quand même soumis à des risques de contamination par l'eau utilisée pour l'irrigation ou les pulvérisations. Ces risques varient selon le système d'irrigation utilisé (au goutte-à-goutte ou par aspersion), la source d'eau, la qualité de l'eau, le nombre de jours entre l'irrigation et la récolte, les caractéristiques physiques de la culture, les conditions d'assèchement, etc. Les producteurs peuvent réduire les risques liés à l'utilisation d'eau contaminée en prenant en considération les points que voici : Les eaux souterraines risquent moins d'être contaminées que les eaux de surface. Il est possible de soumettre l'eau à une épreuve de dépistage de E. coli ou de bactéries coliformes fécales. Même si cette épreuve ne permet pas de déceler la présence de protozoaires comme Giardia ni Cryptosporidia, la simple présence de E. coli permet de soupçonner la présence d'autres contaminants. Il n'existe pas de méthode normalisée d'échantillonnage de l'eau. Comme les niveaux de bactéries peuvent fluctuer au cours de la saison, il faut soumettre les eaux de surface à des épreuves de dépistage tout au long de la saison de croissance. Le fait qu'une épreuve ne révèle aucun problème particulier ne signifie pas que toute menace de contamination soit écartée. L'irrigation au goutte-à-goutte est moins propice aux contaminations que l'irrigation par aspersion du fait qu'elle entraîne un contact moins grand entre l'eau et les fruits et qu'elle risque moins d'éclabousser sur les fruits des particules de sol contaminées. On ne connaît pas toujours la durée de vie sur les fruits des microbes provenant de l'eau. Une chose est sûre, plus l'intervalle est long entre l'arrosage et la récolte, moins les risques de contamination sont élevés. | Haut de la page | Bonnes pratiques agricoles applicables à l'eau:Si une eau de surface doit servir aux opérations d'irrigation
ou de pulvérisation, en interdire l'accès aux animaux
d'élevage. Envisager d'installer des clôtures autour
du plan d'eau afin d'en limiter l'accès par les cervidés,
les animaux sauvages et les animaux domestiques. Se tenir à l'affût d'une éventuelle contamination
en amont par des animaux d'élevage. Des débits importants
d'eaux de ruissellement provenant de zones urbaines ou le débordement
d'égouts pluviaux en amont de la source d'eau d'irrigation
peuvent aussi causer des problèmes. Protéger les puits et les têtes de puits des
sources de contamination. Bien laisser sécher les produits frais avant de les récolter.
Les petits fruits aux surfaces non lisses, surtout les framboises,
peuvent mettre passablement de temps à sécher. Plus
l'intervalle est long entre l'irrigation et la récolte, moins
les risques de contamination sont grands. Utiliser de l'eau potable dans les systèmes de refroidissement
par évaporation. Cette précaution élimine
les risques de contamination par des coliformes fécaux et par
E. coli. Faire analyser l'eau d'irrigation et l'eau utilisée pour les pulvérisations. Utiliser E. coli comme organisme indicateur, de préférence aux coliformes totaux. Utiliser les Recommandations pour la qualité de l'eau en vue de la protection des eaux d'irrigation, mentionnées plus bas, comme un moyen parmi d'autres de déceler un problème. Les épreuves ne révèlent pas toujours la présence de certains pathogènes, surtout si leur incidence est faible. Une seule épreuve risque de ne pas permettre de déceler un problème d'eau contaminée. Tenir des registres des résultats des analyses de l'eau. Étant donné que des recherches menées au Canada démontrent que les microbes peuvent se multiplier dans les bouillies pesticides, il vaut mieux utiliser de l'eau potable pour faire les pulvérisations. 2) Sol, compost ou fumier contaminé:Bonnes pratiques agricoles applicables aux sols :
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