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Lutte contre les maladies bactériennes chez les tomates
Ces trois maladies bactériennes peuvent affecter le rendement et la qualité de plusieurs façons. La défoliation des plants due à un grand nombre de lésions bactériennes sur le feuillage peut entraîner une baisse du rendement de même que l'insolation sur le fruit. La perte des fleurs peut survenir, réduisant la nouaison, alors que les lésions sur le fruit même affectent directement la qualité. Il a été prouvé que la moucheture bactérienne entraîne une diminution appréciable du calibre des fruits. Des infections localisées de chancre bactérien n'influent pas sur le rendement total en général, mais peuvent être à l'origine de lésions sur les fruits et les feuilles, diminuant d'autant la récolte de fruits commercialisables, en particulier lorsque les conditions sont humides. Les infections systémiques les plus sévères peuvent entraîner une réduction du poids des fruits, le rabougrissement, un mûrissement trop hâtif et la pourriture. Si l'infection systémique du chancre bactérien se produit tôt en saison (à cause de l'infection par une graine ou d'une infection latente dans la serre), le plant tout entier peut s'effondrer et mourir. Techniques agronomiquesÉtant donné que les infections bactériennes ne peuvent pas être guéries, elles doivent être prévenues. Si vous ne cultivez pas vos propres plants à repiquer, assurez-vous que le producteur de jeunes plants suit un programme de lutte contre les maladies. Adopter un programme de lutte contre les maladies bactériennes au moment du repiquage est déjà trop tard. La prévention commence avec la graine. Vérifiez auprès du fournisseur de semences (ou du producteur de jeunes plants) que la semence a été adéquatement traitée à l'acide ou au chlore afin d'éliminer les bactéries pathogènes. À l'issue de recherches, des lignes directrices ont été établies en ce qui a trait à la concentration de l'acide et du chlore, et au temps de contact nécessaires avec ces produits pour éliminer la tache bactérienne, la moucheture bactérienne et le chancre bactérien. Débuter avec une semence exempte de bactéries pathogènes est absolument indispensable pour combattre les maladies bactériennes dans les cultures de tomates. Une seule graine infectée sur 10 000 suffit à contaminer une serre toute entière. | Haut de la page | Dans la serre de repiquage, assurez-vous que les pratiques de gestion suivantes sont appliquées : Utilisez des plateaux propresUtilisez des plateaux propres - soit neufs, soit stérilisés. On stérilise les plateaux en les lavant individuellement pour éliminer le milieu de croissance et autres débris, puis en les trempant ou en les aspergeant individuellement avec une solution désinfectante. Si de l'eau de javel est utilisée comme désinfectant, assurez-vous qu'il ne reste aucun résidu qui puisse endommager les plantules. Les plateaux peuvent également être solarisés. Empilez-les et couvrez-les avec du tissu ou du plastique et laissez-les dans la serre vide pendant l'été. La chaleur dessèchera les organismes pathogènes, tout en permettant la survie de certains organismes non pathogènes qui joueront le rôle d'agents de lutte biologiques. Gardez la serre et ses équipements propres.Lavez et désinfectez (ou solarisez) la serre et ses équipements pour éviter de contaminer les plateaux, le support de croissance, les graines ou les plants. Éliminez les mauvaises herbes autour de la serre; elles peuvent abriter des organismes pathogènes. Minimisez la circulation des personnes dans la serre et évitez la manipulation des plants.Utilisez des gants de plastique jetables si les plants doivent être manipulés, afin de les protéger contre la transmission des maladies. Séparez les lots de semences les uns des autres.Isolez les lots de semences, si possible, afin d'éviter la propagation de maladies éventuelles depuis un lot de semences contaminées. Séparez également la culture des plants de tomates et celle de poivrons pour éviter l'infection croisée. Assurez une bonne ventilation.Une bonne ventilation est l'un des facteurs de gestion les plus importants pour combattre les maladies bactériennes dans les serres. Ne permettez jamais à la rosée de se former sur les plants. Réduisez au minimum la période au cours de laquelle les feuilles sont humides. Utilisez de bonnes pratiques d'arrosage.Utilisez une brume ou une vaporisation fine et douce qui éviteront d'endommager les plants. Arrosez tôt en début de journée, lorsque les conditions sont telles que le feuillage sèchera en 1-2 heures. Utilisez de l'eau tiède, à 15-20 ° C (59-68 ° F) pour éviter de stresser les plants. Évitez de stresser les plants.Évitez les stress hydrique, nutritif et thermique. Les plants soumis à un stress sont plus sensibles aux maladies. Surveillez les plants dans la serre.Au premier symptôme de maladie bactérienne, retirez les plants affectés et tous les plateaux environnants si possible. Plusieurs plants dans ces plateaux pourraient aussi avoir été infectés et répandre les organismes pathogènes même s'ils ne montrent encore aucun symptôme. | Haut de la page | Le rôle du cuivre dans le programme de lutte contre les maladiesLa lutte contre les maladies bactériennes dans la culture des tomates repose sur une approche concertée. Aucune mesure de lutte prise isolément ne sera efficace. La première partie de cet article dressait un portrait des pratiques de gestion des cultures à suivre pour minimiser les risques d'apparition de maladies bactériennes. La section suivante présentera un programme de pulvérisation complémentaire aux pratiques de gestion des cultures. Il n'existe pas de produit pour traiter les maladies bactériennes, mais les fongicides à base de cuivre sont capables d'en retarder le développement. S'ils sont utilisés correctement - de manière préventive - ils peuvent prévenir l'épidémie, même si l'agent pathogène est déjà présent, en gardant la population bactérienne en échec. Un certain nombre de produits à base de cuivre ont été homologués pour la lutte contre les maladies bactériennes dans les tomates cultivées en pleine terre. En mai 2001, Kocide 101 a reçu l'homologation de produit à usage limité pour son utilisation dans les serres de repiquage de tomates et de poivrons. Le programme de lutte contre les maladies bactériennes doit débuter dans la serre. Si vous ne cultivez pas vos propres plants à repiquer, assurez-vous que le fournisseur de plants suit un programme adéquat de lutte contre les maladies. Dans la serre, appliquez Kocide 101 trois à quatre fois, à 5 jours d'intervalle environ, à raison de 0,9 kg/ac, pendant les quatre semaines précédant le repiquage. Pour de meilleurs résultats, utilisez un petit volume d'eau, beaucoup moins d'eau que pour l'arrosage habituel. Les producteurs de plants de tomates ont découvert que le produit pulvérisé est beaucoup plus efficace lorsque dilué dans de plus petits volumes d'eau. Consultez toujours l'étiquette du produit avant d'appliquer un produit phytosanitaire et portez l'équipement protecteur approprié. Après le repiquage en pleine terre, le programme au Kocide doit être poursuivi. Si vous savez que le programme de pulvérisation a été suivi dans la serre, vous devriez alors pulvériser un produit à base de cuivre avec votre première ou deuxième pulvérisation de fongicide, le tout planifié en accord avec TOM-CAST (le programme TOM-CAST, qui permet de planifier les pulvérisations en fonction des prévisions météorologiques, est un service offert par l'Ontario Weather Network. Consultez le site Web ou composez le 519 674-1532 pour plus d'information). Les applications de Kocide en serre devraient protéger les jeunes plants pendant de nombreuses semaines après le repiquage. Si le fournisseur de plants n'a pas suivi le programme de pulvérisation de Kocide, une ou deux pulvérisations additionnelles de cuivre devront probablement être faites peu de temps après le repiquage, avant même le début habituel du programme de pulvérisations fongicides.
Si ce programme a été suivi en parallèle avec les autres pratiques de lutte contre les maladies, vous ne devriez pas avoir à continuer les pulvérisations de produits à base de cuivre après les deux premières pulvérisations fongicides habituelles. Si vous combattez les populations bactériennes tôt en début de saison, vous devriez en avoir terminé avec le programme de pulvérisations de cuivre lorsque les plants de tomates portent de petits fruits verts. Ne vous méprenez pas : Le programme de lutte contre les maladies bactériennes est peut-être terminé mais le programme de pulvérisations fongicides doit se poursuivre tout au long de la saison. Pour de plus amples renseignements, consultez la publication 363F du MAAO, Recommandations pour les cultures légumières. Liens connexesPour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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